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Evaluation report

2018 Republic of Cameroon: Evaluation sommative de la response humanitaire



Executive summary

Background:

Les crises politiques qui ont secoué la République Centrafricaine (RCA) en fin 2013 et en début 2014 ont poussé de nombreux habitants sur le chemin de l’exil. Selon le HCR, 240.000 réfugiés venus de Centrafrique ont trouvé asile au Cameroun. La plupart d’entre eux sont installés dans au moins 314 sites et villages, dispersés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Les zones d’entrée de ces personnes déplacées par le conflit en République Centrafricain ont un faible niveau de développement des infrastructures de base et une offre de services sociaux très limitée.
Avec l’appui de ces partenaires dont l’UNICEF, les services gouvernementaux ont commencé à mettre en place des interventions telles que la vaccination au niveau des principaux points d’entrées des déplacés venus de la Centrafrique. Les évaluations successives des besoins des personnes déplacées ont progressivement permis la mise en place des mécanismes de prise en charge.
L’UNICEF, conformément à ses engagements pour les enfants en situation d’urgence, s’est déployé dans divers domaines notamment l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la santé, la protection, la nutrition, la mobilisation pour la participation communautaire et la promotion des Pratiques Familiales Essentielles (PFE). Les appuis de l’UNICEF étaient délivrés par les organisations de la société civile telles qu’ACEEN, ADRA, ACF, Croix Rouge Française. Près de 100.000 bénéficiaires étaient ciblés.

A l’effet de mieux assurer la nexus humanitaire-développement dans la mise en œuvre du Programme de Coopération avec le Gouvernement du Cameroun, l’UNICEF voudraient tirer les leçons de son engagement dans la réponse à la crise humanitaire des réfugiés Centrafricains dans la région de l’Est du Cameroun. Ces leçons leur permettront de différencier ce qui a bien marché de ce qui ne l’a pas, ce qui méritait d’être fait différemment, les domaines qui méritent un changement d’approches et/ou un meilleur déploiement des ressources.

Purpose/Objective:

Le but de l’évaluation est de tirer les leçons de l’engagement et la redevabilité de l’UNICEF dans la réponse à la crise des réfugiés Centrafricains.
L’objectif est d’examiner la pertinence, la promptitude, la prise en compte du genre et de l’équité et la coordination dans la réponse humanitaire de l’UNICEF à la crise des réfugiés centrafricains.

Methodology:

Afin d’apprécier d’une façon neutre et rigoureuse comment la réponse humanitaire à la crise des réfugiés centrafricains a été menée, l’évaluation repose sur l’utilisation d’une approche mixte, fondée sur la combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives.
a. Volet qualitatif de l’évaluation
Les techniques d’enquêtes ont combiné des méthodes individuelles (entretiens semi-structurés avec les informateurs clés à différents niveaux) et collectives (discussions de groupe formel/informel, triade) ainsi que l’observation active. L’équipe d’évaluation a visité des structures de santé, d’éducation, de nutrition et de protection, ainsi que des points d’eau et des latrines dans les communautés et dans les camps abritant les réfugiés vivant hors des camps.
• L’entretien semi-structuré

Au niveau communautaire, en plus des bénéficiaires directs ciblés, ces entretiens semi-structurés et approfondis ont concerné les personnes ressources sélectionnées parmi les catégories suivantes (échantillonnage intentionnel stratifié) :
- Les Autorités municipales et administratives
- Les prestataires des services de soins (formels et informels)
- Les leaders communautaires (administratifs et religieux)
- Les ARC/ASC
- Les points focaux vaccination, WASH, PTME/SONU, Nutrition.

• Les Focus Group Discussions (FGDs)
• Les études de cas et les récits de vie
• Techniques d’échantillonnage
o Au niveau communautaire, la collecte des données qualitatives a été faite dans les principaux sites abritant les populations réfugiées et les communautés hôtes. Les personnes interrogées étaient les femmes, les hommes, les jeunes filles et garçons.  

Findings and conclusions:

1. Les réfugiés vivant dans les camps sont satisfaits des appuis qui leurs ont apportés en exprimant le fait qu’ils répondaient bien à leurs besoins. Cependant, ils ont regretté l’insuffisance progressive d’accès à l’eau potable et aux latrines/toilettes au fur et à mesure des nouvelles arrivées et de l’agrandissement des camps
2. Les réfugiés vivant dans les communautés sont moyennement satisfaits des actions dont ils ont bénéficié et apprécient diversement l’action de l’UNICEF : ceux de Tihomo se sentent négligés
3. Les besoins de protection des enfants sont restés peu couverts au sein des communautés au moment où l’arrivée massive des réfugiés centrafricains a coïncidé avec une augmentation de l’insécurité et des cas de violence
4. Globalement, les bénéficiaires dans les communautés ne connaissent pas toujours UNICEF lorsqu’il faut la distinguer des autres agences de développement (UNHCR en particulier) ou lorsqu’il faut identifier les interventions qu’elle a menées en période d’urgence.
Au regard de cette pluralité d’acteurs (UNICEF, UNHCR, IMC, CARE, PAM, Croix Rouge, OMS…) qu’elles ont vu passer en période de crise ou d’urgence, la plupart des membres de la communauté sont aujourd’hui incapables de distinguer UNICEF des autres partenaires
5. La réponse humanitaire à la crise des réfugiés centrafricains est conforme avec le cadre des engagements et respecte convenablement les principes d’humanité, d’impartialité et de neutralité dans le cadre d’une programmation se référant aux droits humains, garantissant l’égalité des sexes et prenant en compte la dimension équité à travers la prise en charge des groupes à besoins spécifiques.
Cependant, malgré l’implication des détenteurs de droits (réfugiés, communautés) dans les structures communautaires mises en place, ces derniers restent peu impliqués dans le suivi, dans l’évaluation et dans les nouveaux choix stratégiques. 

Recommendations:

1. Prévoir systématiquement les besoins des communautés d’accueil dans toute réponse humanitaire à une crise de réfugiés
2. Donner une importance particulière et mener un plaidoyer en faveur de la sécurité et de la protection des enfants – réfugiés et hôtes – afin d’éviter l’impact de l’insécurité sur la cohabitation et sur l’adhésion aux services sociaux développés (éducation en particulier)
3. Veiller à une visibilité suffisante des actions menées ou appuyées par l’UNICEF à travers :
- L’exigence contractuelle d’information auprès des partenaires de mise en œuvre

4. Renforcer l’implication des bénéficiaires, détenteurs de droits, à toutes les étapes de gestion de la réponse humanitaire à travers les mécanismes les plus appropriés et les plus adaptés au contexte et à leur niveau de scolarisation
5. Définir un quota minimal de représentativité des femmes dans les organes communautaires de gestion des ETAPEs, des points d’eau ou d’autres structure
6. Vus tous les facteurs de vulnérabilité et de risque de transmission qu’engendre une crise de réfugiés, renforcer la place réservée à la lutte contre le VIH dans toute réponse humanitaire à une telle crise
7. Dans le cas d’arrivées massives de réfugiés, et en attendant les enregistrements formels, travailler avec les communautés en renforçant leurs capacités d’action et en leur offrant les intrants essentiels (MILDA, kits WASH, kits alimentaires).
8. • Acquérir localement les kits d’éducation adaptés aux programmes scolaires nationaux et aux besoins des enfants (réfugiés et autochtones), limiter le recours à la centrale d’achat de Copenhague aux produits non-disponibles sur le marché local
• Explorer les possibilités d’appliquer la modalité CASH-TRANSFER pour donner plus de flexibilité aux familles 
• Renforcement du micro-entreprenariat local pour les travaux de construction/réhabilitation des infrastructures d’éducation (ex : construction/réhabilitation de clases, confection de tables bancs).

Lessons Learned:

1. La prise en compte des besoins des populations hôtes contribue à résorber les tensions entre réfugiés et populations hôtes. Dans un contexte où le niveau d’offre des services sociaux de base est faible, il est important de prendre en compte les besoins des populations des localités avoisinantes dans la réponse. 2. L’offre des paquets intégrés accroit l’efficacité et l’efficience des interventions. L’intégration des interventions entre la protection de l’éducation a permis d’accélérer la résorption des effets post-traumatiques de la crise sur les enfants venus de la république Centrafricaine.
3. L’intégration des acteurs Gouvernementaux dans la mise en œuvre de la réponse permet une meilleure continuité des interventions en faveur des réfugiés. L’implication des acteurs gouvernementaux permet un meilleur transfert de compétence une fois les acteurs humanitaires se sont retirés. Dans le domaine de l’éducation, cette collaboration fructueuse entre l’UNICEF et le Ministère de l’Education de Base a permis d’intégrer les écoles installées dans les camps des réfugiés aux écoles des villages avoisinants. Les enfants réfugiés ont ainsi été mieux intégrés dans les écoles et poursuivent normalement la scolarisation.
4. La labélisation faite par les OSC partenaires atténuent la visibilité de l’UNICEF et de ses donateurs auprès des bénéficiaires et du grand public.
5. Une meilleure collaboration/coordination entre l’UNICEF et le UNHCR diminuerais considérablement les délais de déploiement des interventions sur le terrain. .
6. Renforcer l’analyse prospective des sources potentielles de conflits pour mieux préparer la résilience des systèmes d’offre de services sociaux de base. 



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Report information

Year: 2018

Office/Country: Republic of Cameroon

Region:WCAR

Type: Evaluation

Theme: Emergencies; Multi-thematic-Emergencies

Language: French

Sequence #: 2018/001 

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