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En bref: République arabe syrienne

Les familles iraquiennes fuient Mossoul pour trouver refuge à la frontière syrienne

Image de l'UNICEF
© UNICEF/UN038149/Souliman
Manar, 7 ans, porte sa sœur dans le camp d’Al Hol. Elle est arrivée ici il y a un mois, après avoir fui sa maison du district de Ba’ag, en Iraq, avec sa famille.
 

Par Monica Awad

Les enfants et les familles vivant dans la ville de Mossoul, dans le nord de l’Iraq, ou dans ses environs, ont enduré des années de violence et de souffrance. Certaines de ces familles sont venues trouver refuge dans le camp d’Al Hol, en République arabe syrienne, où l’UNICEF est actif dans les domaines de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, l’éducation et la protection de l’enfance.

DAMAS, République arabe syrienne, le 7 novembre 2016 – En Iraq, dans la ville de Mossoul et dans ses environs, les enfants endurent d’extrêmes souffrances depuis plus de deux ans. Beaucoup d’entre eux ont été contraints de se déplacer, pris au piège entre les lignes de combat, ou même pris dans des tirs croisés.

« Nous avons fui les violences pour protéger nos dix enfants », explique Ibtisam.

Ibtisam fait partie des 927 réfugiés iraquiens récemment arrivés au camp d’Al Hol en République arabe syrienne. Ce camp est situé dans le nord-est du gouvernorat de Hassaké, près de la frontière avec l’Iraq. Depuis le début de l’année 2016, environ 4 600 Iraquiens sont venus trouver refuge dans ce camp.

« Nous avons dépensé toutes nos économies et vendu tout ce que nous avions pour fuir le conflit », explique Ibtisam.

La famille s’est d’abord installée dans les monts Sinjar, dans le nord de l’Iraq, où elle a vécu deux ans. Pour fuir à nouveau les balles, elle s’est réfugiée dans le camp d’Al Hol.

Le pénible voyage jusqu’au camp d’Al Hol, ajouté aux multiples souffrances déjà endurées, a été traumatisant pour Ibtisam et ses enfants.

« Le voyage a été abominable, nous avons dû éviter les tirs croisés », raconte-t-elle. « Nous n’avions rien à manger, rien à boire et les enfants étaient à bout de forces. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF/UN038144/Souliman
Shahed, 10 ans, boit de l’eau après avoir rempli son jerricane au camp d’Al Hol, en République arabe syrienne. L’UNICEF achemine par camion 75 000 litres d’eau aux familles iraquiennes déplacées dans le camp.

Une dure réalité

Beaucoup de ces familles ont subi des violences sous l’occupation extrémiste et étaient souvent privées d’accès aux services de base comme les soins médicaux.

Les situations d’urgence sont stressantes pour tout le monde, mais elles peuvent devenir absolument terrifiantes pour une mère qui ne trouve pas de médecin pour son enfant. « Mon fils a besoin de soins médicaux », explique Ibtisam en montrant une masse importante au niveau du cuir chevelu de son enfant.

La plupart des enfants en âge d’aller à l’école qui sont arrivés au camp d’Al Hol ont manqué au moins deux années de scolarité ou ont été séparés de leur famille.

« Je veux voir mes frères, je ne les ai pas vus depuis deux ans », affirme Hamzeh, 13 ans, en évoquant la situation désastreuse à Mossoul. Hamzeh fait partie des nombreux enfants qui n’ont pas vu certains membres de leur famille depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/UN038147/Souliman
Xezlan Heddo, 10 ans, porte un jerricane qu’elle a rempli d’eau grâce à un camion-citerne de l’UNICEF dans le camp d’Al Hol, qui héberge actuellement plus de 4 600 réfugiés iraquiens. Xezlan et sa famille ont fui les violences du village d’Om Diban, en Iraq, il y a cinq mois.

Déterminés à survivre

Les familles iraquiennes déplacées du camp d’Al Hol vivent dans des tentes, peu isolées de la chaleur ou du froid. Elles survivent péniblement grâce aux produits fournis par les organismes humanitaires.

« Tous les enfants ont enduré d’importantes souffrances en essayant de fuir les violences », explique Ershad Karim, le Responsable du bureau local de l’UNICEF à Kameshli. « Déracinés, à plusieurs reprises pour certains, ils se retrouvent à nouveau face à un hiver dans des conditions difficiles. »

Dans une tente voisine, Rahaf, 30 ans, fait un feu pour préparer du thé à ses six enfants. « Nous essayons de survivre dans des conditions difficiles », explique-t-elle. « Cette vie devient insupportable. »

La famille de Rahaf a également fui Mossoul pour se réfugier dans le camp d’Al Hol. Peinant à joindre les deux bouts, Rahaf et sa famille ont vendu tous leurs biens. Ils font aujourd’hui partie des milliers de familles du camp qui dépendent de l’aide des organismes humanitaires.

Avec d’autres agences des Nations Unies, l’UNICEF s’efforce de garantir aux enfants et à leur famille de l’eau, de la nourriture et un abri essentiels à leur survie.

« Nous travaillons dur pour redonner une impression de normalité aux enfants qui traversent des expériences terrifiantes », explique Ershad Karim.


 

L’UNICEF achemine quotidiennement par camion 75 000 litres d’eau aux réfugiés du camp d’Al Hol. La semaine prochaine, l’UNICEF commencera la distribution de 8 000 trousses d’hygiène, de 10 000 jerricanes pour stocker l’eau, et une sensibilisation à l’hygiène auprès des familles. Il est prévu d’installer six tentes qui seront utilisées comme centres d’apprentissage pour les enfants du camp.

>>  En savoir plus sur les besoins humanitaires des enfants en Iraq


 

 

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