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Conseil d'administration

Le Conseil d’administration de l’UNICEF se penche sur le nombre record d’enfants vivant dans des situations d’urgences

© UNICEF Video
Le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, s’exprimant sur le nombre croissant de crises humanitaires dans le monde.

 

Par Kristin Taylor

Face à de nombreuses crises humanitaires exigeant l’attention et les ressources de l’organisation, le Conseil d’administration de l’UNICEF a ouvert sa deuxième session ordinaire de l’année 2014 en examinant comment il était possible  de mieux aider les enfants se trouvant dans les situations d’urgence.

NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 10 septembre 2014 – Lors de sa deuxième session ordinaire de l’année 2014 qui s’est ouverte hier, le Conseil d’administration de l’UNICEF s’est penché sur la situation des enfants vulnérables vivant en période de crise et sur ce qui peut être fait pour veiller à ce que l’aide humanitaire indispensable à leur survie leur parvienne. Le nombre record, au niveau international, de situations d’urgences a conduit l’UNICEF à devoir répondre aux besoins d’un nombre croissant d’enfants vivant dans des conditions dramatiques. 

L’ampleur de ces crises se reflète dans l’importance des dernières opérations d’urgence de l’UNICEF. Au mois d’août, l’UNICEF a envoyé 1 000 tonnes de fournitures de secours  - de quoi remplir 19 avions cargos – vers les sites des crises humanitaires les plus graves de la planète. Avec des expéditions à destination de la République centrafricaine, de l’Iraq, du Libéria, de l’État de Palestine, du Soudan du Sud et de la République arabe syrienne, cette opération d’approvisionnement de fournitures a été la plus importante, en un seul mois, de l’histoire de l’UNICEF.    

« De Gaza à l’Iraq et à la Syrie, de l’Ukraine à l’Afrique de l’Ouest, où l’épidémie provoquée par le virus Ebola continue de faire rage, nous avons pu voir les enfants devenir les victimes innocentes de forces qui sont au-delà de leur contrôle et de leur compréhension, » a dit dans son allocution d’ouverture le Président du Conseil d’administration de l’UNICEF, S.E. M. Macharia Kamau, Représentant permanent du Kenya auprès des Nations Unies. « Les actualités de l’été qui vient de s’écouler pourraient nous mener à une vision désespérée des perspectives qui s’offrent aux enfants de la planète ou même à l’humanité elle-même. Pourtant, ce matin, je choisis de m’attacher à l’espoir, pour notre avenir et pour l’avenir de nos enfants. »

Droits et développement dans les situations d’urgence

Ce mois de novembre marque le vingt-cinquième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant qui définit les droits fondamentaux de chaque enfant.

Mais les situations d’urgence exposent les enfants à une multitude de privations qui portent atteinte à leurs droits, comme le droit à survivre et à se développer, à accéder à des services ordinaires comme les soins de santé ou l’eau et l’assainissement, à aller à l’école et à jouer.

Parallèlement, le monde se rapproche de la date d’échéance, prévue pour 2015, des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui ont défini la réalisation de résultats ambitieux comme la réduction de l’extrême pauvreté, de la faim et de la mortalité infantile ; la garantie de l’éducation scolaire primaire pour tous ; l’amélioration de la santé maternelle ; et la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et diverses maladies. 

L’intensification des situations d’urgence ralentit – et, dans certains cas, contrarie – les progrès vers la réalisation de ces indicateurs d’un monde meilleur.  

« Un enfant qui souffre pendant une guerre, une catastrophe, une épidémie, une famine ou une sécheresse ne sait rien – ou ne se soucie pas - de la situation internationale, ignore si nous gagnons ou perdons du terrain lorsque nous tentons de répondre aux défis internationaux, » a rappelé le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, dans son allocution d’ouverture de la session. « Il cherche un soutien immédiat – de l’aide – et la réalisation de ses droits à la santé, à la protection et à la possibilité de s’épanouir. »

Un cadre pour l’intervention de l’UNICEF en situation d’urgence

En contribuant à la mise en place des politiques, des programmes et des budgets de l’UNICEF, le Conseil d’administration joue un rôle essentiel dans l’élaboration d’un cadre de travail destiné à mobiliser l’aide d’urgence, de la direction jusqu’au terrain où les objectifs abstraits de protection des droits – et des vies – des enfants deviennent une réalité.

En février, lors de la première session ordinaire de l’année 2014, le Conseil d’administration de l’UNICEF a approuvé un plan destiné à conduire des évaluations thématiques des différents aspects de l’action de l’UNICEF. Se prêter à ces évaluations met en évidence les efforts déployés par l’UNICEF pour être une organisation capable d’évoluer et renforçant constamment sa capacité à remplir sa mission pour les enfants. 

Aujourd’hui, les membres du Conseil d’administration ont pris connaissance des résultats (lien en anglais)d’une évaluation du rôle de chef de file joué par l’UNICEF dans les différents secteurs du système de l’aide humanitaire – les secteurs de responsabilité auxquels les agences humanitaires de l’ONU et les ONG participent au niveau national et international. La coordination à travers l’approche sectorielle (cluster approach) est destinée à empêcher les carences et les doublons dans l’aide apportée au cours des situations d’urgence et à faciliter le dialogue avec les gouvernements et la société civile.

L’UNICEF a la responsabilité des groupes sectoriels de la nutrition et de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), sert de point focal pour la protection de l’enfance, partage la responsabilité de l’éducation avec Save the Children et sert de point focal, aux côtés du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), pour la réponse à la violence sexiste.

L’évaluation a permis de constater que, alors que l’UNICEF a parfaitement rempli son rôle en tant qu’institution chef de file, les capacités de l’organisation sont compromises par le nombre de situations d’urgences simultanées ainsi que par leur durée prolongée. Conçue pour apporter une intervention ciblée au sein des crises humanitaires, l’intervention du groupe sectoriel est le plus souvent appliquée à une action de développement à long terme, ce qui peut grever les ressources, réduire les performances et limiter la durabilité.      

Pour faire face à ces préoccupations, les recommandations de l’évaluation comportent l’établissement d’une meilleure définition du rôle de l’intervention sectorielle en aidant les bureaux de pays à être mieux équipés pour passer d’une approche sectorielle humanitaire à des mécanismes de redressement et de développement prolongés dans le temps.

L’intervention d’urgence ne doit pas occulter l’aide au développement

Le nombre croissant de situations d’urgence complexes fait que les crises extrêmes risquent d’occulter les efforts de développement. Comme Anthony Lake l’a précisé dans son allocution d’ouverture, malgré un soutien financier de plus en plus grand pour les situations d’urgence, « la demande sans cesse croissante en ressources – aussi bien humaines que financières – est en train de dépasser rapidement nos capacités actuelles. »

L’accès aux ressources de base – les fonds qui ne sont pas affectés à un objectif spécifique – donne à l’UNICEF la flexibilité nécessaire pour attribuer les fonds là où ils sont le plus nécessaires, comme par exemple pour renforcer des programmes ou intervenir dans de nouvelles situations d’urgence. Mais une augmentation des besoins humanitaires et des crises survenant de façon soudaine a obligé l’UNICEF à financer l’intervention humanitaire en utilisant de plus en plus fréquemment ces ressources ordinaires. 

« Nous ne pouvons pas continuer avec cette approche provisoire sans qu’elle finisse par affecter de façon négative notre action à long terme pour le développement, »  a dit Anthony Lake, « particulièrement dans les États fragiles où les situations d’urgence de demain sont susceptibles de se produire si nous ne réussissons pas à renforcer aujourd’hui les institutions et à développer la résilience des familles et des communautés – en d’autres termes, si nous ne nous montrons pas à la hauteur de notre mission de développement. »  

Plutôt, a-t-il précisé ultérieurement, « il est temps de prendre des décisions d’ordre stratégique pour empêcher le pendule d’aller d’un côté à l’autre. Les situations d’urgence et le développement sont intrinsèquement liés. Plutôt que de chercher à maintenir un équilibre entre le développement à long terme et les interventions à court terme, nous devrions intégrer les deux, sans sacrifier l’un ou l’autre. »  

La voie du développement futur

L’UNICEF continuera à faire face aux enjeux en intervenant lors de ces crises importantes - et aussi lors des nouvelles - qui sont, a expliqué Anthony Lake, « si souvent… provoquées non pas par un facteur unique mais par une combinaison dangereuse de plusieurs : la concurrence pour des ressources limitées, les effets du changement climatique, les injustices économiques, les sociétés divisées et la détérioration de pactes sociaux qui favorisaient autrefois la cohésion sociale, la gouvernance irresponsable, la corruption et l’ambition agressive.  Tous constituent   
des défis à long terme et endémiques auxquels il n’existe aucune réponse facile. »

« L’enfant que nous aidons aujourd’hui et qui se trouve au cœur d’une situation d’urgence, a-t-il dit, grandira pour devenir un jour un adulte qui conduira son pays sur la voie du développement futur et assumera cette responsabilité au nom des générations suivantes. »  

Intervention lors de situations d’urgence prioritaires

Les nombreuses crises auxquelles sont aujourd’hui confrontés les enfants du monde entier montrent pourquoi l’UNICEF a dû prendre des décisions difficiles concernant l’affectation des fonds. Les opérations humanitaires de l’UNICEF répondent actuellement à cinq crises appelées « situations d’urgence de niveau 3, » le degré de classification le plus élevé  exigeant une mobilisation rapide de l’aide à travers toute l’organisation. Une situation d’urgence de cette ampleur peut être provoquée par une catastrophe ou une crise s’intensifiant de façon soudaine ou par une dégradation importante d’une situation d’urgence existante. Son ampleur signifie que les bureaux nationaux et régionaux ne disposent pas des ressources suffisantes - personnel, fournitures, financement et autres – pour aider les gouvernements d’accueil et les organisations partenaires à répondre aux besoins des enfants et des femmes sinistrés.   

Chacune de ces situations d’urgence pose un ensemble unique de difficultés et teste les limites du personnel travaillant dans des conditions difficiles et souvent dangereuses. Ensemble, elles exigent un financement rapide et des ressources propres à chaque niveau de l’organisation.

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© UNICEF/NYHQ2014-1026/Jallanzo
Un membre du personnel de l’UNICEF distribue des affiches contenant des informations et des illustrations sur les symptômes de l’infection provoquée par le virus Ebola (EVD) et sur la façon de contribuer à la prévention de sa propagation, dans le district de Foya, comté de Lofa, Libéria, avril 2014.

Ebola : la pire épidémie de l’histoire provoquée par le virus Ebola – et la plus récente situation d‘urgence déclarée de niveau 3 – continue de progresser en Afrique de l’Ouest. La Guinée, le Libéria et la Sierra Leone possèdent le plus grand nombre de cas avec 3 685 cas (probables, confirmés et suspectés) rapportés à la fin du mois d’août. Mais la maladie a également atteint le Nigéria avec 21 cas et un cas a été confirmé au Sénégal à la date du 4 septembre.
 
L’ampleur et la durée sans précédent de l’épidémie a fait que les agents sanitaires ont des difficultés à y faire face et sont eux-mêmes exposés à des risques sérieux. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé, il n’existe qu’un à deux médecins disponibles pour 100 000 personnes ayant besoin de soins. Les infirmiers et les différents membres du personnel soignant sont  confrontés à un manque d’effectifs. Le personnel médical travaille beaucoup plus longtemps pour répondre à la demande, ce qui conduit à son épuisement et le rend davantage susceptible de commettre des erreurs pouvant être à l’origine de sa propre infection. 

La prévention est le seul moyen d’enrayer l’épidémie mais, dans de nombreux secteurs, le manque d’informations et des comportements dangereux – comme les inhumations traditionnelles qui accroissent l’exposition aux corps infectés – ont pour conséquence une propagation accrue du virus. Dans d’autres cas, les personnes malades évitent les centres de soins prévus pour les traiter par crainte de stigmatisation sociale ou pour diverses raisons.  

L’UNICEF a distribué du matériel indispensable comme des gants, des lunettes et des vêtements de protection, du chlore pour la désinfection et des médicaments de base. Dans le cadre de son intervention, l’UNICEF appuie la communication au service du développement et coordonne les opérations menées pour mieux sensibiliser la population à la maladie, à ses symptômes et à la façon d’empêcher sa propagation. Des agents de mobilisation sociale font parvenir aux communautés locales les informations qui leurs sont indispensables et distribuent des affiches illustrées contenant des messages sur la prévention et les soins.

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© UNICEF/NYHQ2014-0291
Des enfants déplacés syriens en train de participer à un cours de dessin dans un centre d’hébergement appuyé par l’UNICEF, à Homs, République arabe syrienne, mars 2014.

République arabe syrienne : trois années de conflit en République arabe syrienne ont fait qu’environ 10,8 millions de personnes – dont plus de 5 millions d’enfants – ont besoin d’aide humanitaire. Des millions d’habitants ont perdu leurs maisons et ont peine à accéder aux prestations ordinaires alors que les infrastructures de base sont en ruine dans les zones touchées par le conflit. Près de 5 millions de personnes affectées par les combats vivent dans des secteurs difficiles d’accès, ce qui rend extrêmement difficile pour les agences humanitaires de leur apporter une aide.    

Recherchant désespérément la sécurité, trois autres millions de Syriens se sont enfuis dans des pays voisins - l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Liban et la Turquie - où elles ont été immatriculées – ou attendent de l’être – auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).  

Des chiffres de cette ampleur sont difficiles à appréhender mais ils signifient que le conflit a forcé près de la moitié de la totalité des Syriens à fuir leurs foyers et obligé un Syrien sur huit à fuir le pays. En comptant les réfugiés et les personnes déplacées dans le pays, les Syriens représentent actuellement la population déplacée la plus importante du monde. 

L’UNICEF apporte aux enfants se trouvant en République arabe syrienne et dans les pays accueillant les réfugiés l’aide qui leur est indispensable. L’aide humanitaire est très variée : apport aux populations sinistrées de services essentiels d’EAH, de santé et de nutrition, aide pour faire en sorte que les enfants disposent d’endroits sûrs pour jouer et qu’ils puissent poursuivre leurs études. 

Avec aucune fin du conflit en perspective, les besoins continuent de s’accroître. À la mi-août, 54 % de l’appel de l’UNICEF de 770 millions de dollars É.-U pour couvrir son intervention humanitaire en République arabe syrienne ainsi que dans les pays voisins n’était pas provisionné.

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© UNICEF/NYHQ2014-0819/Khuzaie
Un enfant en face d’une cargaison de matériel de secours dans un centre de distribution de la localité de Kalak, au nord de l’Iraq, juin 2014.

Iraq : on estime que plus de 1,8 million de personnes ont été déplacées par le conflit en Iraq depuis le mois de janvier de cette année. Ce chiffre n’inclut pas les personnes précédemment déplacées ni les quelque 215 000 réfugiés de République arabe syrienne restant dans le pays.  

L’UNICEF est à pied d’œuvre pour apporter une aide là où celle-ci est la plus nécessaire mais, parce que les populations déplacées sont éparpillées dans de nombreuses zones, leur faire parvenir de l’aide humanitaire est souvent difficile. Sur les 1 000 tonnes de matériel expédiées par avion en août pour les enfants se trouvant dans des situations d’urgence, près de la moitié – dont des rations alimentaires de secours, des tentes, des réservoirs d’eau et des comprimés de purification, des bidons, des vaccins antipolio, des kits pour le développement de la petite enfance et des trousses d’hygiène – ont été envoyées en Iraq. 

Des opérations sont en cours pour offrir aux déplacés l’hébergement qui leur est absolument nécessaire grâce à 26 sites identifiés pour des camps destinés à accueillir environ 240 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays dans les gouvernorats d’Arbil, d’As-Sulaymaniya et de Dahuk. 

Parmi l’aide supplémentaire de l’UNICEF figurent des espaces amis des enfants et des tentes scolaires ainsi qu’un soutien psychosocial et activités pédagogiques et de loisirs.

L’UNICEF a apporté une aide d’urgence aux membres du groupe ethno-religieux des Yazidis qui ont été déplacés lors des combats dans le gouvernorat de Ninawa. Des milliers de familles se sont enfuies dans les monts Sinjar pour échapper aux violences où elles se sont retrouvées prises au piège en ne pouvant disposer de nourriture et d’eau.  

En plein milieu d’une crise qui s’est rapidement aggravée au cours des derniers mois, l’UNICEF est déterminé à généraliser son intervention tout continuant à évaluer les besoins des populations sinistrées et les fonds qui sont nécessaires pour les aider.

 

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Une femme attend avec son bébé dans un centre d’enregistrement de la localité de Kiech Kon, dans l’État du Nil supérieur, au Soudan du Sud où l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial et les ONG partenaires ont déployé une mission d’intervention rapide, août 2014.

Soudan du Sud : environ 1,3 million de personnes – la moitié étant des enfants – ont été déplacées par le conflit renaissant qui a éclaté à la mi-décembre 2013. La plupart vivent dans des abris de fortune où il leur est difficile d’avoir accès aux services indispensables et de voir leurs besoins ordinaires satisfaits. 

Dans des secteurs comme celui de Bentiu, les pluies saisonnières et les inondations qui en résultent aggravent les difficultés déjà importantes de la vie dans un camp de déplacés.

La double menace de conflit et de déplacement crée des risques supplémentaires pour le bien-être des enfants. Les violences ont bouleversé la production agricole, perturbé les modes de subsistance, aggravé l’insécurité alimentaire et provoqué l’augmentation du prix des biens alimentaires.

Dans le pays, environ 3,9 millions de personnes courent le risque de ne pas avoir assez de quoi se nourrir entre juin et août, beaucoup se demandant quand et comment elles s’assureront leur prochain repas. D’ici la fin de l’année, près d’un million d’enfants de moins de cinq ans devront être traités contre la malnutrition et la celle-ci pourrait coûter les vies de 50 000 enfants si plus n’est pas fait rapidement pour inverser la crise alimentaire.

L’UNICEF, avec le Programme alimentaire mondial et les autres partenaires, a déjà effectué 30 missions d’intervention rapide vers des zones isolées dans 30 endroits, apportant une aide à près d’un demi-million de personnes dont plus de 95 000 enfants de moins de 5 ans dans les domaines de l’EAH, de la santé, de la nutrition, de l’éducation et de la protection de l’enfance. 

L’UNICEF appuie des programmes d’alimentation thérapeutique ; administre des vaccins contre la rougeole et la polio ; distribue des sels de réhydratation par voie orale pour permettre la lutte contre le choléra ainsi que des moustiquaires imprégnées pour faciliter la lutte contre le paludisme ; apporte de l’eau potable aux personnes vivant dans les sites importants pour déplacés ; aide les enfants à poursuivre leur éducation scolaire grâce à la mise en place de classes provisoires ; et offre des services de protection de l’enfance qui comprennent un soutien psychosocial et la réunion des enfants et des familles qui ont été séparés.

Pour financer des interventions aussi essentielles entre janvier et décembre 2014, l’UNICEF a lancé un appel pour 151,7 millions de dollars É.-U. mais, à la date du 2 septembre, 47 %  des besoins n ‘étaient toujours assurés.

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Des enfants dans un espace ami des enfants sur un site pour PDI (personnes déplacées à l’intérieur du pays) à Bambari, République centrafricaine, juillet 2014.

République centrafricaine : le conflit a aggravé une situation déjà difficile en République centrafricaine. Des infrastructures déficientes, des taux élevés de retard de croissance, un accès extrêmement limité à des sources d’eau potable et à des installations sanitaires améliorées ainsi qu’une pauvreté endémique contribuent aux difficultés auxquelles sont confrontés les enfants – et à leur lutte pour la survie.  Dans le pays, la crise a touché 4,6 millions de personnes – la moitié étant des enfants – et fait que 2,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dont les centaines de milliers qui ont été déplacées à l’intérieur du pays. Pour permettre de répondre à leurs besoins, l’UNICEF apporte son aide dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), de la protection de l’enfance, de la lutte contre le VIH/SIDA et de l’éducation.

Les enfants sont en train de recevoir des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour les aider à lutter contre le paludisme, des soins thérapeutiques pour combattre la malnutrition ainsi qu’une aide psychosociale. L’UNICE appuie les programmes permettant de libérer les enfants servant dans les groupes armés, de réunir les enfants et les familles qui ont été séparés, d’aider les victimes de violence sexiste, de prévenir la transmission de la mère à l’enfant du VIH et d’enseigner aux enfants les bonnes méthodes de lavage des mains avec du savon pour empêcher la transmission des maladies.

Mais l’urgence des besoins subsiste et sur les 81 millions de dollars É.-U. que demande l’UNICEF pour poursuivre ses opérations, il en manquait 50 millions à la date du 31 juillet.

 


 

 

Photographie : Conseil d’administration de l’UNICEF

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