COVID-19 : Le Centre de santé de Yimbaya et la Mairie maintiennent les services de l'état civil

En dépit de la pandémie du coronavirus, le Centre de santé associatif de Yimbaya et la Mairie de Matoto mènent des actions synergiques pour assurer la continuité des services de l'état civil pour le bonheur des enfants de la commune

Aboubacar Sidiki Diallo
Centre de santé associatif de Yimbaya
Aboubacar Sidiki Diallo
25 juin 2020

La Guinée à l’instar des autres pays du monde est confrontée à une crise sanitaire sans précédent, affectant ainsi tous les secteurs du pays. Pour faire face à cette situation dans la commune de Matoto, la mairie et les services de santé, comme le centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie unissent leurs forces pour assurer la continuité du service d’état civil en cette période de COVID-19.

Le respect strict des mesures sanitaires reste primordial pour éviter toute contamination. Pour ce faire, un dispositif impressionnant est mis en place à l’entrée de chaque service, notamment le service d’état-civil, pour assurer l’accueil du public.

« L'on a mis en place un service minimum dans les différentes sections, nous avons aussi mis en place des dispositifs de lavage des mains dans toutes les entrées. Nous respectons également la distanciation sociale d’un mètre dans nos locaux et le port des masques. Voici le dispositif pour le moment pour rassurer les populations afin qu’elles continuent de fréquenter le centre malgré la pandémie » explique Kemoko Dioubaté, Chef service état civil de Matoto.

Au centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie, la rigueur est aussi de mise quant au respect des règles sanitaires. Sur place, Sambou Bayo, responsable du programme élargi de vaccination (PEV) et la stagiaire Alice, font partie de l’équipe restreinte mise en place par l’administration pour assurer la continuité du service en cette période de COVID-19. Elles appliquent à la lettre le respect des mesures sanitaires une fois en service (Thermo flash, gants, masques de protection individuelle), ainsi que le lavage régulier des mains et la distanciation sociale entre elles et les patients.

« Nous avons fait un petit réaménagement dans le service pour protéger le personnel et les patients en cette période. Le staff travaille par roulement avec un minimum de personnel tout en observant le respect strict des mesures sanitaires édictées par le gouvernement. Les dispositifs de lavage des mains sont installés à chaque rentrée. Pour y accéder, les patients sont systématiquement soumis au port de masque de protection suivi de la prise de température », ajoute Alhassane Baldé, Responsable administratif du centre de santé associatif de Yimbaya tannerie.

Alice Songono, stagiaire au Programme Elargi de vaccination-PEV au centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie
Aboubacar Sidiki Diallo
Alice Songono, stagiaire au Programme Elargi de vaccination-PEV au centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie

L’élément déclencheur de cette synergie entre ces deux structures est d’abord la mise à disposition des carnets de déclaration des naissances au centre de santé, mais aussi l’identification et la désignation des points focaux pour faciliter la remontée des données relatives à l’enregistrement des naissances. Aujourd’hui la mise en place de l’interopérabilité entre les services d’état-civil et de santé est un élément essentiel pour assurer la continuité des services d’état-civil. Pour la commune de Matoto, depuis mars, 70 % des enfants qui sont enregistrés à l’état-civil le sont grâce à la remontée des déclarations des naissances émanant des services de santé.

« La mairie de Matoto, a affecté deux agents pour appuyer l’effort de sensibilisation des agents de santé auprès des femmes enceintes et des accouchées, sur les avantages liés à la déclaration des enfants dès leur naissance, tout en précisant les délais et le lieu d’enregistrement. Actuellement, avec le contexte du COVID-19, l’affluence a un peu baissé au centre. A part cela, les carnets de déclaration sont disponibles en grande quantité, les sages-femmes sont informées de leur gratuité et en cas d’accouchement les informations sont recueillies immédiatement auprès des parents de l’enfant, la déclaration de l’enfant est établie en trois volets. Le premier volet est remis à l’état civil pour la délivrance de l’acte, le second est remis aux parents pour tracer l’acte et fournir la preuve de la déclaration de l’enfant en temps réel et la souche est gardée ici au centre », nous explique Alhassane Baldé, Responsable administratif du centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie.

 

Fatoumata Sylla, Sage-femme au Centre de santé associatif de Yimbaya tannerie
Aboubacar Sidiki Diallo
Fatoumata Sylla, Sage-femme au Centre de santé associatif de Yimbaya tannerie
Alia Camara, Agent d’état civil de Matoto
Aboubacar Sidiki Diallo
Alia Camara, Agent d’état civil de Matoto

Les mois à venir, les habitants de Matoto pourront se frotter les mains car un service secondaire de l’état civil dans l’enceinte du centre de santé associatif de Yimbaya-Tannerie verra le jour pour rendre facile l’enregistrement des naissances pour les nouveau-nés.  Ces services sont accompagnés par l’UNICEF et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement.

L’UNICEF attache du prix à l’enregistrement des naissances en Guinée, c’est pourquoi l’institution ne ménagera aucun effort pour la mobilisation des ressources pour accompagner l’Etat dans la réforme et la modernisation du système de l’état civil, pilier essentiel et indispensable pour la promotion des droits de l’enfant.