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En bref : Nigéria

Au Nigéria, un message pour la santé de la mère et de l’enfant

Par Blessing Ejiofor

Au Nigéria, l’UNICEF et ses partenaires promeuvent les services de santé maternelle, néonatale et infantile en envoyant des messages sur les téléphones portables des mères dans leur langue locale. 

EPE, Nigéria, le 15 août 2014 – Comme on appelle son numéro, Nike Kolawole se lève, attache son fils de deux ans sur son dos et se dirige vers l’infirmière.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Nigeria/2014/Ejiofor
Nike Kolawole montre son SMS sur la santé maternelle, néonatale et infantile à Funke Adeleye, la directrice générale du centre de soins de santé primaires d’Epe.

L’infirmière l’enregistre pour qu’elle bénéficie des soins prénatals et lui donne des comprimés de folate, ainsi que de la vitamine A et des comprimés de déparasitage pour son fils, Samuel, à qui l’on fait également le test de dépistage du paludisme.

Nike Kolawole explique qu’elle sait qu’elle aurait dû recevoir des soins de santé plus tôt,  mais que le centre de santé de sa communauté manque d’à peu près tout.

« Lorsqu’on va là-bas, ils nous disent juste de revenir plus tard, parce qu’ils n’ont pas de médicaments à nous donner ou parce qu’aucune infirmière n’est disponible, » explique-t-elle.

Nike Kolawole a changé d’avis lorsqu’elle a reçu des messages SMS et vocaux sur son téléphone portable dans son dialecte local, le yoruba, annonçant qu’une semaine sur la santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI) allait avoir lieu dans son État.

Le message détaillait les établissements de santé les plus proches les jours auxquels il fallait s’y présenter, les services qui seraient disponibles, et les produits de santé que recevraient les participantes.

« C’est nouveau pour nous », affirme Nike Kolawole. « Nous vivons loin du gouvernement local et nous avons généralement du mal à être au courant de ce genre de choses. »

La diffusion de l’information

Ville de pêche de la périphérie de Lagos, Epe dispose de peu de routes et de transports, ce qui freine les efforts d’action et de mobilisation sociales qui jouent un rôle vital pour garantir l’accès aux services de santé pour la mère et l’enfant.

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© UNICEF Nigeria/2014/Ejiofor
Un SMS de la semaine de la SMNI dans le dialecte yoruba, envoyé aux femmes en âge de procréer dans l’État de Lagos.

Grâce aux communications mobiles, néanmoins, l’UNICEF et ses partenaires peuvent atteindre les mères et les femmes enceintes dans tout l’État de Lagos, peu importe la distance à laquelle elles se trouvent. 

« Ces populations de femmes, qui n’ont probablement pas été informées pendant des années, ne sont maintenant plus qu’à un SMS ou à un message vocal de distance, » affirme Jean Gough, représentante de l’UNICEF au Nigéria.

Des temps qui changent

Au centre de soins de santé primaires d’Epe, les femmes commencent à arriver dès 6 heures du matin, avant même que le personnel n’arrive pour travailler.

« Cette fois, l’affluence est massive, » affirme Funke Adeleye, la directrice générale du centre de soins de santé primaires d’Epe. « Nous constatons que beaucoup plus de femmes viennent bénéficier des services par rapport à avant, et certaines d’entre elles nous montrent le SMS sur leur téléphone. »

En moyenne, le centre recevait environ 140 femmes et enfants par jour lors de la semaine de la santé maternelle, néonatale et infantile. Aujourd’hui, le nombre de participants est plus de deux fois supérieur.

Autonomiser les femmes

Les taux de mortalité infantile, juvénile et maternelle du Nigéria figurent parmi les plus élevés dans le monde. Un enfant sur douze meurt au cours de la première année, et un sur huit n’atteint pas l’âge de 5 ans. Chez les femmes, le risque de décès maternel sur toute la vie est d’un sur 23.

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Samuel, le fils de Nike Kolawole, reçoit le test de dépistage du paludisme au centre de soins de santé primaires d’Epe.

L’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires peut réduire le nombre de décès grâce à la prévention et au traitement précoce. C’est pourquoi la technologie SMS présente un potentiel considérable non seulement en matière de mobilisation sociale mais aussi d’autonomisation des femmes pour qu’elles puissent prendre en charge leur santé et celle de leurs enfants. 

Il existe 127 millions de téléphones portables actifs au Nigéria, d’après les données de la Commission des communications du pays. En exploitant cette base d’utilisateurs considérable, l’UNICEF, en collaboration avec la Private Sector Health Alliance, l’Association of Mobile Phone Operators, le Ministère fédéral

De la santé et VAS2Nets, une société de services de téléphonie mobile, a maintenant piloté avec succès l’utilisation des messages SMS pour la semaine de la SMNI dans les États de Lagos et Kano, en envoyant des messages écrits et vocaux gratuits aux femmes en âge de procréer.

Une forte demande

Au centre de soins de santé primaires d’Epe, les femmes viennent avec leurs messages SMS demander les services et produits promis. Funke Adeleye appelle cela une évolution positive. 

« Où est ma moustiquaire ? » demande l’une des femmes à l’infirmière en montrant son téléphone portable. « Vous voyez ? C’est écrit dans le message que j’ai reçu. »

La forte affluence a provoqué une rupture de stocks des moustiquaires imprégnées d’insecticide qui étaient distribuées aux participantes.

La directrice générale attendait toujours que le gouvernement local lui envoie davantage de produits.


 

 

Photographie : Une promesse renouvelée

Une promesse renouvelée


Pour plus d'information 
A Promise Renewed  
(Site web en anglais)

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