Analyse budgétaire thématique de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche à Madagascar 2015-2020

Promotion des systèmes agricoles et alimentaires inclusifs : Garantir un développement agricole et agroalimentaire tenant en compte l’alimentation saine et la nutrition

Anjarasoa dans les champs
UNICEF/UN0438191/Ramasomanana

Points forts

  • Le secteur Agriculture, Élevage et Pêche (AEP) connaît une lente reprise depuis 2015 mais la disponibilité, l’accès et l’utilisation adéquate des aliments restent toutefois une préoccupation majeure. Les progrès dans la réduction de la malnutrition chronique sont toujours insuffisants pour atteindre les cibles de l’ODD 2.
  • Avec un budget de 624,9 milliards d’Ariary en 2020, la contribution de l’État au financement de l’AEP, qui constitue 5,7% du budget général, apparait relativement faible car elle se trouve en deçà des engagements internationaux de Maputo d’accorder 10% à l’agriculture et des scénarios de financement des programmes sectoriels.
  • L’analyse des allocations intra-sectorielles au niveau du secteur AEP montre que la priorité a été accordée à l’agriculture, à la pêche et un peu moins à l’élevage.
  • L’analyse des dotations par nature économique montre que les investissements constituent le principal poste. Les dotations au titre des investissements ont représenté en moyenne 90,6% des dotations du secteur contre 5,4% pour la solde, et 4% pour le fonctionnement. Cela soulève la question sur la pertinence, l’efficience et la soutenabilité des investissements dans le secteur, le problème de l’entretien des installations, des équipements et des infrastructures agricoles et enfin l’adéquation des moyens mobilisés pour assurer leur pleine fonctionnalité.
  • La crédibilité budgétaire apparait limitée dans le secteur car les taux d’exécution sont restés faibles et se situent en moyenne à 53% sur la période.
  • La déconcentration budgétaire est en recul et le cadre de décentralisation financière manque de lisibilité. L’analyse de la part des dotations du budget du secteur allouée aux structures déconcentrées indique une tendance plutôt à la concentration qu’à la déconcentration.
  • Le secteur de l’AEP reste encore largement tributaire du financement extérieur. Le financement intérieur reste très limité et son apport a même baissé depuis 2018. Le financement extérieur a représenté en moyenne 78% du fond alloué au secteur sur la période et le financement intérieur 21% en moyenne.
  • L’apport du secteur privé est très peu documenté. Les ménages et le secteur privé sont pourtant des composantes fondamentales du financement du secteur. Les exploitations familiales fournissent l’essentiel de la production agricole. Les entreprises de l’agro-business sont des acteurs émergeants dont le potentiel reste à développer.
  • La disponibilité des informations demeure un défi majeur. L’absence d’informations complètes réduit la transparence budgétaire et l’exhaustivité du suivi de l’exécution budgétaire.
Analyse budgétaire de l'agriculture à Madagascar 2015-2020
Auteur
UNICEF
Date de publication
Langues
Français

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