Renforcer les capacités de réponse durant les périodes d’urgence

© UNICEF/Haiti

Haïti est l’un des pays les plus vulnérables en termes de catastrophes naturelles. Cependant l’un des aspects les plus importants en période d’urgences, c’est une évaluation adéquate des besoins afin d’apporter une réponse humanitaire plus efficace. Grâce à un financement de la Direction générale pour la protection civile et les opérations d'aide humanitaire européennes de la Commission européenne (ECHO), l’UNICEF conduit toute une série d’activités en termes de réponse aux urgences dans le secteur ‘’eau et d’assainissement’’. La formation des partenaires WASH à des outils d’évaluation, est l’un des axes d’intervention. 

Port-au-Prince, le 11 décembre 2018- Ils étaient plus d’une vingtaine de représentants d’organisations partenaires qui ont participé à la formation sur l’Evaluation multisectorielle initiale rapide (MIRA), qui a pour objectif d’identifier les priorités stratégiques humanitaires lors des premières semaines qui suivent une urgence.

Le groupe était composé par les partenaires du secteur eau, hygiène et assainissement. D’autres formations sont prévues pour les autres secteurs et dans d’autres départements. L’objectif étant d’atteindre les acteurs qui travaillent le plus étroitement avec des communautés. Ils recevront aussi la formation. 

Les échanges étaient très animés. La méthodologie interactive a permis aux participants d’exprimer leur point de vue, de poser les questions. A la fin de la session, ils ont exprimé le souhait d’avoir d’autres formations de ce type.   

Obed Cazeau, officier de projet à Gadyen Dlo (Deep Spring International) explique que l’une des difficultés rencontrées après une catastrophe est le manque de données fiables. Il espère que la situation va changer en Haïti avec la méthodologie MIRA.  

« Cette formation va nous permettre de maitriser cet outil, lorsque nous serons sur le terrain pour collecter les informations. J’ai beaucoup appris au cours de cette journée. Les connaissances acquises seront renforcées par la pratique », indique-t-il.  

Les partenaires ont été formés sur plusieurs points : la mise en œuvre de la méthodologie MIRA; le formulaire à remplir, qui va permettre de collecter les données qui ensuite seront envoyées à la Direction de la Protection Civile (DPC) ; la pratique de l’évaluation MIRA sur le terrain.  

« On s’est rendu compte qu’au moment des catastrophes, les acteurs humanitaires n’avaient pas en leur possession un outil conjoint d’évaluation des besoins. Pour pouvoir déterminer l’ampleur des dégâts et ensuite se coordonner pour apporter une réponse », explique Alix Nijimbere, officier en Reporting à OCHA et principal formateur. 

Le formulaire MIRA est un questionnaire simple qui permet d’avoir une première photographie sur les besoins dans tous les secteurs, après une catastrophe : santé, sécurité alimentaire, eau et assainissement, protection de l’enfance, entre autres. Il renseigne également sur l’accessibilité des zones affectées, sur les questions de sécurité et de communication, entre autres. L’évaluation MIRA est un outil qui va permettre rapidement aux acteurs humanitaires d’avoir une compréhension de la situation. 

« L’avantage du MIRA est que c’est un dispositif qui se met en place avant le choc, avec la constitution des listes, des personnes formées, des enquêteurs et des informations clé au sein de la communauté afin que l’on sache à qui s’adresser », conclut Alix Nijimbere. 

 

 

 

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