Joce raconte l’expérience du confinement autrement en accomplissant son travail de chauffeur

Joce raconte l’expérience du confinement autrement en accomplissant au mieux son travail de chauffeur

Abela Ralaivita
Joyce en plein travail
UNICEF Madagascar/2020/Jocelyn Rajoelison
15 juin 2020

Depuis l’arrivée du COVID19 à Madagascar, le personnel de l’UNICEF travaille à partir de leur domicile. Nombreux sont les staffs qui ont vécu cette expérience autrement car ils doivent sortir de la maison pour garantir un service minimum. Parmi eux, Jocelyn Rajoelison alias Joce, est toujours au cœur des activités en accomplissant son travail en tant que chauffeur.

Joce travaille dehors deux à trois fois par semaine pour conduire d’autres personnels travaillant en premières lignes à leur lieu de travail ou pour assurer les commissions. En effet, c’est grâce à lui et d’autres collègues de plusieurs services, en particulier celui des opérations, que les masques, les gels désinfectants ou bien les rations de survie ont pu être livrés auprès de chaque staff. « Malgré ma crainte face aux risques de contamination, j’essaie de mener à bien les tâches qui me sont confiées car beaucoup de choses en dépendent », témoigne Joce.

Les chauffeurs reçoivent leur programme du lendemain vers la fin de l’après-midi. Joce quitte la maison très tôt le matin pour rejoindre le bureau. Le travail de préparation, qui lui prend environ 45mn, est primordial pour réduire le risque de contamination. Entre le lavage de voiture ou la mise en place des mesures de protection (gel désinfectant, masque…), il fait toujours en sorte que son environnement de travail soit un lieu sûr pour lui et ses passagers. Après de longues heures à sillonner les rues de la capitale, Joce rentre à la maison, déposé par un taxi.

Un père et un mari responsable

Joce suit tout un protocole avant de franchir les portes de sa maison. Il s’assure de ne pas faire rentrer tout objet qui aurait pu être contaminé. Lorsqu’il est en télétravail, il profite du bon temps passé avec sa famille. Ces jours sont, selon lui, des moments opportuns pour participer à la vie familiale.

Il fait ses courses une fois par semaine et il profite pour marcher car cela lui permet à la fois de faire du sport et d’éviter les transports en commun. Joce n’oublie pas de sensibiliser son entourage sur les gestes barrières dès que l’occasion se présente. Mais le plus important pour lui c’est de protéger sa famille du virus. “Les enfants sont plus réceptifs qu’on le croyait. Il faut juste leur expliquer la situation d’une façon simple et ils comprennent facilement », affirme-t-il.

Ayant rejoint la grande famille de l’UNICEF en 2008, Joce affirme avoir trouvé sa voie. Selon lui, travailler en premières lignes lui a ouvert les yeux face à la dure réalité vécue par la population. En effet, occuper ce poste lui permet de témoigner des impacts positifs des interventions de l’UNICEF dans les coins les plus reculés de l’ile mais a surtout renforcé ses convictions de contribuer à l’amélioration de la vie des enfants malagasy.
 

 

 

Joce en plein travail
UNICEF Madagascar/2020/Abela Ralaivita