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Iraq

Des mesures pour enrayer l’épidémie de choléra en Iraq

Par Chris Niles

Une épidémie de choléra menace de se propager en Iraq et l’UNICEF a lancé une campagne pour informer les communautés vulnérables des mesures élémentaires à prendre pour la prévention et le traitement de la maladie.

 DOHUK, Iraq, 9 novembre 2015 – Dans le camp de réfugiés de Domiz situé à Dohuk, dans le nord de l’Iraq, Elhani rassemble autour de lui un cercle d’écoliers surexcités.

Aujourd’hui marque la Journée mondiale du lavage des mains, et les classes normales de l’école primaire de Kobani ont été suspendues pour permettre aux enfants d’apprendre une leçon importante : comment prévenir le choléra.

 

Image de l'UNICEF: Elhani, un réfugié syrien qui vit dans le camp de Domiz dans le nord de l’Iraq, montre comment bien se laver les mains à un groupe de filles dans l’école du camp.
© UNICEF/IRQA2015-00303/Niles
Elhani, un réfugié syrien qui vit dans le camp de Domiz dans le nord de l’Iraq, montre comment bien se laver les mains à un groupe de filles dans l’école du camp.

 Elhani, un réfugié de Hasakah en Syrie qui travaillait comme physiothérapeute, montre aux filles comment se laver les mains en mimant les actions prescrites et en observant avec soin comment les enfants répètent ses gestes.

Des régions au sud de Bagdad ont été déclarées atteintes par une épidémie de choléra à la mi-septembre et, depuis cette date, l’épidémie se propage dans le pays. Les populations, particulièrement celles qui habitent des camps surpeuplés, vivent dans la crainte.

« Quand elles ont entendu parler du choléra, les familles du camp ont eu très peur, » affirme Elhani.

Elhani a choisi une petite fille de 10 ans, Rogina, pour l’aider à montrer aux écolières la meilleure manière de se laver les mains et comment se moucher sans propager de microbes.

« La chose la plus importante est de garder les mains propres et de bien se laver les dents, » explique Rogina.

Une fois que les filles de son groupe ont appris la bonne méthode, Rogina va faire passer son message dans une classe de garçons.

Rogina, qui vient de Darek en Syrie et qui est la meilleure élève de sa classe à l’école, fait face avec assurance au groupe turbulent des garçons. Elle sait parfaitement ce qu’il faut dire.

« Quand les élèves rentrent chez eux, ils doivent dire à leurs familles, ‘nous devons avoir les mains propres, et des vêtements propres, et de la nourriture propre’, explique-t-elle. J’étais très contente d’apprendre comment me laver les mains correctement, je suis toujours contente d’apprendre quelque chose. »

Faire changer les choses

Des animateurs étaient auparavant allés de porte en porte dans le camp pour conseiller les familles sur la manière de prévenir et de traiter la maladie, qui se propage par la contamination de la nourriture et de l’eau.

Image de l'UNICEF: Rogina, 10 ans, a été choisie pour montrer à la classe des garçons comment il faut se laver les mains pour éviter la propagation du choléra et d’autres maladies.
© UNICEF/IRQA2015-00301/Niles
Rogina, 10 ans, a été choisie pour montrer à la classe des garçons comment il faut se laver les mains pour éviter la propagation du choléra et d’autres maladies.

Dans le cadre de son plan d’intervention d’ensemble sur les problèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène, l’UNICEF-Iraq a organisé une campagne nationale de lavage des mains planifiée du début octobre à la fin novembre. Son objectif est de donner des informations sur la manière de prévenir le choléra à près de 300 000 personnes de plus de 18 ans, et à plus de 125 000 enfants d’âge scolaire.

Le choléra est endémique en Iraq et une épidémie s’y déclare tous les deux ou trois ans. La dernière a eu lieu en 2012. La saison du choléra est habituellement la période de septembre à décembre ; mais les déplacements massifs de population – plus de 3 millions d’Iraquiens ont été déplacés et le pays accueille 250 00 réfugiés syriens – pèsent lourdement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau du pays et cette pression sans précédent risque de prolonger l’épidémie.

Ce matin, après s’être exercés à se laver les mains, les enfants reçoivent des brochures qui expliquent comment prévenir et traiter le choléra, ainsi que du savon, des mouchoirs et d’autres articles hygiéniques à ramener à la maison.

Elhani est sûr que sa modeste contribution peut entraîner un changement positif.

« Nous leur avons expliqué comment le choléra peut être prévenu, et maintenant ils ne sont plus aussi anxieux parce qu’ils savent ce qu’il faut faire, dit-il. Je sais qu’ils ont moins d’inquiétude et je suis très satisfait d’avoir pu réduire leurs appréhensions. »


 

 

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