les données doivent parler

La mise à disposition d’informations claires permet aux communautés d’amorcer le changement pour garantir l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité.

Le défi

Pour des millions d’enfants et d’adolescents dans le monde, l’éducation est la clé d’une vie meilleure où ils souffrent moins de la pauvreté, où ils jouissent d’une meilleure santé et où ils sont plus à même de contrôler leur avenir.

En dépit des avantages de plus en plus évidents de l’éducation, 263 millions d’enfants et d’adolescents en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés dans le monde. Les enfants provenant de foyers pauvres, souffrant d’un handicap, appartenant à une minorité ethnique ou linguistique ou vivant dans des zones reculées ou touchées par des conflits sont les principaux exclus du système éducatif.

Bien souvent, même lorsque les enfants vont à l’école, ils n’acquièrent pas les compétences de base, car l’éducation qu’ils reçoivent est de mauvaise qualité. On estime que 387 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire n’atteignent pas le niveau de lecture minimum requis.

 

Leave no one behind.
UNESCO

L’accès à l’apprentissage représente un défi dont l’ampleur est souvent accentuée par le manque de moyens et la responsabilisation sociale insuffisante des systèmes éducatifs au niveau national, au niveau régional et au niveau des écoles. La mise en place de systèmes éducatifs plus performants et plus équitables devient urgente. Pour les décideurs politiques, les directeurs d’écoles, les enseignants et les communautés locales, l’accès à l’information est essentiel pour résoudre les problèmes, établir de bonnes pratiques et gérer les ressources financières et humaines.

 

Pour les décideurs politiques, les directeurs d’écoles, les enseignants et les communautés locales, l’accès à l’information est essentiel

 

Dans le monde entier, les systèmes éducatifs collectent de grandes quantités de données auprès des écoles. Toutefois, ces informations ne sont pas assez souvent exploitées pour améliorer l’apprentissage et la gestion, et elles ne font l’objet d’aucune action en retour dans les écoles. 

Les décideurs politiques ne disposent généralement pas des informations dont ils ont besoin pour répartir équitablement les ressources. Lorsque les données sont partagées et utilisées plus efficacement, les décisions sont prises en meilleure connaissance de cause, permettant de distribuer les ressources et les aides en priorité aux districts et aux écoles qui en ont le plus besoin. Une meilleure utilisation des données permet également d’identifier les écoles les plus performantes pour qu’elles partagent les clés de leur réussite.

L’accès à des données peut augmenter l’engagement et la participation communautaire. La mise à disposition d’informations claires permet aux communautés d’agir et d’amorcer le changement. Garantir l’accès à une éducation de qualité à tous les enfants nécessite la mise en place de systèmes transparents et adaptés aux communautés. Les parents et les communautés ont besoin d’être informés pour s’engager pleinement dans les discussions relatives à l’amélioration des performances des écoles et exiger des directeurs d’écoles qu’ils rendent compte des résultats.

La solution


Les données ne doivent pas dormir, les données doivent parler

Au travers de l’initiative Data Must Speak (DMS) (les données doivent parler), l’UNICEF vise à élargir l’accès à l’éducation et à améliorer l’apprentissage pour tous les apprenants. Afin d’aider les pays à améliorer leur processus d’apprentissage grâce aux données, nous mettons à disposition des données sur l’éducation déjà existantes et nous en maximisons l’utilisation et l’utilité.

Lancée en 2014, l’initiative DMS vise à garantir que :

Les données pèsent sur la prise de décision politique :

les responsables gouvernementaux de l’éducation, à tous les niveaux, doivent analyser, comparer et exploiter les données pour répartir les ressources et gérer le système éducatif de manière équitable.

Les communautés sont responsabilisées :

les communautés, les parents et les élèves doivent comprendre quelles sont les ressources et les performances de leur école par rapport à d’autres écoles. Ainsi, ils peuvent faire pression sur le directeur de l’établissement pour améliorer les performances de leur école si nécessaire. Cela est facilité par la mise en place de cartes de profil simples d’utilisation et accessibles aux personnes ayant un faible niveau d’alphabétisation.

La recherche améliore les connaissances :

des évaluations rigoureuses mettent en évidence ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas lorsque l’on fait parler les données.  L’initiative DMS permet également de réaliser des études de cas sur le lien entre la participation parentale et communautaire et les performances des écoles dans plusieurs pays tels que le Burkina Faso, le Cambodge, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Niger et le Togo.

Results.
UNICEF

L’initiative DMS fournit des outils spécifiques à chaque pays

L’initiative DMS apporte actuellement une assistance technique à Madagascar, en Namibie, au Népal, aux Philippines, au Togo et en Zambie.

Au  Nepal, l’initiative DMS a soutenu l’élaboration d’un indice d’équité, qui apporte un soutien supplémentaire aux districts dont les écoles sont en retard et qui a pour finalité de réduire les inégalités d’accès à l’éducation dans le pays.

Aux Philippines, l’initiative DMS et le gouvernement ont mis au point un système de prime salariale versée aux enseignants dans les zones les plus difficiles. Cette réforme a permis de remédier à la pénurie d’enseignants expérimentés dans les écoles les plus défavorisées.

À Madagascar, au Togo et en Zambie, l’initiative DMS encourage l’action des communautés au niveau des écoles, en soutenant la conception, l’élaboration et la production de cartes de profil pour les districts et les écoles. Elle participe également à former les principaux acteurs concernés (directeurs d’écoles, inspecteurs, enseignants et parents) à l’utilisation de ces cartes pour mettre en place des plans d’amélioration des écoles. En Zambie, plus de 8 900 écoles disposent désormais d’informations sur l’utilisation de leurs ressources et sur leur niveau de performance par rapport aux autres établissements scolaires. À Madagascar, 25 000 écoles primaires ont été formées à l’utilisation de ces cartes de profil scolaires.

Ressources

Ces ressources sur l’initiative Data Must Speak ne représentent qu’une petite partie de l’ensemble des documents produits par l’UNICEF, les ministères de l’éducation et leurs partenaires. La liste est régulièrement mise à jour afin d’y faire figurer les informations les plus récentes. 


Informations sur l’initiative Data Must Speak dans la vie des enfants à l’échelle mondiale


Data Must Speak sur le terrain (matériel par pays)


Recherche, publications et informations sur l’initiative Data Must Speak