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En bref: République arabe syrienne

Des mères syriennes déplacées font face aux difficultés avec détermination

Image de l'UNICEF: Two Syrian brothers playing together
© UNICEF/2017/Syrian Arab Republic
Nabil, 6 ans, et son frère Mohammed, 5 ans, n’ont rien connu d’autre que la brutalité de la guerre. Cela se voit même dans leurs jeux. Comme beaucoup d’enfants autour d’eux, ils ont tendance à privilégier les jeux de guerre.
 

Les violences et l’insécurité continues ont provoqué le déplacement de 6,5 millions de Syriens dans le pays. Malgré les privations et les incertitudes induites par le déplacement, des mères comme Nada, 28 ans, font leur possible pour répondre aux besoins essentiels de leurs enfants, tout en espérant un avenir meilleur.

Par Monica Awad

DERAA, République arabe syrienne, le 28 avril 2017 – Nada et sa famille ont fui leur ville d’origine, Al Shajarah, lorsqu’elle est tombée aux mains des parties belligérantes il y a plus de trois ans. Aujourd’hui, ils ont trouvé refuge, avec 40 autres familles déplacées, dans une ancienne école de la ville de Deraa, située non loin de là.

Pour cette mère de 28 ans, le souvenir de cette fuite a le goût de l’amertume et du désespoir. « Je n’oublierai jamais le jour où nous avons quitté notre ville sous le feu incessant des bombardements », raconte-t-elle. « Nous sommes partis sans rien d’autre que les vêtements que nous avions sur le dos ». 

Nada, son mari, Ahmed, et leurs trois jeunes enfants partagent aujourd’hui avec Suheir, 29 ans, et sa famille ce qui était auparavant une petite salle de classe.  

Les conditions de vie sont difficiles dans cette école devenue refuge. Les espaces de vie des deux familles ne sont séparés que par un bout de tissu blanc. Les pièces sont humides et froides. Il n’y a que deux salles de bain pour les 40

>> Lire le rapport : Au fond du gouffre (en anglais) 

Image de l'UNICEF: Three Syrian children
© UNICEF/2017/Syrian Arab Republic
Nabil, son petit frère Mohammed et leur sœur Lana jouent dans la cour de l’école. Cette école a été transformée en refuge pour 40 familles déplacées dans le pays.
 

Survivre

Les familles sont approvisionnées en eau potable grâce à l’UNICEF et ses partenaires.  

« Nous recevons de l’eau tous les trois jours, mais cela ne permet pas de répondre aux besoins de toutes les familles », affirme Nada. 

Malgré ces difficultés, Nada est pleine de détermination et de courage.

« Suheir et moi avons appris à vivre ensemble au mieux », explique Nada en montrant l’espace minuscule que partagent les deux familles. « Nous cuisinons ensemble, nous nous aidons pour nettoyer la pièce et nos enfants jouent ensemble », ajoute-t-elle en souriant.

Il y a deux semaines, les enfants de Nada et de Suheir ont été vaccinés contre la polio dans le cadre d’une campagne nationale de vaccination appuyée par l’UNICEF, qui a permis d’atteindre 2,5 millions d’enfants de moins de cinq ans.

« La vaccination joue un rôle essentiel en temps de guerre », explique Hanaa Singer, la Représentante de l’UNICEF en République arabe syrienne. « L’UNICEF collabore avec des partenaires sanitaires locaux héroïques qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles.

Leurs efforts pour vacciner le plus grand nombre d’enfants possible, notamment ceux qui se trouvent dans des zones isolées ou assiégées, sont extraordinaires ». 

Essayer de s’en sortir

Depuis le début du conflit dans le pays, Nada et son mari ont dû revendre leurs biens pour joindre les deux bouts. Le maigre salaire de son mari, moins de 80 dollars É.-U., ne permet pas à la famille de couvrir ses dépenses mensuelles. 

« Nous avons vendu tous nos appareils électriques pour une bouchée de pain », explique Nada. « J’ai même dû vendre mon or, qui faisait partie de ma dot ». 

Pour la famille de Nada et beaucoup d’autres qui essaient de s’en sortir dans ces conditions difficiles, les 10 658 kits de vêtements d’hiver pour enfants distribués par l’UNICEF et ses partenaires dans le gouvernorat de Deraa cet hiver ont une valeur inestimable. Chaque kit contient, en taille enfant, des sous-vêtements, pantalons, hauts, chaussures, chaussettes, gants, un sweat-shirt à capuche et une écharpe pour avoir chaud.

Nada a reçu trois kits de vêtements d’hiver pour ses enfants. Ce fut un grand soulagement, notamment dans la mesure où sa fille cadette, Lana, 3 ans, était déjà tombée malade plusieurs fois au cours de la période hivernale.

« Ces vêtements d’hiver tiendront chaud à mes enfants et nous éviteront d’avoir à emprunter de l’argent pour acheter des vêtements indispensables pour nos enfants », affirme Nada en souriant.

Des enfants conditionnés par les conflits

Les fils de Nada, Nabil et Mohammed, respectivement âgés de 6 et 5 ans, n’ont connu d’autre réalité que celle de la brutalité de la guerre. Cela se voit dans leurs jeux. Comme beaucoup d’autres enfants autour d’eux, Nabil et Mohammed ont tendance à privilégier les jeux de guerre.

Pour aider les enfants comme Nabil et Mohammed à se remettre des horreurs qu’ils ont endurées, l’UNICEF propose un soutien psychosocial.  

« Par le biais d’activités de loisir, des sports et des jeux, notre programme psychosocial permet de créer un environnement stimulant qui favorise la communication, la coopération et la capacité d’adaptation des enfants », explique Hanaa Singer. « Et pour les enfants qui ont besoin d’un appui supplémentaire, nous fournissons des services d’orientation spécialisés afin de garantir des soins adaptés ».

Un ardent désir de paix


Nada et Suheir font partie des millions de mères syriennes qui ne souhaitent qu’une chose pour leurs enfants : un monde meilleur. « Nous ne voulons rien d’autre que la paix », affirme Nada.Ayant elle-même fait des études, elle est convaincue de l’importance de l’éducation.

« Je veux permettre à mes enfants de recevoir la meilleure éducation qui soit », affirme-t-elle.  

« Mon fils aîné Nabil veut être médecin plus tard », ajoute-t-elle. « Et je ferai tout mon possible pour que son rêve devienne réalité ».

>> En savoir plus sur la situation des enfants en République arabe syrienne


 

 

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