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Evaluation database

Evaluation report

2018 Mali: Evaluation de la Réponse Humanitaire de l’UNICEF à la Crise Malienne 2013-2017



Author: Cécile Collin, Alejandra Bernardo et Seydou Doumbia

Executive summary

With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System (GEROS)". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. The quality rating scale for evaluation reports is as follows: “Highly Satisfactory”, “Satisfactory”, “Fair” or “Unsatisfactory”. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report, and the executive feedback summary labelled as ‘Part 3’.

Background

En 2012, le Mali a basculé dans sa première véritable crise complexe. Les conséquences humanitaires de la crise ont été si graves que les dynamiques et programmes de développement dans le pays avaient dû être interrompues. Comme la partie Nord du pays fut entièrement occupée par des groupes armés - de nature et origine diverse-  milliers de personnes se sont déplacées vers les régions du sud et les pays voisins. Par ailleurs, le fonctionnement des services sociaux de base fut aussi compris par la destruction et pillage des infrastructures, la fuite du personnel, et la création de nouvelles problématiques de crise, en matière de protection de l’enfance.  

La crise s’est ainsi transformée en crise prolongée dans une situation de «ni paix ni guerre », malgré la signature des accords d’Alger en 2015, et elle a été caractérisée par de multiples facteurs d’insécurité à base politique, économique ou sociale renforçant le cercle vicieux de l’instabilité, qui s’étend à la zone centre du pays. L’accès humanitaire demeure un enjeu constant.
Le programme de l’UNICEF était basé sur le CPD 2008-2012, axé à l’origine sur une approche de développement, qui a été prolongé, jusqu’en 2014 du fait de la crise humanitaire. Un autre CPD couvre la période 2015-2019. La réponse d’urgence a été intégrée de façon variable selon les composantes dans la programmation au Mali, en prenant en compte les variables géographiques, les approches, le contenu ou les publics cibles.

Purpose/Objective

Buts de l’évaluation

Le but de l’évaluation est double, à la fois la redevabilité - des financements et des interventions - et l’apprentissage organisationnel. Par rapport à ce deuxième but, l’évaluation a fournis aux staffs de l’UNICEF au Mali des recommandations qui puissent pas seulement améliorer les interventions humanitaires de l’organisation dans le futur mais aussi bien informer la révision à mi-parcours du Document du Programme Pays (CPD). Cet exercice s’avère très pertinent, surtout en vue des besoins humanitaires croissants observés dans le pays et de l’extension de l’insécurité.
Objectifs de l’évaluation

Afin d’atteindre les deux buts envisagés, cette évaluation a été censée analyser le degré de performance des différentes interventions mises en place par l’UNICEF dans les zones touchées par la crise entre le 2013 et le 2017 et s’est concentrée sur trois grandes axes de la réponse humanitaire :

(i) La stratégie et les interventions programmatiques clés de l’UNICEF, ses choix programmatiques et les opérations connexes, y compris les résultats pouvant leur être directement attribués ; 

(ii) L’engagement de l’UNICEF avec les autres acteurs, en mettant l’accent le cas échéant sur son rôle dans la coordination du secteur ; ainsi que sur sa collaboration avec les principales parties prenantes, dont le gouvernement et ses départements au niveau central et sous-national, les autres agences du Système des Nations Unies, les partenaires de mise en œuvre et les populations bénéficiaires. 

(iii) Les structures de gestion et les processus opérationnels de l’UNICEF, en lien avec ses performances et sa réponse à la crise malienne.

Methodology

L’étude a été conduite dans le respect des différents principes et normes de l’évaluation, y compris les suivants:  Indépendance & neutralité ,Transparence,Triangulation,Protection,Approche participative.
L’évaluation a été conduite selon les normes et standards UNEG, le Guide Ethique de l’UNEG  pour les évaluations, et les documents de référence de l’UNICEF tel que le Guide de l’Evaluation basé sur l’Equité. Les critères d’évaluation qui ont guide cette évaluation, sont pertinence, efficacité, efficience, durabilité et impact, comme défini par l’OCDE CAD. Une grille d’évaluation a été élaborée lors de la phase de démarrage et figure en annexe.
Cette évaluation analyse la réponse de l’UNICEF sous les angles institutionnels et stratégiques, organisationnels, programmatiques et opérationnels, en partenariat avec les autres acteurs clés, en effectuant analyse comparative et prospective.
L’évaluation a reposé sur l’utilisation de plusieurs méthodes, à la fois qualitatives et quantitatives (approche mixte), y compris les suivantes: Revue documentaire, Entretiens semi-dirigés, Focus group, Enquête,Visites de terrain ,Observation directe.
De façon générale, les échantillons pour les sources de données combinent échantillons par choix raisonné. L’échantillonnage s’est également fait en fonction de l’accessibilité, compte tenu des contraintes logistiques et sécuritaires. La méthode boule de neige a été également appliquée. Les changements de la période de référence de l’évaluation au moment de la collecte de données, après des entretiens avec les principales parties prenantes et la réalisation de la revue documentaire lors de la phase préparatoire, ainsi que les contraintes sécuritaires pour accéder à Gao et Tombouctou constituent des biais qui ont influencé le déroulement de l’étude.
Il n’a pas été possible de faire une analyse détaillée des interventions pour les différents secteurs et cette analyse reprend les constats d’ensemble.

Findings and conclusions

- L’UNICEF a fourni une réponse appropriée pour répondre aux besoins. Ceci est toutefois contraint par les limites en termes de disponibilité des données sectorielles, en WASH et protection notamment.
- L’UNICEF a contribué à soutenir ou rétablir une certaine cohésion sociale dans certaines zones par des activités directes ou indirectes .
- Le suivi / évaluation se fait à de multiples niveaux qui ne sont pas toujours corrélés, notamment par rapport à la planification, et n’offre pas de vision consolidée des interventions mises en œuvre dans les différentes zones.
- Les indicateurs ne permettent pas toujours de suivre les résultats des interventions ou leur effet transformateur, par rapport au contexte de crise notamment.
- La coordination des acteurs autour des clusters souffre parfois du manque d’implication ou de bénéfices directs tirés par les participants.
- Les partenaires étatiques peinent parfois à jouer leur rôle dans ce contexte fragile.
- La réponse humanitaire au Mali se heurte aux mêmes impasses que la réponse aux crises dans de nombreux pays, tels la RD Congo ou la Centrafrique, avec un contexte qui évolue en crise prolongé sous l’effet de la déstructuration du tissu social, de la paupérisation, et des difficultés à stabiliser une situation de crise, que ce soit au niveau sécuritaire, institutionnel, économique et social.
-Les dynamiques de financements segmentées entre urgence et développement limitent le potentiel transformateur et le traitement des causes structurelles de fragilité, dans un contexte où certains types d’urgence requièrent des approches de moyens / long terme (par exemple cohésion sociale, environnement protecteur, changements de comportement etc…).
Il n’existe pas de réel système pour prendre en compte le contexte de conflit et ses spécificités en matière de gestion de risque, qui reste aligné sur les pratiques standards de l’UNICEF.

Recommendations

-Renforcer l’analyse du contexte et des dynamiques de crise pour informer les stratégies de réponse, par des approches contextualisées et spécifiques en fonction des zones, mais aussi pour informer la gestion interne.
-Soutenir les approches à base communautaires dans les régions du Nord (WASH, Nutrition).
-Assurer que les vulnérabilités causées par la crise soient bien identifiées et traitées, renforcer le ciblage en réponse aux problématiques et menaces immédiates entrant dans le mandat de l’UNICEF en lien avec la crise.
-Renforcer la prévention et préparation aux différentes crises notamment aux niveaux communautaires (mise en place d’un système d’alerte pour l’identification des différentes urgences) et des bureaux de zones du nord et du centre.
-Assurer un cadre de redevabilité aux bénéficiaires et populations affectées, ainsi que le bon fonctionnement de la chaîne de gouvernance des services, appuyer les comités de gestion locale, les mécanismes de gouvernance et redevabilité au niveau local.
-Continuer et renforcer les approches multisectorielles, en favorisant les synergies entre programmes et la promotion des bénéfices liés à la scolarisation.
-Renforcer le plaidoyer humanitaire aux niveaux inter-agence et international, avec l’appui du Siège et de WCARO.
-Revoir le niveau et mode d’engagement des membres des clusters pour assurer leurs bons fonctionnements aux niveaux central et décentralisé.
-Renforcer l’engagement et la redevabilité des structures étatiques
-Limiter les actions conjointes avec la MINUSMA et clarifier leur rôle dans les secteurs d’intervention de l’UNICEF (éducation, protection, WASH) pour une approche coordonnée.
-Mettre en place des synergies au niveau régional entre les différents bureaux UNICEF et éventuellement partenaires étatiques (notamment pour l’éducation et protection).
-Renforcer la gestion de l’information et des connaissances.
-Renforcer le suivi et évaluation

 



Full report in PDF

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Report information

Year: 2018

Office/Country: Mali

Region: WCAR

Type: Evaluation

Theme: Emergencies, Multi-thematic-Emergencies

Language: French

Sequence #: 2018/002

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