Nutrition

Les Défis

 

Les Défis

© UNICEF Haïti/2013

Depuis le tremblement de terre, l’UNICEF en Haïti a fait de la nutrition l’une de ses trois priorités. Ceci s’est traduit par des investissements humains et financiers significatifs dont les résultats sont parlants. En effet, comparée à l’EMMUS IV de 2006, l’enquête EMMUS V de 2012 a montré une réduction de la malnutrition aigüe globale de 10% à 5%, de  la malnutrition chronique de 29% à 22% et de la malnutrition aigüe sévère de 2,2% à 1% chez les enfants de moins de 5 ans.

La malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans est passée de 10% en 2005 à 5% en 2012

La malnutrition demeure une pathologie courante chez les enfants dans de nombreux pays du Tiers-Monde, y compris en Haïti. La malnutrition a un impact négatif sur la qualité de vie des enfants et entraine des conséquences multiples en termes de santé, de scolarisation, de retard de croissance, etc.

 

Le contexte

La question de la malnutrition a toujours été au cœur des débats. Avant le tremblement de terre, les chiffres étaient alarmants : 1/5 des enfants de moins de 5 ans présentaient une insuffisance pondérale et presqu’un tiers souffraient de malnutrition chronique. La malnutrition est la cause de 35% des décès chez les moins de 5 ans. De plus, 75% des enfants de 6-23 mois et plus de la moitié des femmes enceintes étaient anémiques.

Depuis le tremblement de terre, l’UNICEF en Haïti a fait de la nutrition l’une de ses trois priorités. Ceci s’est traduit par des investissements humains et financiers significatifs dont les résultats sont parlants. En effet, comparée à l’EMMUS IV de 2006, l’enquête EMMUS V de 2012 a montré une réduction de la malnutrition aigüe globale de 10% à 5%, de la malnutrition chronique de 29% à 22% et de la malnutrition aigüe sévère de 2,2% à 1% chez les enfants de moins de 5 ans.

 

Les principaux défis pour l’UNICEF

  • Parmi les enfants de moins de cinq ans, 5% souffrent de malnutrition aiguë.
  • 25% des enfants dans les zones rurales souffrent d’un retard de croissance par rapport à 16% dans les zones urbaines.
  • Près de deux enfants, âgés de 6 à 59 mois, sur trois (65%) souffrent d’anémie.
  • Moins de 40% des enfants (de moins de 6 mois) sont exclusivement allaités.

 

L’UNICEF vise à:

  • Augmenter le taux d’allaitement maternel exclusif de 40 à 60% chez les enfants de moins de 6 mois.
  • Réduire l’anémie chez les enfants de 5-23 mois à travers l’utilisation des poudres de micronutriments.
  • Maintenir une couverture en vitamine A de plus de 80% chez les enfants de 6-59 mois.
  • Augmenter la proportion des ménages consommant du sel iodé de 18 à 30%.
  • Rechercher activement les cas de malnutrition aiguë sévère et assurer leur prise en charge adéquate, y compris pour les enfants infectés ou affectés par le VIH-Sida, le choléra et au cours d’urgences.

 

Les actions de l’UNICEF

  • Appui technique au MSPP dans la formulation des politiques, normes et stratégies de nutrition.
  • Soutien à la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, y compris dans le contexte du VIH-Sida.
  • Soutien technique et financier pour la mise en œuvre du programme de lutte contre les carences en micronutriments et contrôle de l’anémie.
  • Soutien technique et financier à la mise en œuvre du protocole national de prise en charge de la malnutrition aigüe.
  • Plaidoyer pour la mobilisation de ressources et l’implication des autres secteurs sensibles à la nutrition autour d’une plateforme multisectorielle.

 

 
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