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POURQUOI LE FOOT?
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L’UNICEF s’est associé à des organisations non gouvernementales (ONG), des entreprises du secteur privé, des organismes publics et des stars du football pour établir dans le monde entier des programmes d’éducation et de loisirs liés au football. Dans un grand nombre de pays et de contextes très variés, ce sport au rayonnement mondial permet aux jeunes de voir l’avenir sous un jour favorable.

Les Balkans

Comment instaurer la paix et la stabilité à long terme dans les Balkans ? Grâce au football. Au football ?

© UNICEF Macedonia

C’est ce que pensent les organisateurs des « écoles ouvertes de football » : lorsque des entraîneurs et des enfants de diverses origines ethniques et religions participent à des stages d’entraînement de football d’une semaine, l’esprit d’équipe engendré par ce sport contribue à effacer les clivages ethniques et politiques. Tel est l’effet qu’ont eu les écoles de football pour l’instant, même auprès des participants originaires de groupes sociaux des Balkans ouvertement antagonistes.

Il existe actuellement 109 écoles de football en Bosnie-Herzégovine, dans l’ex-République yougoslave de Macédoine et en Yougoslavie. Environ 22 000 garçons et filles de 8 à 14 ans y ont participé. Ce programme, qui a été créé à l’origine par l’Association danoise de football, privilégie l’aspect social et ludique du sport, ainsi que ses différentes techniques. Les écoles, explique Anders Levinson, instigateur du projet, débordent d’enthousiasme et d’esprit de camaraderie.

« Pourquoi privilégions-nous autant l’aspect ludique et amusant de ce sport ? », demande-t-il ? « Parce que le football intéresse tous ceux qui essaient ce sport et nous rend plus ouverts ; parce que c’est un formidable moyen de gérer les conflits ; et parce que, de par sa nature, ce sport incarne les règles du fair-play et les valeurs démocratiques qui sont tellement importantes aujourd’hui sur la scène sociale et politique. »


Afghanistan
© UNICEF/Video B-roll Les enfants et le football

En Afghanistan, des agents humanitaires de l’UNICEF et de Save the Children ont créé dans les camps de réfugiés des aires de loisirs où les enfants peuvent jouer dans des conditions proches de la normale. Le football est leur activité préférée. Bien que les filles jouent généralement à l’écart des garçons, elles jouent aussi au football et on les voit même parfois dribbler en compagnie d’un camarade de classe de sexe masculin. Dans un pays où les Talibans, auparavant au pouvoir, avaient interdit les cerfs-volants ainsi que la mixité, des employés des organisations humanitaires disent que ces jeunes joueurs de foot sont les premiers enfants qu’ils entendent crier de joie.
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Brésil

Au Brésil, le football est une passion nationale. Dans un pays où 2,9 millions d’enfants travaillent et 1,3 million ne sont pas scolarisés, diverses initiatives mettent à profit la popularité de ce sport pour aider les jeunes à reprendre le chemin de l’école.

© UNICEF

Le programme baptisé « Espaces d’espoir » vient en aide aux enfants pauvres des quartiers déshérités et dangereux de villes comme Rio de Janeiro et Sao Paulo. Ces « espaces » permettent aux jeunes de s’amuser tout en jouant au football, ce qui, pour des adolescents en situation difficile, peut être une activité saine et productive. Ils proposent également des programmes de musique et de théâtre, ainsi que des bibliothèques et des ordinateurs où l’accès à Internet est gratuit.

Deux membres de l’équipe nationale brésilienne de football ont fondé à l’intention des enfants en situation difficile des centres d’études et de sports. Ces centres dispensent tous les jours un enseignement dans différentes matières, allant de l’anglais à l’informatique, et la journée se termine par un match de foot.
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Ethiopie

« Je suis passionné de foot », admet Yidnekachew, 20 ans, l’entraîneur de l’équipe de football Tabor Wegagen, formée par l’Association Tabor Wegagen, une ONG qui lutte contre le SIDA. L’équipe encourage les jeunes à jouer au football, activité saine, responsabilisante et divertissante, au lieu d’avoir des relations sexuelles non protégées, de se droguer ou de commettre des actes de violence.

© UNICEF Ethiopia

Dans ce pays en récession économique, le football constitue pour les jeunes l’un des rares moyens positifs d’oublier temporairement le taux de chômage élevé et les possibilités éducatives restreintes.

« Nous jouons contre douze autres clubs, explique Yidnekachew. Comme ça, les garçons ne traînent pas dans les rues et ne font pas de bêtises. Ils ne mâchent pas de feuilles de qat ou ne se livrent pas non plus à d’autres activités dangereuses. C’est important pendant les vacances scolaires, et surtout pendant les longues vacances d’été. » Les joueurs sont tellement motivés que, lorsqu’il n’y a pas assez d’argent pour acheter des chaussures de foot, ils jouent même pieds nus.

A l’occasion des matchs de football, l’Association Tabor Wegagen Association diffuse des messages de sensibilisation au SIDA. Elle forme également les membres de l’équipe afin qu’ils informent d’autres jeunes du VIH/SIDA.

« A cause de la pauvreté et des difficultés économiques, il est tentant pour les jeunes de ne pas croire en leur avenir », déclare Ibrahim Jabr, représentant de l’UNICEF en Ethiopie. Pour prévenir efficacement le VIH/SIDA chez les jeunes, il est donc important de leur faire prendre conscience de leur valeur et de leur donner une bonne estime de soi. Quand une personne valorise sa propre existence et sait que sa vie a du sens, elle a moins de mal à rectifier ou à modifier les comportements qui mettent sa vie en danger. »
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Georgie
© UNICEF Georgia

En Georgie, pays d’Europe de l’Est, plus de 46 000 enfants de 2028 écoles ont participé aux tournois de football régionaux parrainés par l’UNICEF, des entreprises, des ONG et des organismes publics. L’objectif de ces « championnats de football des enfants et des jeunes », qui ont débuté en 2001, est de promouvoir auprès des jeunes un style de vie sain et de leur adresser le message suivant : fumer, boire et se droguer ne rivalisent pas avec le plaisir de marquer un but.


Honduras

Juste avant que les équipes du championnat national de football du Honduras entrent sur le terrain a lieu un autre match, plus original. Ce match oppose deux équipes : le Club de football de San Pedrano et l’équipe de « La mort unie », dont les défenseurs se nomment « Seringue infectée », « Drogues », « Infidélité », « Relations sexuelles sans lendemain » et les attaquants « VIH » et « SIDA ». Dans l’équipe de San Pedrano, « Connaissances », « Abstinence », « Fidélité » et « Préservatif » mènent le jeu.

Ce match qui se déroule dans un stade plein à craquer, devant 35 000 fans de football et plus de deux millions de téléspectateurs, est un spectacle soigneusement orchestré, intitulé « Marquons un but contre le sida ». Organisé par Comvida, une organisation locale parrainée par l’UNICEF et le Ministère de la santé du Honduras, ce spectacle montre à quel point le VIH/SIDA se transmet facilement tout en expliquant comment se protéger de cette maladie mortelle.

« A notre avis, il est très important de diffuser notre message de prévention dans les stades, étant donné le nombre très élevé de spectateurs que ces matchs attirent », explique Juan Ramon Gradelhy, directeur de Comvida. Nous essayons d’amuser les spectateurs, de tenir compte de leurs intérêts et en même temps de diffuser notre message sur le problème que représente le SIDA. »

« Le spectacle de la Comvida est positif parce qu’il nous sensibilise, nous les spectateurs, reconnaît un Hondurien fan de football. C’est une bonne initiative pour toutes les personnes exposées au VIH. »


Kenya

A la mi-temps d’un match de football qui a lieu dans un quartier de Nairobi (Kenya), dans l’un des districts les plus surpeuplés et les plus pauvres d’Afrique, Kennedy Arinda, âgé de 15 ans, transmet à d’autres jeunes des informations sur les filles, la sexualité sans risque, les relations et le SIDA. Dans ce district de Kibera, un habitant sur cinq est séropositif. Des milliers de personnes sont déjà mortes du SIDA et quelque 50 000 orphelins ont perdu leurs parents à cause de cette maladie.

© UNICEF/Video B-roll Les enfants et le football

« Ici, beaucoup de garçons ont des relations sexuelles dès l’âge de 10 ans. Alors, je leur conseille de pratiquer l’abstinence, explique Kennedy, dont les parents sont morts du SIDA et qui vit maintenant avec sa grand-mère. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de rassembler des jeunes et de les sensibiliser au VIH et au SIDA. Certains d’entre eux nous écoutent, ce qui est bon signe. J’espère que mes amis seront fidèles à leur copine et n’auront pas de multiples partenaires sexuels. Parce que, si ils vont dans des discothèques et ont de nombreux partenaires sexuels, ils attraperont le SIDA. »

Kennedy et ses assistants se rendent également dans les bars et chez les barbiers du quartier pour distribuer des préservatifs et faire passer leur message sur la sexualité à moindre risque et l’abstinence.
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Liberia
© UNICEF Liberia

Au Liberia, Rotary International parraine un projet baptisé « Promotion du bien-être de l’enfant par le sport », qui bénéficie du soutien de l’UNICEF et de la star du football George Weah. Ce projet se sert du football pour attirer l’attention sur les problèmes de santé des enfants au Liberia. Le pays organise également un tournoi national de football pour les enfants.
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Sudan

Ils se surnomment « les enfants soldats », mais ne constituent pas pour autant une armée, simplement une équipe de foot. L’UNICEF a participé à la création d’un programme de football pour les quelque 2 500 enfants soldats que des avions ont évacués des zones de conflit du Sud du Soudan.

© UNICEF/Video B-roll Les enfants et le football

Ces matchs de football aident ces jeunes anciens combattants à exprimer leur agressivité de façon constructive. Le sport les aide à retrouver leur enfance et à se réadapter à la vie civile. Le programme leur permet également de prendre confiance en eux et de parler de ce qu’ils ont vécu dans les champs de bataille.

L’évacuation par avion des enfants soldats est le résultat d’une promesse faite par le commandant de l’Armée de libération populaire du Soudan à la Directrice générale de l’UNICEF, Carol Bellamy, en octobre 2000. C’est la plus grande opération de ce type jamais entreprise à ce jour.

 

 
© UNICEF Photo tirée du spot télévisé Le pouvoir du football par Leonardo Ricagni
Les priorités Le saviez-vous ?

Pendant les 90 minutes que dure un match 375 jeunes de 15 à 24 ans contracteront le VIH.

En bref