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Cameroun

Au Cameroun, loin de chez elle mais entourée d’une famille

Par Abdul Aziz Froutan

Une fille nigériane, séparée de sa famille quand elle s’est enfuie à la suite d’une attaque contre son village, trouve sécurité et soutien dans un camp de réfugiés du Cameroun et espère toujours retrouver ses frères et ses sœurs. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF
Tina a été séparée de sa famille lorsqu’elle s’est enfuie de son village, au nord du Nigéria, arrivant ensuite au camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun

MINAWAO, Cameroun, 28 septembre 2015 – Tina*, 11 ans, joue avec une autre fille dans le camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Elle traite cette fille comme une sœur. Pendant quelques minutes, Tina peut alors oublier qu’elle a fui les violences au Nigéria sans ses propres frères et sœurs. 
 
La « sœur » de Tina est le plus jeune enfant d’une famille d’accueil nigériane qui vit dans le camp et qui l’a recueillie.  C’est à travers des programmes de soutien comme celui-ci que les enfants nigérians trouvent un peu de réconfort à la suite de leurs éprouvantes odyssées.   

« Je me suis simplement enfuie »

Neuf mois se sont écoulés depuis que Tina a franchi la frontière, au nord du Cameroun, sans sa famille. « Des hommes armés ont attaqué notre village et ils ont brûlé nos maisons, se souvient-elle. Je me suis simplement enfuie et j’ai suivi les autres. »

Au bout de plusieurs jours, elle est parvenue au camp de Minawao. « Nous avons fait un voyage long et difficile, dit-elle. « J’étais avec des hommes, des femmes et des enfants fuyant la guerre. Je devais les suivre et j’étais vraiment effrayée en pensant à ce qui était arrivé à notre village. »

Localisation et protection des enfants

Le Cameroun accueille environ 46 000 réfugiés nigérians, dont près de 30 000 enfants, dans le camp de Minawao. En partenariat avec l’ONG locale ALDEPA (Action Locale pour un Développement Participatif et Autogéré), l’UNICEF aide les enfants réfugiés en leur offrant un soutien psychosocial, des activités récréatives, des vêtement et une orientation vers les services de regroupement familial ainsi que des infrastructures pour la santé et l’hygiène.
  
À ce jour, plus de 140 enfants non accompagnés ont été immatriculés dans le camp. Aux côtés d’autres agences des Nations Unies et du Gouvernement camerounais, l’UNICEF aide ces enfants grâce à un soutien psychosocial et un placement provisoire dans des familles d’accueil, comme celle où se trouve Tina. Les partenaires effectuent un suivi des progrès de la réinsertion des enfants dans le milieu familial et l’environnement.

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© UNICEF
Enfants nigérians réfugiés dans un espace ami des enfants du camp de réfugiés de Minawao dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun

« Des enfants comme Tina se sont enfuis pour sauver leurs vies, dit Félicité Tchibindat, Représentante de l’UNICEF au Cameroun. Souvent, dans la panique, ils sont séparés de leur famille et se retrouvent seuls dans le camp. Ils ont été témoins de scènes atroces. »

« En l’absence de leurs propres parents, ils ne savent pas à qui s’adresser et à qui parler, poursuit-elle. Ils ne peuvent pas retourner chez eux mais nous pouvons les rapprocher de la vie familiale et de la protection dont ils ont besoin. »

« Je suis protégée par une autre famille »

Quand Tina a été identifiée comme étant non accompagnée, elle a reçu des vêtements, un soutien psychosocial et des articles d’hygiène personnelle indispensables puis elle a été conduite vers sa famille d’accueil tandis que des efforts étaient entrepris pour retrouver sa vraie famille. Aujourd’hui, Tina fréquente les espaces amis des enfants appuyés par l’UNICEF. Elle participe également à des activités de formation professionnelle comme la couture, le jardinage et la cuisine. Elle est heureuse de coudre et de faire la cuisine et, dit-elle, elle est impatiente de montrer un jour à ses parents ce qu’elle sait faire.

« Le fait que, en l’absence de ma propre famille, je sois protégée par une autre famille me rend heureuse », dit-elle.

Les travailleurs sociaux qui s’occupent des enfants réfugiés non accompagnés échangent les informations nécessaires concernant des enfants comme Tina avec le Comité international de la Croix-Rouge pour pouvoir localiser leurs familles.

« J’ai trois frères et deux sœurs et j’espère pouvoir les retrouver bientôt », dit Tina.

*Son nom a été modifié


 

 

UNICEF Photographie: Réfugiés et déplacés

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