Combattre Ebola, un habitant après l’autre

Le virus Ebola sévit dans les régions en proie au chaos, aux conflits et à la pauvreté. Si l’épidémie continue de se propager en République démocratique du Congo, l’espoir reste néanmoins permis.

Par Thomas Nybo et Adrian Brune
16 septembre 2019

Plus de quarante ans après sa découverte, le virus Ebola représente aujourd’hui une menace toujours aussi terrifiante pour les adultes et les enfants qu’en 1976, l’année où cette « fièvre hémorragique » a été diagnostiquée pour la première fois dans un village de la République démocratique du Congo.

Ce pays est actuellement ravagé par la deuxième épidémie d’Ebola la plus importante de l’histoire à l’échelle mondiale, avec plus de 2 000 décès et quelque 3 000 cas confirmés depuis le 1er août 2018. Dans le nord-est de la République démocratique du Congo, près de 600 enfants ont succombé à cette infection et des milliers d’autres ont vu leur vie bouleversée par le décès ou la souffrance de leurs proches. Certains ont même dû passer plusieurs semaines en quarantaine, car ils avaient été en contact avec une personne infectée.

Si les épidémies de plus ou moins grande envergure se succèdent depuis des décennies dans les pays de cette région, cette flambée s’est avérée bien plus complexe en raison des conflits actifs dans la zone. De fait, les violences, la peur et la désinformation ont exacerbé la crise pour la population des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans l’est du pays. En riposte, l’UNICEF collabore avec divers organismes partenaires pour endiguer cette maladie dévastatrice.

Le virus Ebola menace toujours des vies, mais à force de vigilance, de courage, d’espoir et d’entraide, il est possible de le battre.

Deux adultes et deux enfants.
UNICEF/UN0339634/Nybo

Nelson (devant, au centre), âgé de 5 ans, aux côtés de son oncle Mapenzi (en haut à droite) et de membres de sa famille, dans la province du Sud-Kivu. La mère de Nelson est décédée des suites d’Ebola le 13 août 2019. Elle avait 24 ans. Mapenzi nous confie qu’il n’a pas encore eu le courage de l’annoncer à Nelson. Le frère de Nelson, âgé de 7 mois, est toujours pris en charge dans le centre de traitement d’Ebola à proximité. « Nous sommes en vie par la grâce de Dieu », affirme Mapenzi.

 

Une famille assise devant sa maison
UNICEF/UN0339664/Nybo

Un membre de l’équipe de mobilisation de la collectivité parrainée par l’UNICEF s’est rendu chez Kavira, Esther et leur famille à Goma, dans la province du Nord-Kivu, pour leur parler d’Ebola. Tous les jours, ces équipes vont dans les villages pour informer les habitants, les sensibiliser, écouter leurs préoccupations, répondre à leurs questions et combattre les mythes et la désinformation à propos du virus.

Des personnes assises et debout dans une salle
UNICEF/UN0339649/Nybo

Jean Chryso Kataluka (en gilet rouge), responsable de la communication pour le développement (C4D) à l’UNICEF, anime une séance de mobilisation de la collectivité dans la zone sanitaire de Mwenga, au Sud-Kivu. Outre leur objectif de sensibilisation, ces cours permettent aux membres de la communauté de poser des questions ou d’exprimer leurs inquiétudes au sujet d’Ebola. Ce programme comporte également une démonstration des pratiques funéraires à respecter pour prévenir la transmission du virus.

 

Des enfants assis
UNICEF/UN0339644/Nybo

Patrick Musangela Yangoyi, intervenant dans la lutte contre Ebola, dirige une démonstration sur les méthodes efficaces de lavage des mains après la distribution d’eau, de fournitures pour l’assainissement et d’articles d’hygiène par l’UNICEF à la famille d’une femme décédée récemment des suites de cette infection dans le village de Kangola, au Sud-Kivu. Les travailleurs humanitaires surveillent les personnes ayant été en contact étroit avec les patients atteints du virus Ebola afin de garantir, au besoin, leur prise en charge immédiate dès l’apparition des premiers symptômes.

 

3 personnes assises devant une hutte.
UNICEF/UN0339641/Nybo

Munganga Musambara, 60 ans, aux côtés de sa femme, Furaha Namugenaka, et de trois de leurs enfants, au Sud-Kivu. Mi-août, cette province a recensé pour la première fois des cas confirmés, dans la zone sanitaire de Mwenga. L’UNICEF a fourni une aide directe aux femmes et aux enfants touchés, y compris un soutien psychosocial et une assistance pécuniaire.

L’UNICEF collabore avec le Gouvernement et divers organismes partenaires pour endiguer cette maladie dévastatrice. Pour y parvenir, il est indispensable d’engager et de mobiliser pleinement les communautés. Dans cette optique, l’UNICEF mène des actions de communication relative aux risques et de mobilisation de la population afin de combattre les mythes, les idées reçues, les craintes et les préjugés à propos du virus. Cliquez ici pour en savoir plus sur la riposte de l’UNICEF à la dernière flambée épidémique.