A l'École Primaire Publique d'Anjeky, la motivation d'étudier a repris son souffle

Les EPP des régions Atsimo Andrefana, Anosy et Androy ont bénéficié de repas chauds et manuels pour les élèves et de formations pour les enseignants

Fanja Saholiarisoa
Classe de CE2 à l'EPP d'Anjeky Enikonty
UNICEF/2019/Ramandimbisoa

06 février 2019

Difficile d’être élève à Anjeky Enikonty, Tanandava dans la commune de Beanatara. Depuis l’ouverture de l’école primaire publique, les tables bancs font défaut ainsi que les matériels didactiques.

BINANGO Françoise, 14 ans, en classe de 9ème raconte qu’auparavant, elle n’avait pas de livre et difficile pour ses parents de subvenir à ses besoins en fournitures.
Pour Françoise, son niveau d’étude a beaucoup évolué. Elle rêve de devenir sage-femme.

Mandigneso Léonard est le directeur de l’Epp Anjeky Enikonty depuis 2016. A 27 ans, il est titulaire d’un baccalauréat du Lycée d’Ambovombe. Il était enseignant avant d’être promu directeur.

En 2016, l’école bénéficiait de l’appui du gouvernement de la Norvège, une bouffée d’oxygène.  A travers l’UNICEF, l’appui concernait la dotation de kits scolaires pour les élèves, de kits d’hygiène (savon et dispositifs de lavage de mains) pour l’école et de formations pour les enseignants.

Il confirme que le taux d’absentéisme des élèves a beaucoup diminué ces dernières années. « Les élèves sont plus motivés à aller à l’école grâce aux fournitures scolaires. Aussi, leur niveau d’apprentissage a beaucoup évolué, la moyenne de classe des élèves a augmenté. De plus, l’hygiène à l’école est de plus en plus ressentie », explique-t-il.

Léonard a bénéficié d’une formation octroyée par l’UNICEF en 2016. Une formation qui, selon lui, l’a beaucoup aidé sur la réalisation de sa tâche en tant qu’enseignant. Sambo Sambetegnae est aussi enseignant en classe de 9ème. Titulaire d’un BEPC du CEG Ambovombe et un niveau en classe de terminal, il a été enseignant de la classe de 7ème à l’EPP Anjeky Enikonty auparavant. Selon lui, la distribution gratuite des kits scolaires les a beaucoup aidés lui et ses confrères. Cela a permis d’améliorer la qualité de l’enseignement. 

 

Mbola Fenohery, pose devant le tableau de fortune de son école
UNICEF/2019/Ramandimbisoa

Je souhaite qu’un jour, on puisse étudier dans une nouvelle école en dur avec des tables bancs et un tableau noir

Mbola Fenohery, 12 ans, en classe de 10ème

Mbola Fenohery, 12 ans, en classe de 10ème souhaite qu’un jour, une nouvelle école en dur soit construite pour eux avec des tables bancs et un tableau noir. Aussi, il espère pouvoir bénéficier de la cantine scolaire à l’Epp d’Anjeky. En effet, l’appui n’a pas touché ce volet d’amélioration des infrastructures car les efforts ont été concentrés sur l’amélioration des niveaux des élèves et des enseignants.

L’appui de la Norvège pour l’éducation cible trois régions dans le sud : Atsimo Andrefana, Anosy et Androy. Il a pu contribuer entre 2015 et 2018 à la réinsertion de 24 000 enfants dans les EPP, à la distribution de repas chauds pour 70 000 enfants, à de plus de 9 600 enseignants formés en pédagogie et la dotation de 16 000 EPP d’au moins un manuel en Malagasy pour 2 élèves.