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En bref : Sierra Leone

En Sierra Leone, rapprocher les structures d’isolement de la communauté

Par John James

Plutôt que d’envoyer les patients touchés par le virus Ebola à parfois des centaines de kilomètres de chez eux, un traitement et des soins sont mis en place dans les régions les plus sévèrement touchées de Sierra Leone grâce à de nouvelles installations spéciales et à la formation d’agents de santé.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Sierra Leone/2014/James
L’infirmière Josephine Conteh dans le nouveau centre de soins communautaire de Pate Bana Mara, dans le district de Bombali, au nord de la Sierra Leone.

Jusqu’à il y a quelques jours, le village était en quarantaine; les ouvriers qui travaillaient à la construction du site CCC devaient franchir un ruban rouge installé autour du village suite au signalement de 100 cas d’Ebola.

« Nous attendons les patients, et sommes prêts à les recevoir et à les soigner, à leur fournir le meilleur traitement que nous puissions leur apporter en tant qu’infirmières, » explique Josephine Conteh. « Nous ne voulons voir personne mourir dans cette communauté, particulièrement à Pate Bana, parce qu’ils ont beaucoup souffert, alors nous sommes prêts à nous battre. »

Plus de 200 agents sanitaires et hygiénistes hospitaliers ont été formés pour travailler dans les 10 nouveaux CCC mis en place par l’UNICEF dans le district de Bombali. De nombreux agents travaillent dans leur propre communauté, dans le cadre d’un effort pour rapprocher du village le traitement et les soins de base en quarantaine.

De nouveaux cas d’Ebola continuent d’être signalés dans le district de Bombali, l’une des parties les plus touchées du pays, avec 709 cas confirmés, sur les 5 056 cas de Sierra Leone, d’après les chiffres du gouvernement (datant du 17 novembre).

Des installations communautaires

Non loin de là, dans un CCC de Mapaki, le gestionnaire du site Kamel Sesay affirme que ce nouveau centre permettra de réduire l’attente et de rendre les soins plus transparents. D’après lui, les habitants du village ne comprenaient pas ce qu’il se passait lorsque les personnes malades étaient envoyées à des centaines de kilomètres pour être traitées.

« Mais maintenant, nous sommes ici, nous sommes visibles, il est possible de rendre visite aux patients, de leur parler, et les agents de santé sont nos frères, voilà la différence, » explique-t-il.

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© UNICEF Sierra Leone/2014/James
Les CCC (Community Care Centers) sont gérés par l’équipe de gestion de la santé de district du gouvernement, approvisionnés et appuyés par l’UNICEF et le partenaire local World Hope International, et financés par le Ministère du développement international du Royaume-Uni.

Les centres, gérés par l’équipe de gestion de la santé de district du gouvernement, sont approvisionnés et appuyés par l’UNICEF et le partenaire local World Hope International, et financés par le Ministère du développement international du Royaume-Uni.

« Il s’agit vraiment de sites communautaires, il n’y a qu’à regarder leur architecture pour le comprendre, » affirme Shanelle Hall, responsable de la Division des approvisionnements de l’UNICEF, qui a visité les sites. « On peut voir que les installations sont conçues de manière à permettre aux gens de rendre visite à leurs proches qui se trouvent en quarantaine et qui sont soignés. Le personnel est issu de la communauté, donc les installations sont vraiment censées instaurer une certaine confiance, fournir un service et participer au changement des comportements. »

Une différence considérable

Les CCC pilotes ont été mis en place par l’Organisation mondiale de la Santé dans le district de Port Loko et d’autres organismes et partenaires cherchent maintenant à créer d’autres unités dans le pays.

Le travail avec les communautés constitue un élément clé du processus. Avant la construction, des consultations approfondies ont été menées avec les autorités locales et les chefs traditionnels afin de définir les sites les plus appropriés.

Ce processus est à présent répété dans le cadre de la deuxième phase du projet, qui prévoit la mise en place de plus de 10 sites dans le district voisin de Tonkolili, ainsi que de cinq sites supplémentaires dans le district de Bombali.

« Je pense que cela fait une différence considérable, » a affirmé Patrick Umarau Koroma, le représentant du chef suprême de Mapaki, lors d’une visite du site. « Avant, les gens ne croyaient pas en l’existence d’Ebola, mais voir un endroit comme celui-ci les convainc qu’une maladie dangereuse est arrivée dans nos communautés. Le centre lui-même leur fait dire que « Oui, en effet, Ebola existe bien. »


 

 

Photographie : Lutter contre la plus grande épidémie Ebola

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