Le système d’adduction d’eau potable, une survie pour les communautés du sud

Le système d’adduction d’eau potable, une survie pour les communautés du sud

Zosoa Mandakomana
EPP Antsihenamasy
UNICEF Madagascar/2021/Etienne Ramandimbisoa
25 janvier 2021

La vie de MARA Herino, 13 ans et en classe de 7ème à l’école primaire publique d’Antsihenamasy, Ampamata, est typique des enfants dans la région d’Androy, dans le Sud de Madagascar. Auparavant, il parcourait près de 3 km de route tous les jours pour chercher de l’eau à la rivière en saison sèche et au puits traditionnel sans couvercle en saison de pluie, pour le besoin en eau de sa famille.

Cette situation ne date pas d’hier vu la rareté de cette ressource dans le sud. « Auparavant, je n’avais pas le temps pour me doucher avant d’aller à l’école due à la distance énorme de cette rivière.  De plus, j’étais tout le temps victime de la diarrhée. Lorsque j’étais malade, je reste à la maison et je n’arrive pas à suivre le cours », explique Herino.

Dans le district d’Ambovombe, les élèves ratent fréquemment l’école dès que leurs parents ont besoins d’eux pour chercher de l’eau, pour les aider dans la culture ou pour garder les troupeaux, ils quittent l’école et abandonnent l’année scolaire.

Tout ce problème est résolu actuellement du moins pour Antsihenamasy Ampamata où vit Mara Herino car l’eau potable arrive dans la communauté et au niveau de l’école à travers le système d’adduction d’eau. De plus, l’école est même dotée de dispositifs de lavage des mains pour se laver les mains et des filtres céramiques pour boire de l’eau potable.

L’approche étoile y a été mise en œuvre au niveau de l’EPP d’Antsihenamasy, avec l’appui de l’UNICEF et le Comité Norvégien pour l'UNICEF/KIWI pour que les élèves s’approprient d’une routine quotidienne sur le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective de latrine et l’accessibilité à l’eau potable.

FARASOA Manampiazy, directrice de l’EPP témoigne que : « depuis l’utilisation de ce système, du dispositif de lavage de mains et de filtre céramique au niveau de l’école, j’ai vu une réduction de taux de diarrhée chez les élèves. De plus, ils n’arrivent plus en retard à l’école pour suivre les cours. Les élèves se lavent toujours les mains pendant les moments clés ». Mais le plus important c’est que les élèves ne sont plus obligés de faire des kilomètres pour chercher de l’eau, surtout pendant cette période de sècheresse.

Etant donné que beaucoup d’enfants fréquentent cette école avec 213 élèves dont 108 garçons et 105 filles, UNICEF l’a accompagnée à implanter de latrines séparées pour les garçons et les filles, de nouvelles salles de classe et du système d’adduction d’eau.

Les enseignants ont reçu la formation sur l’approche étoile et l’insertion du volet WASH dans le programme scolaire initié par UNICEF et en partenariat avec la Direction Régionale de l’Eau, Assainissement et Hygiène et celle de l’éducation nationale.

« Cette approche Etoile et l’adduction d’eau   font partie des motifs d’insertion des élèves à l’école en ce moment. Ils sont très motivés en ce moment pour aller à l’école car ils peuvent boire de l’eau potable et se laver les mains après le sport, la récréation ou avant de manger ».

Les efforts se poursuivent aussi au niveau de la communauté où le changement est radical. Antsihenamasy a été choisie comme un village à déclencher depuis 2015 par la mise en œuvre de l’approche CLTS (Community-Led Total Sanitation) qui vise à lutter contre la défécation à l’air libre. Ceci emmène un changement sur l’habitude quotidienne de la population à travers la mise en pratique des messages clés WASH

 

Bénéficiaire de la borne fontaine

Bénéficiaire de la borne fontaine à Antsihenamasy

MARA Herino en train de laver les mains au niveau du DLM Antsihenamasy

MARA Herino en train de se laver les mains au niveau du dispositif de lavage des mains d'Antsihenamasy

Chateau d'eau à Antsihenamasy

Chateau d'eau à Antsihenamasy