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En bref : Nigéria

Crise au Nigéria : atteindre les enfants touchés par les conflits

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2015–0477/Esiebo
Aïcha, 13 ans, fait semblant de colorier la mine d’un crayon peint sur un mur dans un camp pour personnes déplacées de l’État d’Adamawa, au Nigéria
 

« L’intervention n’est plus suffisante par rapport aux besoins humanitaires, en particulier avec l’accès à de nouvelles zones du nord-est du Nigéria auparavant inatteignables », explique Manuel Fontaine, Directeur régional de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale.

Depuis 2014, la montée de l’insurrection de Boko Haram a fait passer le nombre de personnes déplacées dans le nord-est du Nigéria à presque 2 millions. Plus de la moitié d’entre elles sont des enfants. 95 % des personnes déplacées se trouvent dans les États de Borno, Yobe et Adamawa.

Les régions devenues accessibles récemment révèlent une situation humanitaire alarmante. Les taux de prévalence de la malnutrition aiguë sévère et globale atteignent des seuils critiques, et les épidémies de polio et de rougeole sont particulièrement préoccupantes.

Beaucoup de personnes utilisent des sources d’eau non protégées et des rapports récents indiquent que les établissements de santé ont été détruits, endommagés ou pillés. Des centaines de milliers d’enfants sont privés d’accès à des espaces d’apprentissage sûrs à la suite de la destruction de 1 200 écoles.

Rien que dans le nord-est du Nigéria, environ 20 000 enfants auraient été séparés de leur famille.

Les pays voisins de la région du lac Tchad sont aussi gravement touchés par cette crise. Environ 2,6 millions de personnes, dont 1,4 million d’enfants, ont fui leur foyer au Nigéria, au Cameroun, au Niger et au Tchad à cause de l’instabilité et de Boko Haram. Se trouvent également dans ces pays des centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées, ce qui met à rude épreuve les communautés et ressources locales dans des régions déjà vulnérables. L’isolement et l’insécurité de la région du lac Tchad, ainsi que le nombre limité d’acteurs et la volatilité de la situation humanitaire, ont complexifié le travail d’intervention. 

L’UNICEF et ses partenaires renforcent leur intervention afin de répondre aux besoins essentiels des enfants et de leur famille dans les régions touchées par les conflits. Depuis le début de l’année, près de 170 000 enfants ont reçu un soutien psychosocial, presque 100 00 enfants ont reçu un traitement contre la malnutrition aiguë sévère, et plus de 100 000 enfants ont participé à des programmes d’apprentissage.

>>  En savoir plus sur la situation humanitaire au Nigéria
>> En savoir plus sur la situation humanitaire dans la région du lac Tchad

Communiqués de presse et déclarations

A cause des violences de Boko Haram dans la région du Lac Tchad, des enfants sont déplacés et piégés
DAKAR, 25 août 2016 – Les années de violences de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui se dégrade, avec 1,4 million d’enfants déplacés et au moins 1 million d’enfants toujours piègés dans des zones inaccessibles, selon un rapport de l’UNICEF

Déclaration de l’UNICEF suite à l’attaque du convoi au nord-est du Nigéria
New York, le 29 Juillet 2016 - Des assaillants encore inconnus ont attaqué hier un convoi humanitaire dans lequel se trouvait du personnel de l’UNICEF, de l’UNFPA (le Fonds des Nations unies pour la population) et
de l’OIM (Organisation internationale pour la migration).

Conflit régional du Nigeria: multiplication par 11 du nombre d’enfants utilisés dans les « attaques-suicides »
DAKAR/NEW YORK/GENÈVE, 12 avril 2016 – Le nombre d’enfants impliqués dans des « attaques-suicides »au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger a brusquement augmenté au cours de l’année passée, passant de 4 en 2014 à 44 en 2015, signale un rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui. Plus de 75 % des enfants impliqués dans ces attaques sont des filles.

Histoires et perspectives

Miracle à Dzawandai, au Cameroun
DZAWANDAI, Cameroun, 25 août 2016 – Lorsqu’on lui demande son âge, François Sakotai se contente de sourire. « Je ne sais pas, répond-il, 70 ans, 80 peut-être ? Tout ce que je sais, c’est que je suis vieux. Je suis vieux et j’étais seul, jusqu’à ce qu’Élisabeth, Delphine et Waibai arrivent chez moi. »

Un danger à chaque pas
Chassés de chez eux, risquant leur vie, ces filles et garçons ont dû traverser des forets, des déserts et des étendues d’eau avec ou sans chaussures. Ils ont tous un point commun : ils ont réussi à échapper à la violence liée à Boko Haram au Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad.

Une course contre la montre pour empêcher la propagation de la polio au Nigeria
MAIDUGURI, Nigeria, le 17 août 2016 – Aujourd’hui, Ajeda, six mois, a reçu sa première dose de vaccin contre la polio dans un camp de personnes déplacées à l’extérieur de la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria,

Frères et amis, il se libèrent du conflit
Récemment, j’ai appris un proverbe en langue Kanembu, qui est parlée dans la région du Lac Tchad : « Gomay waya dounadoum do wadji », ce qui signifie : « Les difficultés dans lesquelles vous vous trouvez aujourd’hui seront vos forces de demain. » Il me semble que cela s’accorde avec l’histoire de tant d’enfants touchés par le conflit dans la région du Lac Tchad.

Enlevée
Le plus frappant à propos de Fati, ce sont les gestes de ses mains. Elles tranchent l’air comme des lames, ponctuant ses phrases qui s’égrènent en une succession rapide. Elle semble impatiente et anxieuse de raconter son histoire, une histoire que n’importe quel adulte trouverait atroce, pour ne pas dire un enfant de 15 ans.

Au Niger, l’enseignement devient accessible aux enfants déplacés et réfugiés
ABOUNGA Niger, 22 mars 2016 – Quand nous avons rencontré Gambo Ali sur le site de regroupement spontané pour personnes déplacées d’Abounga, elle était incapable de dire son âge. Mais elle nous a raconté comment elle a vendu pendant un an des produits alimentaires dans les rues de son village, Tam, pour subvenir aux besoins de sa famille.

« Tu es une femme de Boko Haram, ne t'approche pas de nous! »
"Khadija" a été enlevée à 17 ans et forcée d'épouser un combattant de Boko Haram. Elle rendait visite à sa mère à Banki, au Nigéria quand la ville a été attaquée. Peu après avoir donné naissance à un garçon, elle a été secourue par l’armée nigériane puis emmenée au camp pour personnes déplacées de Dalori. Elle doit maintenant faire face à la maltraitance d'autres femmes qui l’appellent « la femme de Boko Haram»

Resources (en anglais)

Children on the move, children left behind: Uprooted or trapped by Boko Haram

Beyond Chibok: Over 1.3 million children uprooted by Boko Haram violence


 

 

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