Nous construisons un nouveau UNICEF.org et sommes en période de transition.
Merci pour votre patience – N’hésitez pas à nous rendre visite pour voir les changements mis en place.

Centre de presse

Communiqué de presse commun

Rapport OMS/UNICEF : La cible des OMD concernant le paludisme est atteinte avec une forte baisse des cas et de la mortalité, mais trois milliards de personnes demeurent exposées au risque

© UNICEF/MLWB2011-00295/Noorani
Un aide-soignant explique l’importance d’utiliser une moustiquaire à une femme enceinte dans un village au Malawi

LONDRES, 17 septembre 2015 – Les taux de mortalité dus au paludisme ont baissé de 60 % depuis 2000, ce qui se traduit par 6,2 millions de vies épargnées, en grande majorité celles d’enfants, selon un rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié aujourd’hui.

Ce rapport – Achieving the Malaria Millennium Development Goal Target – montre que la cible des OMD consistant, d’ici à 2015, à « avoir maîtrisé le paludisme et commencé à inverser la tendance » a été atteinte « de manière convaincante » avec une baisse du nombre des nouveaux cas de paludisme de 37 % en 15 ans.

« La lutte mondiale contre le paludisme est l’un des grands succès de la santé publique ces 15 dernières années », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « C’est un signe que nos stratégies sont en bonne voie et que nous pouvons vaincre cet ancien facteur de mortalité, qui continue de tuer des centaines de milliers de personnes chaque année, principalement des enfants. »

Un nombre croissant de pays sont sur le point d’éliminer le paludisme. En 2014, 13 ont notifié zéro cas et 6 moins de 10 cas. On a observé les baisses les plus rapides dans le Caucase et en Asie centrale, qui ont notifié zéro cas en 2014, ainsi qu’en Asie orientale.

Nous ne sommes pas au bout du chemin

Malgré d’énormes progrès, le paludisme demeure un problème aigu de santé publique dans de nombreuses régions. Rien qu’en 2015, on estime à 214 millions le nombre de nouveaux cas de paludisme et environ 438 000 personnes sont mortes de cette maladie que l’on peut traiter et éviter. Environ 3,2 milliards de personnes – près de la moitié de la population mondiale – sont exposées au risque palustre.

Certains pays continuent de supporter une part disproportionnée du fardeau du paludisme. Dans 15 pays, principalement en Afrique subsaharienne, on a recensé 80 % du total mondial de cas de paludisme et 78 % du total mondial de décès.

On enregistre chez les enfants de moins de 5 ans plus des deux tiers du total des décès liés au paludisme. Entre 2000 et 2015, le taux de mortalité des moins de 5 ans a baissé de 65 %, ce qui représente, selon les estimations, 5,9 millions de vies d’enfants épargnées.

« Le paludisme tue surtout les jeunes enfants, en particulier ceux qui vivent dans les endroits les plus démunis et les plus isolés. Le meilleur moyen de célébrer ces progrès à l’échelle mondiale est donc de nous réengager à atteindre ces enfants et à les traiter », a déclaré Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Nous savons comment traiter et prévenir le paludisme. C’est donc une obligation. ».

Une forte augmentation des financements – mais pas suffisante

Les financements bilatéraux et multilatéraux pour le paludisme ont été multipliés par 20 à l’échelle mondiale depuis 2000. Les investissements nationaux dans les pays affectés ont également augmenté année après année.

Un certain nombre de gouvernements donateurs ont mis la lutte contre le paludisme au premier plan des priorités mondiales de la santé publique. Aux États-Unis d’Amérique, l’Initiative du Président contre le paludisme a levé des centaines de millions de dollars pour le traitement et la prévention, tandis que le gouvernement du Royaume-Uni a triplé le financement de la lutte antipaludique entre 2008 et 2015.

De nombreux gouvernements ont aussi fait passer leurs investissements par l’intermédiaire du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ou les ont transférés directement dans les pays.

« Il en va de l’intérêt de tous de vivre dans un monde prospère et en bonne santé, et la prévention des maladies mortelles est l’un des investissements les plus avisés qu’on puisse faire », a déclaré Mme Justine Greening, Secrétaire d’État du Royaume-Uni pour le développement international. « Pour cette raison, tout en collaborant avec les pays affectés et des partenaires comme le Fonds mondial, la Grande-Bretagne continuera de fournir des moustiquaires à des millions de personnes, de combattre les résistances aux médicaments indispensables et aux insecticides et de renforcer les systèmes de santé dans toute l’Afrique pour contribuer à mettre fin à cette terrible maladie. »

La forte augmentation des financements a permis un développement sans précédent des interventions de base dans toute l’Afrique subsaharienne. Depuis 2000, environ 1 milliard de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées en Afrique. L’utilisation accrue des tests de diagnostic rapide a permis de faire plus facilement la distinction entre les fièvres dues au paludisme et les autres, et donc d’instaurer plus rapidement le traitement approprié. Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) sont très efficaces contre Plasmodium falciparum, l’espèce parasitaire qui a la plus forte prévalence et qui est la plus mortelle pour l’homme, mais la pharmacorésistance est une menace qui doit être évitée.

De nouvelles études démontrent l’impact des interventions de base

De nouvelles études du Malaria Atlas Project – un centre collaborateur de l’OMS basé à l’Université d’Oxford – montrent que les moustiquaires imprégnées d’insecticide « ont été de loin l’intervention la plus importante » dans toute l’Afrique en permettant selon les estimations la prévention de 68 % des cas de paludismes depuis 2000. Les CTA et les pulvérisations intradomiciliaires à effet rémanent ont apporté une contribution de 22 % et de 10 % respectivement. L’étude, publiée hier dans la revue Nature, plaide fortement en faveur d’un élargissement de l’accès à ces interventions de base dans le cadre des stratégies de la lutte antipaludique après 2015.

La marche à suivre

En mai 2015, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la Stratégie technique mondiale contre le paludisme — une nouvelle feuille de route sur 15 ans pour la lutte antipaludique. Cette stratégie vise au niveau mondial une nouvelle diminution de 90 % de l’incidence et de la mortalité dues au paludisme.

Le rapport OMS-UNICEF relève que ces cibles ne pourront être atteintes qu’avec la volonté politique, le leadership des pays et des investissements sensiblement accrus. Il faudra tripler les sommes allouées chaque année à la lutte contre le paludisme, de US $2,7 milliards actuellement à US$8,7 milliards en 2030.

Autres observations essentielles du rapport :
En 2015, on a enregistré 89 % de l’ensemble des cas de paludisme et 91 % des décès en Afrique subsaharienne.
• Sur les 106 pays et territoires où il y avait une transmission du paludisme en 2000, 102 devraient, selon les projections, inverser la tendance d’ici à 2015.
• Entre 2000 et 2015, la proportion d’enfants de moins de 5 ans dormant sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide en Afrique subsaharienne est passée de 2 % à 68 % selon les estimations.
• En Afrique subsaharienne, encore 1 enfant sur 4 vit toujours dans un foyer dépourvu de moustiquaires imprégnées d’insecticide et non protégé par des pulvérisations intradomiciliaires à effet rémanent.
En 2015, on estime qu’une CTA n’a été administrée qu’à seulement 13 % des enfants présentant de la fièvre en Afrique subsaharienne.

###

À propos de l'OMS

L’OMS est l’organisme de tutelle et de coordination de la santé au sein du système des Nations Unies. Il est chargé de jouer un rôle directeur dans les affaires sanitaires à l'échelle mondiale, de déterminer les priorités de la recherche, de fixer les normes et les critères de santé publique, de définir des possibilités d’action fondées sur des bases factuelles, d'apporter son assistance technique aux pays, de suivre et d'évaluer les tendances sanitaires et d’améliorer la sécurité sanitaire dans le monde. Pour plus d’informations sur l’OMS et son action, veuillez vous rendre sur : http://www.who.int/fr/

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour plus d'informations sur l'UNICEF et son action, veuillez vous rendre sur le site: https://www.unicef.org/french/

Suivez-nous sur Twitter et Facebook

 Note aux rédactions :

Du materiel multimédia est disponible en téléchargement ici : http://uni.cf/1KSqkWZ

Le lancement du rapport « Achieving the Malaria MDG Target » aura lieu le 17 septembre à 12 heures (heure d’été de la Grande Bretagne)/13 heures (heure d’été de l’Europe centrale) à la Chambre des communes à Londres (Royaume-Uni). Les personnalités suivantes prendront la parole : le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS ; Mme Justine Greening, Secrétaire d’État du Royaume-Uni pour le développement international ; le Dr Richard Kamwi, ancien Ministre de la santé de la Namibie et Ambassadeur de l’initiative « Élimination 8 » en Afrique australe.

Pour en savoir plus, veuillez contacter :

Rita Ann Wallace, UNICEF New York, Tel: +1 212 326 7586, Mobile: +1 917 213 4034, rwallace@unicef.org
Christophe Boulierac, UNICEF Genève, Mobile: +41 (0) 799639244, Tel: +41 (0)22 909 5716, cboulierac@unicef.org
Christian Lindmeier, OMS Geneva, Tel: +41 22 791 1948, Mobile: +41 79 500 6552, mailto:lindmeierch@who.int
Emily Poyser, UNICEF Royaume-Uni, Mobile: +44(0)7985 421 387, emilyp@unicef.org.uk


 

 

 

Recherche