Ils se sont fait vacciner. Ils en parlent

Malgré quelques effets indésirables comme la lourdeur du bras, le picotement au niveau de l’injection, comme tout vaccin, les Malgaches vivant à l’étranger n’ont pas hésité à avoir leur dose. Ils sont sortis fièrement protégés.

Fanja Saholiarisoa
Rija Andriamihantanirina de l'UNICEF Inde reçoit son vaccin contre COVID-19
Photo fournie
26 avril 2021

Ando Navalona Rasolomalala vacciné à Maurice

Ando a reçu son vaccin contre COVID-19, il porte son fils Antso
Ando, portant son fils dans ses bras, montre fièrement son carnet de vaccination, il a reçu son vaccin contre la C0VID-19

Ando Navalona Rasolomalala, marié et père de deux enfants est déjà vacciné contre la COVID-19. Il a reçu sa première dose le 05 avril à Hue Lien Center Ebène Maurice, l’île voisine de Madagascar. Ce passionné de sport et coach salarié à la fédération mauricienne de tennis depuis 2020 est tout fier de son certificat de vaccination. La deuxième dose lui sera administrée le 30 avril.

Etant un travailleur expatrié, il devait être vacciné. À Maurice, les travailleurs sont incités fortement à se faire vaccinés pour avoir une immunité collective après. Malgré la lourdeur qu’il a ressenti dans son bras pendant les 2 jours, Ando ne s’en plaint pas.

Pour Ando, la raison va au-delà de l’immunité mais pour sa protection d’abord. Il côtoie tous les jours des enfants au travail et pour protéger aussi les siens chez lui. « J'aimerai juste dire aux Malagasy de se faire vacciner sans tarder car c'est le dernier recours pour que la vie reprenne son cours normal et qu'on puisse vivre sans stress », conclut Ando.

 

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Eleonore Rabesahala, vaccinée aux Etats-Unis

Eleonor vaccinée contre COVID-19 aux États-Unis
Eleonore Rabesahala, vaccinée contre la COVID-19 aux États-Unis

Retenue aux Etats-Unis depuis septembre 2020, Eleonore Rabesahala, médecin retraitée habite chez ses deux enfants. Elle était parmi les premiers à s’inscrire quand l’annonce de se faire vacciner a été ouverte aux personnes âgées comme elle.

Selon elle, le vaccin est le seul recours qui pourra la protéger contre la COVID-19. Elle a eu sa première dose le 25 mars et la deuxième le 15 avril. Elle n’a pas ressenti d’effets secondaires. Elle est fière de se munir de son certificat de vaccination car c’est son passeport pour le monde prouvant qu’elle est vaccinée. Eleonore aime voyager. « Je suis plus tranquille car je sais que je suis mieux protégée maintenant même face au virus mutant, je pourrai éviter les formes graves », explique-t-elle. « J’encourage les Malgaches à se faire vacciner quand c’est disponible. C’est la meilleure prévention mondiale contre ce fléau ».

 

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Rija Andriamihantanirina a reçu ses deux doses à New Dehli, Inde

Rija Andriamihantanirina de l'UNICEF Inde reçoit son vaccin contre COVID-19
Rija Andriamihantanirina de l'UNICEF Inde reçoit son vaccin contre la COVID-19

Vivant dans un pays où le COVID-19 atteint 100 000 à 200 000 nouveaux cas et plus de 1000 décès par jour, Rija Andriamihantanirina vit dans l’anxiété tous les jours avec la peur d’attraper le virus et surtout de tomber malade dans sa forme grave. Expatrié depuis 2018 en Inde, il est le responsable du programme de vaccination au sein de l’UNICEF Inde.

« J’ai attendu impatiemment mon tour parmi le groupe cible. C’est une question de vie ou de mort et je n’ai pas hésité à aucun moment d’en prendre », explique cet expert de la vaccination mais aussi père de famille. Il a reçu successivement ses deux doses le 12 mars et le 15 avril dernier. « Je vous dis que je suis rassuré plus que jamais. Je sais que même si je serai infecté, au moins je suis sûr que cela reste un cas simple qui ne nécessitera pas d’hospitalisation », explique Rija qui se rappelle d’une famille infectée où ceux vaccinés dans la famille sont sortis sans complication et les autres non vaccinés sont hospitalisés et il y en a même qui en est décédé.

La vaccination fait partie intégrante de la lutte contre la COVID-19. Elle est complémentaire. Ceci dit, il est recommandé de poursuivre les gestes barrières faisables par tous. C’est le seul moyen qui nous fera sortir de cette pandémie quand la majorité du globe sera vaccinée

Rija pense que la meilleure lutte contre la COVID-19 est de se protéger soi-même et de protéger les autres. Il encourage ainsi que se faire vacciner dès que les vaccins sont disponibles et que vous êtes éligibles est un geste que vous n’allez pas regretter.

 

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Soeur Claire Agnes parle de sa vaccination depuis l’Italie

Soeur Claire Agnes reçoit son vaccin en Italie
Soeur Claire Agnes reçoit son vaccin contre la COVID-19 en Italie

Sœur Claire Agnes a eu sa deuxième dose de vaccin le 22 avril à Vérone où elle vit depuis une vingtaine d’années. Elle est heureuse de l’avoir fait car selon elle, se faire vacciner est une responsabilité civile en tant que citoyenne : c’est une responsabilité vis-à-vis d’elle-même et des autres. Comme elle, un grand nombre d'italiens a salué avec joie l’arrivée des vaccins. Mais un très faible pourcentage a refusé. Elle soutient que le vaccin est une arme pour combattre le virus et ainsi une voie ouverte pour une vie assez normale ou récupérer les relations familiales, avec les amis et faire repartir l'économie, tout en sachant que le futur ne sera plus comme avant. Toutefois, « Je recommande vivement le respect rigoureux des précautions : le port du masque, se laver souvent les mains, la distanciation physique, la désinfection fréquente des lieux de retrouvaille et puis se nourrir d'aliments qui ont des vitamines et qui aident à produire des anticorps », conclut-elle ...

 

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