La situation des enfants dans le monde 1999: Education
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Des progrès trop lents

Les progrès vers l'éducation pour tous ont néanmoins été beaucoup plus lents que prévu, ainsi que l'a révélé l'examen à la mi-décennie d'Amman (Jordanie) en juin 1996. La Conférence de Jomtien était parvenue à renverser le déclin généralisé et le délabrement des années 80, mais l'une de ses priorités centrales - l'éducation des filles - et sa vision intégrée de l'éducation fondamentale avaient été supplantées par les efforts énergiques déployés en vue de la généralisation de l'enseignement primaire en l'an 2000.

Pendant les cinq années suivantes, les indicateurs relatifs au taux de scolarisation des filles demeurèrent pratiquement statiques. A la mi-décennie, c'est le taux global de scolarisation dans le primaire (filles et garçons confondus) qui enregistrait les meilleurs résultats avec quelque 50 millions d'enfants de plus qu'en 1990 inscrits à l'école primaire. Toutefois, cette augmentation parvenait tout juste à suivre celle du nombre d'enfants entrant dans le groupe d'âge des 6 à 11 ans au cours de la même période22.

A l'échelon régional, les progrès étaient variables. En Asie orientale et dans le Pacifique comme en Amérique latine et aux Caraïbes, l'objectif de l'enseignement primaire universel était pratiquement atteint, alors que peu de temps auparavant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord enregistraient des progrès remarquables. Mais, en Asie du Sud, 50 millions d'enfants n'étaient toujours pas scolarisés 23, et en Afrique subsaharienne on continuait à manquer de salles de classe pour une population qui s'accroissait rapidement.

En Europe centrale et orientale, et dans beaucoup des nouveaux Etats indépendants de l'ex-Union soviétique, l'éducation n'est plus aussi solide et universelle à l'heure de l'économie de marché (voir Encadré 1 Une région en transition: l'éducation en chute libre).

Toutes les régions - monde industrialisé compris - partagent le souci de la qualité de l'éducation. Les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, par exemple, connaissent les taux d'inscription dans le préprimaire, le secondaire et le tertiaire les plus élevés du monde en développement et rejoignent presque ceux de l'Asie orientale au niveauprimaire. Quant à la participation des filles, elle est égale sinon supérieure à celle des garçons. Mais la médiocrité de l'enseignement dispensé dans la plupart des pays de la région ainsi que la situation sociale et économique de nombreux élèves entraînent des taux élevés de redoublement et d'abandon. Résultat: près de la moitié des élèves d'Amérique latine ne savent ni lire ni écrire, même après six années d'école 24.

 

 
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