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Serbie

Rentrée scolaire : une adolescente afghane veut réaliser ses rêves

Image de l'UNICEF
Shabnam, 13 ans, est heureuse de retourner à l’école

BELGRADE, Serbie, 15 août 2017 – « Je dors, tu dors, il dort... Nous dormons, vous dormez, ils dorment. » Shabnam, 13 ans, égrène lentement la conjugaison d’un verbe dans une langue qui, jusqu’à récemment, lui était totalement étrangère et incompréhensible.

Son professeur approuve de la tête. Mohamad, son frère ainé assis à côté d’elle, est manifestement fier.

La mère de Shabnam et Mohamad est décédée, mais leur père les attend chaque jour après l’école pour écouter les nouvelles leçons qu’ils ont apprises. Tous trois ont voyagé des milliers de kilomètres depuis l’Afghanistan pour que les enfants aient une chance d’aller à l’école et de vivre en paix.

Cela n’a pas été facile. Ils sont sans cesse passés d’un pays à l’autre et d’un camp de réfugiés au suivant. Ils ont même parfois dû dormir dehors. À présent cependant, ils se trouvent dans un centre de demandeurs d’asile à Belgrade, en Serbie.

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Shabnam apprend le serbe aux côtés de son frère Mohamad

Rentrée scolaire

Comme de nombreux enfants provenant de pays déchirés par un conflit, Shabnam a été quelques temps déscolarisée. Elle a passé ses journées dans différents camps, lisant parfois des livres qu’elle trouvait sur sa route.

Malgré tout, dès qu’elle commence à parler, on perçoit l’apaisement et la résolution dans son regard. Elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie.
Shabnam exprime toute sa gratitude pour la chance qui lui est donnée d’apprendre, elle sait combien l’éducation est importante pour atteindre ses rêves.

« Grâce à l’école, je peux réaliser mes rêves. Nous sommes avant tout venus en Serbie pour l’éducation et lorsque j’ai su que j’allais commencer l’école, j’étais surexcitée », raconte-t-elle.

Elle passe ses journées de classe aux côtés d’enfants de Serbie qui ne sont pas différents d’elle.

« Il y a les deux Iva et puis Katarina et Branka. Je n’ai pas encore retenu les noms des autres », affirme-t-elle en souriant.

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Les enfants issus de pays touchés par un conflit apprennent aux côtés des enfants de Serbie

Redonner 

Shabnam souhaite rembourser le pays qui l’a accueillie. « Il faut... faire quelque chose pour la société dans laquelle ont vit. On ne peut pas simplement arriver les mains vides et repartir de la même façon » explique-t-elle. « Il faut absolument apprendre quelque chose et redonner quelque chose à la société. Tout comme la société m’a offert la connaissance, quand je serai grande, je veux offrir à mon tour quelque chose à la société. »

Son frère et elle veulent utiliser leurs connaissances pour améliorer le monde où nous vivons.

Lorsqu’on lui demande comment elle compte s’y prendre, Shabnam a une réponse toute prête : « je vais faire du droit, je serai avocate. »

Shabnam a un rêve. Elle fera sans aucun doute tout son possible pour le réaliser. Pour l’instant, elle révise ce qui vient avant : la conjugaison.

« Je dors, tu dors, il dort... »

Le droit à l’éducation

L’UNICEF, en collaboration avec le Ministère de l’éducation, des sciences et du développement technologique et le Centre pour la politique éducative, dirige un projet de soutien à l’éducation des enfants réfugiés et migrants en Serbie.

L’école de Shabnam est l’une des 10 de Serbie qui accueillent les enfants réfugiés et migrants. Tous bénéficient de services de transport scolaire, d’interprètes et de fournitures scolaires.

Shabnam et de nombreux autres enfants qui vivent dans des centres d’accueil des réfugiés et migrants, y compris des enfants non accompagnés et séparés, peuvent à présent profiter de leur droit à l’éducation, le droit de chaque enfant.


 

 

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