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Nutrition

L’impact à vie de la nutrition

À l’UNICEF, nous nous préoccupons des enfants mais la nutrition est un enjeu à long terme.

Les effets d’une mauvaise nutrition commencent dans le ventre de la mère, se poursuivent bien après le début de l’âge adulte et se transmettent à travers les générations. Alors que la malnutrition peut retenir des générations d’enfants dans un cycle de pauvreté, une bonne nutrition, particulièrement en période de bas âge, est la composante de base pour la santé et le développement futurs. 

La nutrition tout au long du cycle de vie

Pour l’UNICEF, une approche fondée sur le cycle de vie met en avant la nécessité de cibler les programmes de nutrition sur les périodes essentielles de la vie.

De la grossesse aux deux premières années de la vie (également « les mille premiers jours ») est la période la plus importante en termes de croissance et de développement dans la vie d’un enfant. Les gains nutritionnels de cette période continuent d’apporter des bienfaits à l’enfant pendant toute la durée de sa vie tandis que les séquelles des pertes nutritionnelles durent pour la vie.

Aucune quantité de nourriture ne peut guérir un enfant atteint de retard de croissance : une bonne nutrition doit commencer au plus tôt pour prévenir le retard de croissance avant qu’il ne commence.

L’UNICEF cible ses interventions sur cette période capitale en améliorant la nutrition maternelle, en apportant son soutien à l’allaitement exclusif au sein dès le début des six premiers mois de la vie d’un enfant et à la poursuite de l’allaitement au sein avec des compléments alimentaires appropriés jusqu’à l’âge de deux ans et au-delà afin de garantir un apport suffisant de vitamines et de minéraux.

 L’UNICEF et ses partenaires offrent informations et services de conseil aux mères et aux personnes élevant des enfants sur l’alimentation des bébés et préconise des mesures et des législations sociales permettant aux mères de pratiquer l’allaitement au sein. L’UNICEF intègre aussi la nutrition dans les programmes de développement de la petite enfance afin d’accroître son impact sur le développement physique, mental et social de l’enfant.

Durant toute l’enfance, une bonne nutrition continue de jouer un rôle important en permettant aux enfants de rester forts, bien portants et à l’abri des maladies.

L’action menée avec les partenaires pour améliorer les services d’eau et d’assainissement est essentielle car les maladies d’origine diarrhéiques durant l’enfance, liées à la consommation d’eau non potable, empêchent un enfant d’absorber suffisamment de nutriments, même quand des aliments qui conviennent sont consommés.

 Avec l’aide de l’UNICEF, les enfants reçoivent aussi une aide nutritionnelle par l’intermédiaire des services de santé et des services communautaires. Par exemple, l’UNICEF appuie l’administration de suppléments en vitamine A pour les enfants de moins de cinq ans parallèlement à celle de vaccins et de vermifuges dans le cadre, deux fois par an, des Journées de la santé de l’enfant, où à travers d’autres approches, dans les pays ciblés.

Quand les enfants sont atteints de malnutrition aiguë, l’UNICEF assure la distribution d’aliments thérapeutiques et l’apport des soins médicaux indispensables. Sur le plus long terme, l’UNICEF collabore avec les gouvernements pour que ceux-ci donnent la priorité à la prévention, améliorent les mesures concernant la nutrition et intègrent le traitement de la malnutrition aiguë dans les systèmes communautaires et les systèmes de santé.

De plus en plus d’enfants développent un excès de poids ou deviennent obèses, ce qui les expose aux risques de contracter des maladies non transmissibles ou de subir un handicap, et cet état peut persister pendant leur vie d’adulte. L’UNICEF est à pied d’œuvre pour définir des politiques s’appuyant sur des faits concrets, des directives et des cadres réglementaires permettant de faire face à ces problèmes nouveaux.

De l’adolescence à la grossesse, UNICEF s’emploie à améliorer la nutrition chez les adolescentes et les femmes. Un développement considérable se produit pendant l’adolescence – le plus important de la vie après celui de la première année de vie – et crée une demande plus importante en énergie et en nutriments. Comme de nombreuses adolescentes et femmes affichent des carences nutritionnelles, l’UNICEF appuie les programmes qui distribuent des micronutriments comme le fer et l’acide folique pendant cette période cruciale.

Les micronutriments permettent de faciliter une grossesse sans problème, de prévenir l’anémie, de stimuler la croissance du fœtus et de garantir que les bébés naîtront avec un poids satisfaisant. Ils sont essentiels pour la santé et la survie du bébé en train de grandir mais aussi pour la santé et le bien-être des filles et des femmes elles-mêmes. La prise de suppléments en micronutriments peut être particulièrement importante dans les pays où les inégalités entre les sexes ne permettent pas aux femmes d’avoir accès à des aliments nutritifs et à une prise en charge adaptée durant la grossesse.

 L’UNICEF, en collaborant avec ses partenaires dans le domaine de l’éducation et de la protection sociale, s’efforce de maintenir les filles à l’école et de retarder le mariage et la première grossesse, des facteurs qui aggravent la malnutrition chez les filles et les femmes et chez leurs bébés.

Les crises humanitaires peuvent se produire à n’importe quel moment du cycle de vie et les enfants et les femmes sont les plus affectés. Dans ces situations, l’UNICEF met en place une intervention d’urgence coordonnée et rapide pour protéger la santé et l’état nutritionnel de ceux qui en ont le plus besoin. 

L’approche de l’UNICEF par rapport à la nutrition est :

  • Globale – elle considère l’enfant comme une personne et comme une partie d’une famille, d’une communauté et d’un pays.
  • Axée sur l’équité – elle appréhende la pauvreté, la vulnérabilité et la marginalisation comme étant des causes et des conséquences de la malnutrition et reconnaît qu’une bonne nutrition place, dès le départ, tous les enfants sur un pied d’égalité. 
  • Fondée sur les droits – elle reconnaît qu’une bonne nutrition est en elle-même un droit fondamental et le fondement permettant de concrétiser la totalité des droits de l’enfant.
  • Soucieuse des besoins particuliers des femmes – elle garantit que les filles et les femmes disposent d’un accès équitable à une bonne nutrition et reconnaît que la sous-nutrition est plus répandue dans les situations où les filles et les femmes sont confrontées à la violence et à la discrimination.  
  • Fondée sur des preuves – elle s’appuie sur des preuves pour identifier les problèmes et trouver leurs solutions.
  • Multisectorielle – elle crée des liens avec les autres secteurs – dont ceux de la santé, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de l’eau et de l’assainissement – pour obtenir un impact maximal.

 

 

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