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Centre de presse

Communiqué de presse

La réfugiée syrienne Muzoon Almellehan nommée Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF, une première historique

Muzoon s’est engagée pour l’éducation des filles après avoir fui la Syrie en 2013

© UNICEF/UN060490/Sokhin
Muzoon Almelleham dans une salle de classe de l’école de Yakoua, à Bol, dans la région du Lac Tchad, le vendredi 21 avril 2017. Il y a plus de 500 enfants déplacés dans cette école d’une capacité de 800 et seulement 8 enseignants.

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NEW YORK, le 19 juin 2017 – L'UNICEF a annoncé aujourd'hui, à la veille de la Journée mondiale des réfugiés, la nomination comme Ambassadrice de bonne volonté de Muzoon Almellehan, une jeune réfugiée syrienne de 19 ans engagée pour l’éducation. Muzoon devient ainsi la première personne ayant le statut de réfugié – et la plus jeune – à devenir Ambassadrice de l'UNICEF.

Muzoon, qui a été soutenue par l'UNICEF lorsqu’elle vivait dans le camp de réfugiés de Za’atari, en Jordanie, suit les traces de l'Ambassadrice de bonne volonté Audrey Hepburn, qui a également été soutenue par l'UNICEF quand elle était enfant.

« Déjà quand j’étais petite, je savais que l'éducation était la clé de mon avenir, alors quand j'ai fui la Syrie, les seuls objets que j'ai pris avec moi étaient mes livres scolaires », a déclaré Muzoon. « En tant que réfugiée, j'ai vu ce qu’il se passe lorsque les enfants sont forcés à se marier jeune ou à travailler, ils abandonnent l’école et mettent leur avenir en danger. C'est pourquoi je suis fière de travailler avec l'UNICEF pour porter la voix de ces enfants et favoriser leur scolarisation ».

En 2013, Muzoon a fui le conflit en Syrie avec sa famille. Après avoir passé près de trois ans en Jordanie, elle s’est installée au Royaume-Uni. C’est au cours des 18 mois passés dans le camp de réfugiés de Za’atari qu’elle a milité en faveur de l’accès à l’éducation des enfants, en particulier des filles. « Le courage et la force de Muzoon nous inspirent tous. Nous sommes très fiers de l’avoir comme Ambassadrice de l'UNICEF et des enfants du monde entier », a déclaré Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l'UNICEF.

Avec l'UNICEF, Muzoon s’est récemment rendue au Tchad, un pays où trois fois plus de filles que de garçons en âge d’aller à l’école primaire et vivant dans une zone de conflit ne sont pas scolarisées. Elle a rencontré des enfants qui ont dû quitter l'école à cause du conflit avec Boko Haram dans la région du lac Tchad. Depuis son retour, Muzoon poursuit ses efforts pour sensibiliser aux obstacles que rencontrent ces enfants affectés ou déracinés par un conflit dans l’accès à l'éducation.

On estime que 25 millions d'enfants en âge d’aller à l’école primaire ou secondaire et vivant dans une zone de conflit sont déscolarisés. Parmi les enfants réfugiés, seule la moitié est inscrite à l’école primaire et moins d’un quart dans l’enseignement secondaire.

L’éducation en situation d’urgence manque cruellement de financements. Depuis 2010, moins de 2,7 % des fonds humanitaires ont été consacrés à l'éducation et 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque. 

CHIFFRES CLÉS :

• Partout dans le monde, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés – 28 millions ont été chassés de chez eux par un conflit dont ils ne sont pas responsables et des millions d’autres migrent dans l’espoir d’une vie meilleure et plus sûre.
• Les enfants et les adolescents réfugiés sont cinq fois plus susceptibles d’être déscolarisés que leurs pairs non réfugiés.
• Les filles affectées par un conflit ont 2,5 fois plus de chances d'être déscolarisées que les garçons.
• Les crises prolongées constituent des défis complexes. Les réfugiés passent en moyenne 17 ans de leur vie en déplacement, presque toute une enfance.
• L’éducation en situation d’urgence manque cruellement de financements. Depuis 2010, moins de 2,7 % des fonds humanitaires ont été consacrés à l'éducation et 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque.
 
Note aux rédactions :

L'éducation fait partie du plan d’action en six points que l'UNICEF a élaboré pour demander aux gouvernements de protéger les enfants réfugiés. L'UNICEF appelle le grand public à rejoindre les 3 millions de personnes déjà engagées pour défendre les enfants déracinés par la guerre, la violence et la pauvreté en soutenant ce plan d’action en six points :

• Protéger les enfants réfugiés et migrants, notamment les enfants non accompagnés, de l’exploitation et la violence ;
• Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en proposant d’autres solutions pratiques ;
• Préserver l’intégrité des familles – le meilleur moyen de protéger les enfants et de leur donner un statut juridique ;
• Permettre à tous les enfants réfugiés et migrants de continuer à apprendre et leur donner accès aux services de santé et à d’autres services de qualité ;
• Insister pour que des mesures soient prises afin de combattre les causes sous-jacentes des mouvements massifs de réfugiés et de migrants ;
• Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation dans les pays de transit et de destination.

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants : www.unicef.org/fr.

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Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Georgina Thompson, UNICEF New York, Tel: +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org
Christopher Tidey, UNICEF New York, +1 917 340 3017, ctidey@unicef.org


 


 

 

 

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