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En bref : Sierra Leone

Le retour de l’eau propre dans une école rurale de la Sierra Leone

Par Indrias G. Kassaye

Cela faisait plus d’une décennie que les élèves de l’école primaire Harry C à Masorie (Sierra Leone), ne pouvaient pas boire l’eau du puits situé sur le terrain de l’école. Maintenant, la remise en état du puits, soutenue par l’UNICEF, a permis le retour de l’eau propre pour les écoliers et les villageois de la communauté.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Sierra Leone/2015/Kassaye
Rosemarie Yema Blake, une ingénieure de l’ONG Living Water, pompe de l’eau à un puits qui vient d’être remis en état alors qu’un représentant du Ministère de l’eau et de l’assainissement en recueille un échantillon. Cela faisait des années que ce puits, creusé sur le terrain de l’école primaire Harry C, dans le village de Masorie (Sierra Leone), avait été abandonné par l’école et les villageois.

MASORIE, Sierra Leone, le 25 avril 2016 – Pendant que Rosemarie Yema Blake appuie sur le manche de la pompe à eau, un technicien du gouvernement tient une bouteille en plastique sous le bec verseur afin de recueillir un échantillon de l’eau en train de jaillir. Mme Blake est une ingénieure de Living Water, une ONG partenaire de l’UNICEF, et son dernier projet l’a amenée à ce puits abandonné à l’école primaire Harry C, dans le district rural de l’ouest de la Sierra Leone. Les élèves attendaient avec impatience de savoir si, pour la première fois depuis plus d’une décennie, de l’eau propre sortirait du puits.

« Avant, l’eau n’était pas potable, elle était corrosive et avait un contenu métallique », affirme Earnest Joko Henry, le directeur de l’école. « Il y avait beaucoup de débris divers dans ce puits. Et les gens d’ici disaient que des rebelles avaient été tués et jetés au fonds du puits pendant la guerre, alors ils refusaient d’en boire l’eau. »
Ni l’école ni les villageois n’utilisaient ce puits depuis la guerre civile en Sierra Leone, qui a duré de 1991 à 2002. Alors, les élèves s’aventuraient jusqu’à un autre puits, situé à l’extérieur de l’établissement scolaire, ce qui diminuait le temps qu’ils passaient en classe.

« Quand les enfants arrivaient à l’école, ils devaient aller chercher assez d’eau pour remplir tous les seaux pour le lavage des mains, ce qui fait qu’ils ne commençaient les classes que vers dix heures », précise M. Henry.

Le retour de l’eau potable

Avec l’appui de l’UNICEF, le puits et la pompe de l’école ont été récemment remis en état. La dernière étape du processus de réhabilitation consiste à tester l’eau et les techniciens ont confirmé que la communauté pouvait s’en servir et la boire. Suite à une dernière chloration, le puits a obtenu le feu vert.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Sierra Leone/2015/Kassaye
[Ali Kabia, 12 ans, (à gauche), à côté de Zeyneb Koromah (à droite), 12 ans également. Ali et Zeyneb sont le président et la vice-présidente, respectivement, du Club de santé des enfants de l’école. Ils travaillent avec le Comité de gestion scolaire pour organiser les activités concernant l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH), comme le nettoyage et le lavage des mains.

« Ce puits est le seul de la communauté qui ne s’assèche pas pendant la saison sèche, affirme M. Henry. Il y a environ 450 personnes qui vivent ici et dans deux autres villages des environs et tout le monde dépend de ce puits. Nous sommes donc très heureux qu’il ait été remis en état. »

Et désormais, les élèves ne sont plus obligés de quitter l’enceinte de l’école pour avoir de l’eau.

« Tous les matins, nous nettoyons la pompe et la zone autour du puits », affirme Ali Kabia, 12 ans, le président du Club de santé des enfants de l’école. Le club travaille de concert avec le Comité de gestion scolaire pour organiser les activités concernant l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH) à l’école. « L’eau du puits est bonne maintenant et nous n’avons plus peur de l’utiliser, ce qui nous rend heureux. »

La prévention des maladies

Depuis la remise en état du puits, il est également devenu beaucoup plus facile pour les élèves de se laver les mains, une opération de routine qui fait partie des procédures de prévention et de contrôle des infections mises en place au cours de la récente épidémie d’Ebola.

« Nous lavons les seaux et allons chercher de l’eau pour laver la classe et pour le lavage des mains », dit Zeyneb Koromah, 12 ans, l’adjointe d’Ali dans le club. « Nous remplissons les seaux utilisés pour le lavage des mains et nous veillons à ce que tous les enfants se lavent les mains avec du savon. Et puis, nous vérifions leur température avant qu’ils n’entrent dans la salle de classe. Les latrines, pour garçons et filles, sont bien faites et elles sont séparées de celles des enseignants. On nettoie les toilettes à tour de rôle et on s’assure qu’elles restent propres. »

En Sierra Leone, seulement 63 pour cent de la population a accès à de l’eau potable. La couverture en matière d’installations sanitaires améliorées est encore plus faible, 13 pour cent. Il est indispensable de disposer d’équipements adéquats pour l’eau et l’assainissement dans les écoles pour assurer un environnement propice à l’apprentissage, mais seulement 23 pour cent des écoles du pays disposent d’installations d’approvisionnement en eau qui fonctionnent.

L’UNICEF soutient la remise en état des systèmes d’approvisionnement en eau dans 170 écoles et 84 établissements de santé dans huit districts de la Sierra Leone dans le cadre de son soutien au programme de relèvement du gouvernement suite à l’épidémie d’Ebola.


 

 

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