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Evaluation database

Evaluation report

2017 Burundi: Evaluation finale du projet de lutte contre la malnutrition dans la province de Ngozi au Burundi (mai 2013- décembre 2016)



Author: ZIDA Yemdaogo

Executive summary

 With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System (GEROS)". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. The quality rating scale for evaluation reports is as follows: “Highly Satisfactory”, “Satisfactory”, “Fair” or “Unsatisfactory”. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report, and the executive feedback summary labelled as ‘Part 3’.

Background:

Selon l’enquête démographique et de santé (EDS) de 2010, le Burundi présentait une des plus fortes prévalences (58%) de malnutrition chronique du monde; représentant environ 1 millions d’enfants burundais de moins de cinq souffrant d’un retard de croissance. Les analyses secondaires de cette enquête avaient soulignées que 71% (EDS 2010) des enfants de la province de Ngozi étaient affectés par la malnutrition chronique soit près de 100,000 enfants de moins de 5 ans ce qui est équivalent à 10% du fardeau national. La malnutrition chronique constitue d’après les normes de l’OMS un problème très sérieux de santé publique dont le seuil critique est de 40%. Elle affecte toutes les couches socio-économiques du Burundi, ce qui suggère la nécessité d'une exploration plus poussée sur les pratiques familiales-clés ayant un lien étroit avec le développement de l’enfant comme l'alimentation traditionnelle des nourrissons et des jeunes enfants, les pratiques d'hygiène et de soins; et les normes sociales liées au développement de la petite enfance.
Les pratiques d’allaitement sont en général très bonnes au Burundi étant donné l’accès très limité aux différents substituts du lait maternel (69% d’allaitement exclusif ; EDS 2010). Cependant, seulement 8% des enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent une alimentation minimale adéquate combinant l’allaitement maternel avec une fréquence des repas et une diversité alimentaire appropriées. Ainsi, l’alimentation ne fournit pas la quantité et les éléments nutritifs essentiels à la croissance de l’enfant.
La malnutrition a des causes multisectorielles (telles que celles liées à l'insécurité alimentaire chronique, aux faiblesses dans le secteur WASH, à l’accès limité à des soins de santé de qualité, la fécondité élevé) et des causes profondes (telles que la pauvreté chronique). Ainsi, la mise en œuvre d’interventions multisectorielles spécifiques et sensibles à la nutrition sont recommandées pour adresser le fardeau de la malnutrition (Lancet Nutrition Series, 2013).
En février 2013, une étape politique importante a été franchie: le Burundi fait partie des 54 pays de l’initiative Renforcer la nutrition ou ''Scaling Up Nutrition'' (SUN). Avec les partenaires au développement, le Gouvernement a développé une approche multisectorielle pour lutter contre la malnutrition, avec l’objectif ultime de réduire la prévalence de la malnutrition chronique de 58% à 48% avant 2017.
Considérant que la province de Ngozi était sous-desservie en termes d’interventions de nutrition et de sécurité alimentaire et la nécessité d’adresser la malnutrition chronique dans cette province, quatre (4) agences des Nations Unies (FAO, OMS, PAM, et UNICEF) ont élaboré une proposition de projet liant des activités multisectorielles au niveau communautaire. La méthodologie proposée était principalement l’accompagnement technique du Gouvernement du Burundi dans la mise en œuvre des interventions.
La Direction du développement et de la coopération (DDC) suisse à travers leur Bureau de la Coopération suisse au Burundi, s’est engagée à soulever le défi d’un projet de développement durable mise en œuvre par le Gouvernement du Burundi avec appui technique des Agences des Nations Unies. Ce projet démonstratif avait pour but non seulement de documenter des approches innovatrices facilitant la réduction de la malnutrition chronique mais aussi de permettre un renforcement des capacités des autorités locales tout au long de la mise en œuvre. D’autres bailleurs comme le Gouvernement des Pays-Bas ont aussi contribué aux financements de certaines activités (formation des acteurs-clés communautaires, enquêtes de base et enquête finale).

Purpose/Objective:

Au premier trimestre 2014, une évaluation de base dudit projet a permis de déterminer le niveau de référence des indicateurs de performance. Une évaluation finale, basée sur la même méthodologie a donc été conduite pour mesurer l'impact du projet (collecte de données entre le 25 Janvier et le 16 Février 2017). Ainsi, le niveau d’atteinte d'indicateurs sélectionnés a été déterminé chez les enfants âgés de 0 à 59 mois, chez les femmes âgées de 15 à 49 ans et au niveau des ménages bénéficiaires (district sanitaire de Kiremba) et non-bénéficiaires (zone témoin) du projet dans la province de Ngozi par rapport à ceux établis lors de l’enquête de base.
Cette évaluation est principalement destinée à informer le Gouvernement du Burundi sur les possibilités et la pertinence des actions conjointes au niveau communautaire pour faciliter l’adoption des comportements bénéfiques à la croissance et au développement de l’enfant. Elle offre aussi une opportunité importante de plaidoyer auprès des donateurs et des partenaires de mises en œuvre pour la planification / programmation de la nutrition au Burundi.

Methodology:

L’évaluation a porté sur trois volets complémentaires : (1) la mesure quantitative de l’évolution d’indicateur-clés de la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans et des femmes de 15 à 49 ans ; (2) analyse qualitative du point de vue des acteurs concernés sur l’application des connaissances acquises, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et la durabilité des interventions ; et (3) la documentation des forces et faiblesses du processus de mise en œuvre du projet.
Pour réaliser cette évaluation, des enquêtes par questionnaires individuels (chefs de ménage, mères d’enfants de moins de cinq ans et femmes âgés de 15 à 49 ans) ont été complétées. Des groupes de discussion et des entrevues individuelles ont été tenus entre autres avec les bénéficiaires du projet (mères et pères), les acteurs-clés communautaires, les membres du comité techniques et les autorités locales pour recueillir les opinions des parties prenantes. Enfin, une revue documentaire a été faite pour s’assurer de l’alignement du projet sur les politiques sectorielles ainsi que de la pertinence du système de coordination et de suivi et évaluation mis en place pour assurer la mise en œuvre du projet.

Findings and Conclusions:

Principaux résultats des analyses quantitatives
La malnutrition chronique
La prévalence de la malnutrition chronique ou retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans a diminué dans la province de Ngozi entre l'enquête de base en 2014 et l'enquête finale (2017) passant de 64% à 60%. La cible du projet n'a pas été atteinte car elle était fixée selon la cible pays de 48%, prévalence qui était irréaliste pour le Burundi. Les enfants de 12 mois à 59 mois sont plus à risque de souffrir de retard de croissance d'avoir une faible diversité alimentaire et d'évoluer dans un ménage qui ne possède pas de téléphone portable. Ils tendent aussi à être des garçons et de vivre dans un ménage qui jette les eaux usées dans la cour. Cependant, étant donnée la forte prévalence qui concerne la majorité des enfants, il n'est pas approprié de cibler un sexe plutôt que l'autre dans les activités; tous sont concernés.
L'anémie chez les enfants
La prévalence de l'anémie chez les enfants de moins de 5 ans a diminué entre 2014 et 2017 (46% vs 42%) malgré la forte insécurité alimentaire et l'épidémie de paludisme. L'hypothèse est que les activités du projet liées à la diversification alimentaire, la fortification à domicile avec les poudres de micronutriments et la distribution d'aliments enrichis au niveau industriel, en combinaison avec celles des autres partenaires de la province de Ngozi, ont eu un impact positif protecteur sur l'anémie des enfants.
Les pratiques d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant
En général, les pratiques d'allaitement au Burundi sont satisfaisantes car elles sont protégées et valorisées par le manque d'accès aux substituts du lait maternel ou autre produits alternatifs en raison de la grande pauvreté et de la disponibilité irrégulière de ces produits. Dans l'ensemble, les communes du DS Kiremba présentent de meilleures pratiques d'allaitement (94% initiation précoce, 78% allaitement exclusif et 89% allaitement continu) que les autres communes enquêtées (88%, 77% et 83% respectivement). Ce succès est en partie attribuable au projet avec la promotion renforcée de ces pratiques au niveau communautaire. La cible de 75% d'allaitement exclusif a été atteinte au cours du projet (63% en 2014 vs 77% en 2017).
Les pratiques d'alimentation nécessitent des efforts supplémentaires pour introduire des changements considérables. En effet, même si le projet a positivement influencé la diversité alimentaire des enfants, la proportion d'enfants qui consomment une diversité adéquate est insuffisante (13% dans DS Kiremba, vs 9,7% dans les autres communes enquêtées). La même situation est notée pour la fréquence des repas (30%) et l'apport alimentaire minimal adéquat (5,7%) (indice combinant la diversité, la fréquence et l’allaitement). Une amélioration de l'apport alimentaire minimal acceptable est relevée entre l'enquête de base 2014 (5.1%) et l'enquête finale 2017 (5,7%). Cependant, la cible du projet était trop ambitieuse (30%), basée sur la cible nationale, et n'a pas pu être atteinte. Les prochaines actions sur les pratiques d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant devront tenir compte de cette limite.
Les maladies de l'enfant
Une diminution de l’incidence des maladies de l'enfant est notée entre l'enquête de base et l'enquête finale, incluant la fièvre malgré l’épidémie de paludisme en cours. Ce succès est en partie attribuable au projet grâce aux activités de promotion des pratiques familiales-clés au niveau communautaire. Un changement a aussi été noté pour la recherche de soins qui a été plus fréquente auprès de l'agent de santé communautaire qu'au centre de santé dans le DS Kiremba comme il était prévu par le projet.
Principaux résultats des analyses qualitatives
Les personnes interrogées lors des entretiens et groupes de discussion (autorités provinciales, communales, acteurs-clés communautaire, bénéficiaires) apprécient la pertinence des activités multisectorielles introduites dans le projet (nutrition, sécurité alimentaire, fortification, maladies de l’enfant). Ils ont cependant, soulevé certains soucis quant au ciblage d'activités spécifiques (distribution du petit élevage et de la farine fortifiée) pour lequel plus de sensibilisation et d'implication des autorités locales semblent nécessaire.
Les personnes interrogées apprécient le projet et trouvent qu’il a été très bien conçu. Il minimise le complexe de l’enfant malnutri et facilite la référence pour traitement. Ils ont noté des changements de comportements importants malgré quelques résistances attribuées à la courte période d´exécution du projet. Ils demandent que les pères soient mieux impliqués pour faciliter l’adoption de nouveaux comportements. En bref, ils apprécient positivement les activités réalisées par le projet et sollicitent la continuité du projet.
Principaux résultats de la revue documentaire du processus
La majorité des activités planifiées ont été mise en œuvre avec succès par l’atteinte à 90-100% des cibles fixées au début du projet. Le budget prévu de 3,5 million de USD a été exécuté à 95% (3,33 millions USD). Si l’on considère la population du district sanitaire de Kiremba (273,000 personnes ) qui a bénéficié d’un paquet multisectoriel plus important, le coût investit représente environ 3,7 USD par personne pas année soit 13 USD par personne pour la durée du projet (3,5 ans).
Le comité de pilotage et le comité technique mis en place en 2013 ont été fonctionnels tout au long du projet. L’appui des autorités locales par des consultants nationaux engagés par la FAO, l’OMS et l’UNICEF basés sur place à Ngozi et l’appui du personnel du sous-bureau du PAM a été essentiel dans la mobilisation des autorités locales et leur valorisation en tant qu’acteur principal de mise en œuvre du projet.

Recommendations:

1. Améliorer l’intégration des différents volets du projet. Il faut adresser les insuffisances rapportées dans la collaboration entre les agronomes communaux et les techniciens de promotion de santé dans l'intégration des couples mères-enfants bénéficiaires des FARN dans les groupes de champs-école paysan

2. Améliorer le ciblage des bénéficiaires des différentes interventions de petit élevage. Il y a un besoin de prévenir les incompréhensions liées à l’identification des ménages cibles pour la distribution des petits animaux

3. Pérenniser les activités du projet notamment les champs écoles paysans (CEP). Il y a un besoin important d'appui technique pour la pérennité des activités génératrices de revenus initiées à travers les champs-école paysan

4. Renforcer les volets accès à l’hygiène et à l’assainissement. L'hygiène apparaît clairement comme un déterminant de la malnutrition mais les faibles connaissances sur les pratiques d'hygiène de base freinent l'effet de cette dimension

5. Mettre en œuvre la fortification de la farine au niveau communautaire à base de céréales produites entre autres par les bénéficiaires du projet. La distribution de farine enrichie dans une seule zone administrative de la commune de Kiremba a été jugée insuffisante

6. Motiver les agents d’encadrement . Les moyens de déplacement des agents de l'état sont limités pour assurer la supervision des activités.

7. Améliorer le système de Suivi-Évaluation. Il y a eu des faiblesses dans le suivi régulier des données et du processus de mise en œuvre au cours du projet par les autorités locales. De plus, la planification annuelle des activités a été faite au niveau national avec une implication insuffisante des niveaux intermédiaires et périphériques. Une supervision plus rapprochée des acteurs-clés communautaires auraient permis d'éviter certaines incompréhensions et d'améliorer la qualité du service rendu par ces acteurs.

Lessons Learned:

Environnement favorable et coordination
• La participation active du Point Focal SUN ainsi que des autorités locales, politiques et administratives dans la coordination de ce projet conjoint Gouvernement - Agences des Nations Unies a été un atout précieux car elle a facilité la vue d'ensemble, les orientations ainsi que la participation au niveau national pour la mise en œuvre, l’appropriation des interventions du projet et la pérennité des interventions ;
• La méthodologie utilisée (mise en œuvre directe par le gouvernement avec l'appui technique de consultants locaux) a été appréciée à tous les niveaux car elle offrait une bonne opportunité pour améliorer la capacité du personnel technique du MSPLS et du MINAGRIE et a permis de renforcer l'appropriation des composantes clés du secteur, la gestion, la coordination et le suivi au niveau décentralisé ;
• La synergie entre les principaux acteurs communautaires issus de secteurs différents (santé, nutrition, agriculture, autorités locales, simples citoyens désireux de s'impliquer, etc.) a été au centre de toutes les interventions. Elle a permis non seulement de renforcer leur rôle au sein de leur communauté facilitant ainsi l'appropriation et les opportunités de durabilité du projet mais aussi de renforcer leur motivation pour l'adoption des pratiques nutritionnelles et le changement de comportement pour la lutte contre la malnutrition.
Offre de services multisectoriels conjoints
• Bien que ce ne soit pas toujours facile, la collaboration entre les acteurs-clés multisectoriels au niveau communautaire a été un facteur clé de succès. Pour y arriver, des formations conjointes (mamans-lumières, agents de santé communautaires, moniteurs agricoles et autorités locales) ont été offertes afin que tous soient au même niveau d’information. Ceci a renforcé leur intérêt commun à développer des liens entre les interventions spécifiques à la nutrition et les interventions sensibles pour offrir un ensemble plus complet à leurs enfants. Ainsi, l'intégration dans des activités visant les couples mères-enfants les plus vulnérables a été facilité (ex. : mamans-lumières et agents de santé communautaires impliqués dans la mise en place et la promotion des jardins potagers et des champs-écoles paysans alors que les moniteurs agricoles étaient impliqués dans le FARN\FAN surtout pour valoriser la diversité alimentaire). L’expérience a montré que les autorités locales peuvent bénéficier d’une version raccourcie des formations aifn qu’ils comprennent les messages-clés et les idées liées à l’intégration des activités à la condition qu’elles aient un rôle essentiel dans la mobilisation communautaires;
• Selon les directives nationales, ce sont les bénéficiaires des FARN qui apportent chacun une petite contribution alimentaire lors des sessions de 12 jours pour les démonstrations culinaires. La durabilité de cette initiative est souvent remise en question au point où plusieurs organisations non gouvernementales fournissent des items additionnels tels que l'huile, le poisson et les haricots. Cependant, l’apport externe de ces aliments s'est révélée inutile dans la province de Ngozi où les FARN ont a été mis en œuvre conformément aux directives nationales sans apport alimentaire supplémentaire. Ceci a été observé par la prise de poids adéquate des enfants malnutris aigus modérés bénéficiaires des FARN pendant les sessions de 12 jours. Néanmoins, les liens créés entre les FARN, les jardins potagers et les champs-écoles paysans se sont avérés essentiels pour faciliter la diversité alimentaire et la préparation de repas complets au cours des démonstrations culinaires.
Demande de services multisectoriels conjoints
• La mobilisation sociale a un élément essentiel pour susciter la curiosité, l'enthousiasme et la participation de la population de Ngozi et des principaux acteurs communautaires. C’est grâce à cette mobilisation que la population a accepté et contribué avec dynamisme au développement, pré-test et essais de stratégies et d'approches innovantes telles que FARN, le FAN, les cartes conseil multisectorielles, la fortification à domicile, les jardins potagers, l’intégration de conseils nutritionnels et démonstrations culinaires dans les champs-école paysans et l’initiation de l'enrichissement obligatoire des aliments au Burundi;
• Une fois sensibilisées et mobilisées les bénéficiaires du projet et les membres de leur communauté ont réclamé de devenir « propriétaires » des activités. En effet, ils ont manifesté le désir de sortir de la pauvreté et de réduire la malnutrition en apprenant à le faire par eux-mêmes et à ne pas dépendre d'un soutien extérieur pour réaliser ce rêve. Le projet a utilisé cette opportunité en leur donnant de nouvelles connaissances et compétences pour le faire;
• La forte demande pour la multiplication des champs-école paysans et la création de réseaux ou de coopératives a dépassé les attentes planifiées du projet. Ainsi, pour améliorer la durabilité de cette activité, certains groupes de champs-écoles paysans ont  été appuyés pour créer des associations ou coopératives dans la dernière année du projet. Cependant, pour assurer la pérennité de ces initiatives, il est essentiel de disposer de temps et de financement additionnels pour apporter leur soutien adéquat surtout en renforcement des capacités de gestion financière et de commercialisation de leurs produits agricoles.



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Report information

Year:
2017

Country:
Burundi

Region:
ESAR

Type:
Evaluation

Theme:
Nutrition

Language:
French

Sequence:
2017/005

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