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Evaluation database

Evaluation report

2015 Congo: Evaluation sur les populations autochtones



Author: 1. M. Martin BEVALOT, COORDINATEUR EVALUATION; 2. M. Antoine MAKONDA, EXPERT EDUCATION; 3. M. Emmanuel BAYENI, EXPERT DROIT ET GENRE; 4. Lod Césaire HAMBANOU, EXPERT SANTE.

Executive summary

With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is “Outstanding, Best Practice”, “Highly Satisfactory”, “Mostly Satisfactory” or “Unsatisfactory” before using it. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report.

Background:

En République du Congo, les autochtones, qui totalisaient 43 378 individus en 2007, soit 1,2% de la population totale , comptent parmi les catégories sociales les plus démunies en matière de droits à la survie, au développement, à la protection et à la participation.

Pour corriger cette situation, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers (PTF), s’est lancé dans la formulation d’une stratégie nationale sur la question autochtone. Cette stratégie a conduit à l’élaboration d’un plan d’action national sur l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones (PAN/AQVPA) en 2009-2013, puis en 2014-2017.

Ces deux plans d’action ont servi de cadres de référence au gouvernement et à ses partenaires pour mettre en œuvre différents projets en faveur des populations autochtones. Après plusieurs années et ayant constaté un déficit important d’information et de documentation systématique sur les interventions mises en œuvre, les autorités ont décidé de procéder à une évaluation permettant de disposer d’un bilan critique de l’ensemble des actions menées depuis 2008 en faveur des autochtones.

Purpose/Objective:

De manière générale, la présente évaluation vise à l’acquisition de connaissances nécessaires à la transformation de la situation des populations cibles, à la responsabilisation des parties prenantes et à la prise de décisions pour accélérer la mise en œuvre du plan d’action national pour l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones.

Plus spécifiquement, les objectifs de l’évaluation étaient :
- Apprécier la pertinence et l’efficacité des interventions 
- Evaluer la pérennité des interventions mises en œuvre 
- Apprécier la mesure dans laquelle les approches droits humains, égalité des sexes, la durabilité environnementale, la gestion axée sur les résultats ont été prises en compte dans la conception et la mise en œuvre des projets
- Evaluer l’efficience des projets,
- Identifier les meilleures pratiques ainsi que les leçons apprises
- Proposer des recommandations pour l’amélioration des interventions en termes de pertinence, d’efficacité, d’efficience, de durabilité, d’impact,  de stratégies de mise en œuvre, de prise en compte de principes normatifs (droits humains, égalité des sexes, durabilité de l’environnement, gestion axée sur les résultats)
- Evaluer les effets positifs et négatifs des interventions au cours de la mise en œuvre des programmes/projets.

Methodology:

Afin de répondre aux questions soulevées par les termes de référence, une grille d’analyse a permis de dresser un plan d’évaluation en croisant les critères d’évaluation avec les méthodologies d’investigation (revue de la littérature, entretiens semi-structurés, focus groups, données quantitatives). Après une phase de revue de la littérature et de développement des outils de collecte, une mission de collecte d’informations a été menée dans les départements ayant les plus fortes concentrations de populations autochtones (Likouala, Lékoumou, Sangha et Plateaux qui regroupent 83.4% des autochtones du pays ). Au total, ce sont plus de 108 entretiens qui ont été menés et 16. focus groups réalisés.

Findings and Conclusions:

L’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones est une réalité qui a pu être mesurée et observée à différents niveaux lors de cette évaluation. Le Congo manifeste une réelle volonté dans ce sens. Cependant les avancées observées restent insuffisantes au regard de la réalité actuelle des populations autochtones. La société évolue lentement et les discriminations sont encore importantes. La pauvreté reste également très présente, en particulier chez les femmes. Une attention particulière doit être accordée à la dimension genre.

Si les interventions menées sont pertinentes, leur efficacité reste toutefois difficile à apprécier pleinement étant donné l’insuffisance de données. Dans leur globalité, les interventions devraient davantage s’articuler dans une dynamique multisectorielle et s’inscrire dans les plans d’action existants. Les populations autochtones doivent davantage être partie prenante dans les phases d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi/évaluation des projets.

Par ailleurs, il est important d’aller au-delà de dynamiques projet et de mettre en œuvre les textes législatifs en cours de finalisation. Le gouvernement congolais doit être davantage en capacité de prendre le relais sur les projets soutenus par les PTF afin d’offrir des services équivalents à l’ensemble des citoyens congolais : bantous et autochtones.

Recommendations:

 Au gouvernement

  1. Accélérer le processus de prise des textes d’application de la loi du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des populations autochtones et celui de leur mise en œuvre par des mesures effectives de promotion et protection des droits de l’égalité des sexes
    Ministère de la Justice et des Droits humains. Court terme
  2. Intégrer les écoles ORA dans la carte scolaire de façon à assurer leur pérennisation en les faisant bénéficier des facilités normalement accordées aux écoles publiques
  3. Développer des formules d’aides scolaires ou de bourses d’études pour contourner les obstacles soulevés par la pauvreté des populations autochtones, de même, la construction et l’équipement d’internats pour résoudre le problème de l’hébergement des élèves autochtones qui accèdent au cycle secondaire
    Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. Moyen terme

 Aux partenaires techniques et financiers

  1. Développer des projets pluriannuels en cohérence avec les plans d’actions pour les PA. Il est préférable de mettre en place un projet sur 5 ans avec un système de supervision plutôt que des actions limitées dans le temps (quelques mois) et qui ne contribuent pas suffisamment à l’impact
  2. Elaborer sur base de ce rapport d’évaluation un programme conjoint fédérant les appuis apportés par le gouvernement, les agences des Nations Unies ainsi que les autres partenaires techniques et financiers

 Aux  sociétés d’exploitation forestière, minières et autres exerçant dans des domaines à fort impact sur la vie des communautés autochtones 

  1. Renforcer les partenariats avec les OSC travaillant à l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones

 Aux organisations de la société civile

  1. Travailler à la mise en place de dynamiques collaboratives et au renforcement de celles existantes (RENAPAC, PGDF, GVDH, etc.)

Lessons Learned:

  1. Une opinion bien répandue fait de tous les autochtones des êtres timides ayant peur de s’exprimer en face des personnes étrangères à leur communauté. Or, la connaissance des modalités de prise de parole en public chez les autochtones  et la mise en place d’initiatives de mise en confiance suffisent pour faire de ces derniers des interlocuteurs très actifs ;
  2. L’amélioration des politiques publiques visant la qualité de vie des populations autochtones passe aussi par le respect de leurs droits d’accéder à la terre, aux territoires et aux ressources ;
  3. Une bonne coordination des activités nécessite l’implication de tous les acteurs dont les mandats sont pertinents dans la lutte contre les discriminations et les violences. Il en est ainsi du parquet, de la police et de la gendarmerie ;
  4. La lutte contre les discriminations nécessite des activités de communication pour le changement de comportement et non seulement quelques actions de sensibilisation faites à l’occasion des missions conjointes souvent ponctuelles ;
  5. Les populations autochtones sont trop souvent réduites au statut de bénéficiaires passifs de projets élaborés et conduits sans leur implication réelle. Il faut toutefois être conscient qu’une approche vraiment participative de conception, de planification, de mise en œuvre et de suivi des interventions qui leur seraient destinées exigerait une révision profonde des modes de fonctionnement des institutions gouvernementales et des PTF, notamment en qui concerne les contraintes de calendrier, la sélection des priorités, les procédures administratives et comptables, etc.
  6. Plus d’efforts doivent être faits pour construire un leadership responsable et engagé en milieu autochtone
  7. L’absence des relais communautaires autochtones dans les CSS augmente la probabilité d’échec des activités sanitaires programmées au profit des populations autochtones.


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Report information

Year:
2015

Country:
Congo

Region:
WCARO

Theme:
Child Protection

Type:
Evaluation

Partners:
Differents ministeres de la Republique du Congo, Partenaires au developpement, Agences des Nations Unies au Congo, Societe civile

Language:
French

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