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Evaluation database

Evaluation report

2017 Republic of Cameroon: EVALUATION DU PROGRAMME WASH UNICEF CAMEROUN 2013-2016



Author: UNICEF Cameroun ; Ministère des Mines, de l'Eau de l'Energie

Executive summary

With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System (GEROS)". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. The quality rating scale for evaluation reports is as follows: “Highly Satisfactory”, “Satisfactory”, “Fair” or “Unsatisfactory”. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 3’ of the report, and the executive feedback summary labelled as ‘Part 4’.

Background:

 Le contexte du WASH au Cameroun est carcatérisé par :
• Une amélioration de l’accès à l’eau potable mais critique dans les régions septentrionales et la Région de l’Est: Selon un récent sondage (MICS, 2014), l'accès aux sources d'eau potable a augmenté entre 2011 et 2014 de 69% à 72,9% au niveau national et de 50% à 54,2% dans les zones rurales. Malgré ces améliorations, l'accès à l'eau potable est encore critique dans certaines régions, principalement dans les régions du Nord (56,5%), de l’Extrême-Nord (63,7%) et de l'Est (67,9%).
• Une baisse dans l’accès à l’assainissement amélioré : L'accès à des installations d'assainissement améliorées est passé de 33% à 40% entre 2006 et 2011 et a atteint 52% en 2014 pour l'ensemble du pays, alors qu'une évolution en "dent de scie" est observée dans les zones rurales où cet accès est passé de 15% à 26% entre 2006 et 2011 et est retombé 23,4% en 2014 . Les principaux points chauds se trouvent  dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l'Est.
• La pratique de la défécation à l’air libre en stagnation: 7% de la population depuis 2006 avec des disparités considérables entre les régions rurales (13%) et les zones urbaines (1% en stagnation malgré la tendance significative de l'urbanisation / migration dans le pays), les régions (21,8 % pour l’Extrême-Nord).
• Des pratiques d'hygiène inadéquates affectent la santé et la nutrition familiales et les mauvaises performances dans ce domaine contribuent aux décès des enfants de moins de cinq ans. Environ 20% des enfants sont affectés par la diarrhée (23,2% en zone rurale contre 15% en zones urbaines). De mai 2009 à août 2016, le pays a signalé 37.551 cas et 1.695 décès de choléra dont 45% ont été enregistrés dans la région de l’Extrême-Nord. En raison des activités de prévention mises en œuvre par l'UNICEF en collaboration avec le Gouvernement, les ONG et les acteurs locaux, la prévalence du choléra a progressivement diminué et aucun cas confirmé n'a été signalé en 2016.

Purpose/Objective:

L’objet de l’évaluation est la composante WASH de l’UNICEF qui s’inscrit dans le cadre du Programme de coopération Cameroun-UNICEF 2013-2017. Elle est mise en œuvre dans les quatre régions suivantes du Cameroun : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua et l’Est.

L’UNICEF est en fin de cycle du programme 2013-2017 et une nouvelle programmation est en cours de préparation. Selon les TdR (voir annexe 2), la présente évaluation a pour but de déterminer la contribution des interventions de la composante WASH dans la réduction des maladies d’origine hydrique chez la mère et l’enfant (enfants de moins de 5 ans) et d’améliorer les réponses de l’UNICEF aux crises humanitaires.

• examiner la performance de la composante WASH à partir de six critères qui sont la pertinence, l’efficacité, l’efficience, le genre et l’équité, l’impact et la durabilité ;
• proposer des mesures d’amélioration des performances internes du WASH et sa contribution à la réduction des maladies d’origine hydrique et à l’atteinte de la cible 7c  des OMD, à la réduction de la morbidité et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans ;
• formuler des recommandations pour i) améliorer la coordination entre les intervenants du WASH et l’appropriation des interventions par les acteurs à tous les niveaux, ii) porter l’ATPC à l’échelle, iii) accroître l’impact du WASH sur les bénéficiaires et iv) recadrer le positionnement de l’UNICEF dans le WASH au Cameroun qui soit plus en adéquation avec ses avantages comparatifs.

En somme, l’évaluation permettra d’identifier les domaines où les améliorations sont nécessaires et des orientations indispensables pour maximiser la contribution à l’amélioration de la santé des populations en général, celle des mères et des enfants en particulier.

Methodology:

La méthodologie a été conçue pour être aussi complète que possible afin d'assurer une solide base de preuves des leçons apprises et des recommandations de l’évaluation. Il s'agissait donc d'une analyse quantitative des données provenant de différentes sources et de l'utilisation de techniques qualitatives lors de la mission sur le terrain, y compris des entretiens semi-structurés, des groupes de discussion et une observation active lors des réunions et des visites sur le terrain. En outre, une approche participative a été adoptée pour maximiser le potentiel d'apprentissage de l'exercice. Les contraintes de temps et la vaste zone géographique à couvrir posent des défis importants, mais tous les efforts ont été faits pour assurer une méthodologie adéquate et systématique pour capturer l'information, l'analyser et fournir une base de données probante. Aussi, la méthodologie générale de recueil des données a été est caractérisée par :
• une approche participative impliquant les divers acteurs et les bénéficiaires depuis le niveau central jusqu’au niveau local ;
• une approche qui combine la collecte des données quantitatives et celle des informations qualitatives ;
• la limitation à deux (2) régions (Extrême-nord et Est) pour la collecte des données de terrain, en raison des contraintes de temps liées à a taille réduite de l’équipe d’évaluation (le consultant était le seul évaluateur).
Pour répondre adéquatement aux questions d’évaluation indiquées dans les TdR, des données qualitatives et quantitatives ont été recueillies à travers quatre méthodes mixtes:
• revue documentaire et exploitation des rapports divers d’exécution de l’UNICEF, des rapports d’activités des ONG et prestataires privés et d’autres documents (méthodes quantitatives);
• entretiens individuels approfondis avec les responsables du WASH à l’UNICEF, les PTF (JICA et Banque africaine de développement), les services techniques centraux et déconcentrés

Findings and Conclusions:

En matière d’éfficacité, l’exécution du WASH a rencontré plusieurs difficultés et contraintes techniques et organistionnelles qui ont affecté l’efficacité. Plusieurs réalisations n’ont pu être rapportées de manière appropriée, à cause des insuffisances dans le suivi-évaluation et le rapportage. En dépit de cette situation, l’efficacité est satisfaisante.

L’efficience du WASH n’a pu être analysée de façon totale et object par manque d’informations suffisantes et pertinentes sur les aspects financiers notamment. Face à cette situation, l’analyse portant sur le respect du calendrier et la coordination des interventions/acteurs clés a permis de dégager une tendance mitigée. Malgré ces insuffisances on peut conclure que l’efficience du WASH est satisfaisante.

Le WASH a été très sensible au genre, de par l’implication des femmes et le fait que la réalisation des activités visait à élever leur niveau de contrôle des services de WASH. On peut également conclure que le WASH a été pro pauvres, bien qu’il n’y ait pas eu une démarche spécifique pour cibler les pauvres et les personnes vulnérables, compte tenu du fait que les femmes sont les premiers bénéficiaires des réalisations, alors qu’elles sont les plus nombreuses et les plus pauvres des communautés rurales. En tant que tel, elles n’ont pas été impliquées dans la conception du WASH. Nonnobstant ces inssufisances, les dimensions genre et équité ont été intégrées de manière satisfaisante.

La viabilité économique et financière reste un défi puisque les acteurs locaux éprouvent des difficultés à mobiliser les ressources financières pour assurer la continuité des acquis du WASH. La gestion des infrastructures et le suivi de l’application des bonnes pratiques d’hygiène rencontrent des difficultés. Les populations, CTD et administrations publiques locales n’ont pas fait preuve de maîtrise suffisante des capacités institutionnelles et techniques nécessaires pour assurer la continuité des acquis du WASH.

Recommendations:

Recommandations à l’UNICEF :
1) Approche par la demande : Utiliser l’approche basée sur la demande pour les investissements en matière de points d’eau de manière à respecter la règlementation nationale en vigueur sur la contribution financière des bénéficiaires préalable à l’acquistion d’une infrastructure . Cette mesure qui traduit l’expression manifeste de la demande et un engagement efficace et durable des bénéficiaires, devrait s’appliquer aux actions de développement. Cette recommandation s’adresse également au MINEE qui devrait faire appliquer la politique en la matière.
2) Planification des interventions : Améliorer la planification des interventions par i) l’élaboration d’un cadre logique plus robuste et stable (en évitant autant que possible les modifications conceptuelles en cours de mise enoeuvre) avec des indicateurs clés pertinents, faciles à renseigner – tenant compte des capacités de suivi – pour chaque niveau de résultats : impact, effet, produit, activité ; ii) Revoir le dispositif de suivi-évaluation de manière à identifier des indicateurs destinés à renseigner au niveau de chaque produit, les activités principales concernées ;
Recommandations aux MINEE :
7) Contrôle technique des travaux : Faciliter les missions de suivi et de contrôle technique des travaux en mettant diligemment à disposition des DREE/DDEE les ressources et les moyens nécesaires dans les délais compatibles avec les exigences du contrôle. Une réflexion pourrait permettre d’améliorer la situation actuelle.
 Recommandations aux partenaires opérationnels, ONG et entreprises de travaux : 
8) Renforcement des capacités des partenaires opérationnels : Les partenaires opérationnels présentent des insuffisances qui affectent les performances du WASH. Il faut y rémédier à travers des actions de renforcement de leurs capacités techniques et managériales pour plus d’efficacité et d’éfficience dans les prestations.

Lessons Learned:

• La réalisation des latrines genre sensible dans les établisements publics (écoles, centres de santé/nutrition, camps de réfugiés/dépacés) est une décision pertinente et saluée par tous. Toutefois, la proximté des latrines pro femmes des latrines pro hommes cause un certain désagrément et inconfort chez les femmes ;
• La prise en compte des personnes vulnérables est le principal critère d’intervention du WASH. Cependant, il existe dans les communautés vulnérables des personnes vulnérables dont la prise en compte ne transparait pas clairement dans les interventions WASH, ni pour l’accès à l’eau potable, ni pour la construction des latrines. Aucune action spécifique ou recommanadation n’a été mise en oeuvre à cet effet;
• Les changements majeurs notés dans la vie des bénéficiaires sont l’amélioration de la santé des populations, en particulier celle des enfants, l’amélioration du bien-être humain et du cadre de vie. Ces changements ont été possibles avec l’engagement de l’Etat, des CTD et l’implication des acteurs au niveau local (ASC/OSC, autorités religieuses et traditionnelles) ;
• Les bénéficiaires éprouvent une grande satisfaction pour les interventions WASH. Cependant la perception des populations sur les approches diffère selon les contextes socioculturels. • Le recours aux communes a été un principe clé de la stratégie de mise en œuvre du WASH pour favoriser une appropriation institutionnelle des acquis des processus. Cependant, l’implication des communes s’est révelée insuffisante puisque les communes dans leur majorité, semblent avoir participé au WASH de façon passive sans l’intégrer dans les processus de développement de leur territoire. En effet, les maires n’ont pas fait pas preuve d’une vision ou d’une stratégie qui aurait été améliorée par le WASH. Sans un appui extérieur, très peu de communes prendront l’initiative de chercher les ressources nécessaires



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Report information

Year:
2017

Country:
Republic of Cameroon

Region:
WCAR

Type:
Evaluation

Theme:
WASH

Partners:
Ministere des Mines, de l'Eau de I'Energie

Language:
French

Sequence:
2017/001 

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