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Evaluation database

Evaluation report

2017 Congo: Évaluation des interventions des nations unies en faveur des refugiés au Congo



Author: Seke Kouassi de Syg, Euloge Bikindou

Executive summary

With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System (GEROS)". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. The quality rating scale for evaluation reports is as follows: “Highly Satisfactory”, “Satisfactory”, “Fair” or “Unsatisfactory”. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part #’ of the report, and the executive feedback summary labelled as ‘Part #’.

 

Background

 

La République du Congo a connu plusieurs crises humanitaires engendrées par l’afflux massif des réfugiés à ses frontières, particulièrement dans le département de la Likouala (Nord-est).
Ces flux massifs de réfugiés dans le département de la Likouala marqué par une importante (71,9%, CNSEE, 2011) frange de population vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté se sont traduits par une forte croissance démographique dans ce département.
La rapide croissance démographique ayant amplifié nécessairement la demande sociale multiforme relative aux services sociaux de base, comme la santé de la reproduction et la planification familiale, les violences basées sur le genre et sexistes (SGBV), l’accès et la qualité de l’éducation fondamentale, la formation professionnelle et l’emploi des jeunes, la sécurité, l’accès aux ressources productives, etc. (UNFPA, 2014).
D’où des interventions spécifiques combinées des agences des Nations Unies (NU) visant l’amélioration des conditions de vie des réfugiés et des demandeurs d’asile au Congo, tant au niveau de l’offre de services sociaux essentiels que de la demande de ces services en réponse à la crise humanitaire. Des interventions mises en œuvre spécifiquement depuis l’arrivée massive des réfugiées en 2013 et qui reposent sur une approche holistique et participative s’efforçant de lever les principaux obstacles à la reconnaissance et au respect des droits des réfugiés au Congo, à leur accès aux services essentiels, y compris à l’éducation et aux soins de  santé, ainsi qu’aux dispositifs multisectoriels d’assistance dans le but de leur garantir des conditions de vie décentes.
Cette évaluation a été commandité par le MASAHS ( le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité ), avec l'appui technique de l'UNICEF, de l'UNHCR, et du PAM dans le but de tirer de les leçons  apprises de la mise en œuvre des interventions des nations unies et de faire le bilan critique de
ses interventions.

 

Purpose/Objective

 

Afin de disposer d’un bilan critique des actions réalisées après plus de 3 années de mise en œuvre de ces interventions, le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité (MASAHS) pour le compte de l’ensemble du Gouvernement, du Congo en collaboration avec les agences du Système des Nations Unies (SNU) ont commandité une évaluation.  Une évaluation dont le but est de permettre, primo, l’acquisition de connaissances nécessaires (apprentissage) à la transformation de la crise humanitaire liée à l’afflux massif des réfugiés, puis, secundo, d’interpeller à la responsabilisation (redevabilité) des détenteurs d’obligations par rapport à l’atteinte des résultats définis et enfin, tertio de servir à la prise de décisions au niveau des instances décisionnaires pour améliorer les interventions en faveur des réfugiés au Congo.

Plus spécifiquement, les objectifs étaient les suivants :

Apprécier la pertinence et l’efficacité des interventions humanitaires ;
Évaluer l’efficience, la pérennité et la cohérence globale des interventions mises en œuvre ;
Apprécier la mesure dans laquelle les approches droits humains, âge, genre et diversité, la gestion axée sur les résultats ont été prises en compte dans la conception et la mise en œuvre des programmes ;
Évaluer les effets positifs et négatifs des interventions au cours de leur mise en œuvre;
Identifier les meilleurs pratiques ainsi que les leçons apprises des interventions implémentées ;
Proposer des recommandations pour l’amélioration des interventions futures

 

Methodology

 

Cette évaluation a concerné douze (12) critères qui répondent aux impératifs de développement et humanitaire: la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la durabilité, la couverture, la cohérence, l’interdépendance, la protection, l’impact, l’approche âge, genre et diversité ainsi que l’approche droits humains, la gestion axée sur les résultats et enfin la coordination. Elle a concerné cinq (5) domaines en rapport avec les interventions des Agences du SNU : l’assistance humanitaire, la protection, les solutions durables, la logistique et la coordination. Ces domaines s'articulent autour d'un ensemble de  seize (16) secteurs d'interventions que sont : la sécurité alimentaire, les abris et les bien non-alimentaires, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la santé, l’éducation, les services aux personnes à  besoins spécifiques, la réhabilitation/relèvement économique, la protection juridique, la protection de l’enfant, les violences basées sur le genre et sexistes, le rapatriement volontaire, la réinstallation, l’intégration locale, la logistique et enfin la coordination.
Les méthodologies d’investigation (revue de la littérature, entretien semi-structurés et focus group auprès des populations cibles, observation, données quantitatives) ont été triangulées afin de recouper et d’analyser les données ainsi obtenues dans le cadre de cette évaluation. La collecte de données s’est effectuée à Brazzaville, Bétou, Ikpengbelé et Impfondo du 18 mai au 06 juin 2017 auprès des populations cibles constituées des entités gouvernementales, des partenaires de mise en œuvre des interventions, des responsables/chefs des programmes du SNU, des représentants des bénéficiaires des communautés de réfugiés RDC, RCA et Rwanda ainsi qu’auprès de la population hôte.

 

Findings/Conclusions

 

Les interventions étaient jugées pertinentes avec une efficacité suffisante des secteurs de la santé, de la protection juridique, de la protection de l’enfant ainsi que des domaines relatifs à la logistique et à la coordination des interventions. Pour le secteur de la sécurité alimentaire, l’efficacité était suffisant dans le cas des réfugiés RCA et insuffisant pour leurs homologues RDC. Dans les secteurs de la nutrition et du rapatriement, ils ont été jugés insuffisants. Enfin, s’agissant des secteurs du WASH, de l’éducation, des services aux PBS et de la réhabilitation/relèvement économique/résilience, ils sont jugé faibles. L’efficience des interventions est relativement positive. Le potentiel de durabilité des interventions apparaît très faible. Une cohérence globale positive a été  observée dans la dynamique des différents secteurs  (sécuritaire, économique, militaire, et humanitaire) qui jusqu’ici a permis de garantir une prise en compte adéquate et générale de l'impératif humanitaire et des droits de l’homme dans le cadre des interventions mises en œuvre.
Les activités qui répondent mieux au critère d’interdépendance sont celles de renforcement des capacités du personnel et des bénéficiaires et de responsabilisation des communautés.
Il existe une adéquation des secteurs de protection en faveur des différents groupes de population.
En terme d’impact, des changements significatifs ont été observés depuis la mise en œuvre des interventions selon les acteurs d’implémentation des interventions, les chargés de programme des Agences du SNU ainsi que les populations cibles primaires (réfugiés) et les populations locales.
La thématique transversale de l’approche âge, genre et diversité et aux droits humains a fait l’objet de préoccupation majeure dès l’étape initiale de formulation de la réponse.
Il existe une bonne connaissance et pratique de la GAR par les acteurs du SNU en charge des interventions.
La coordination des interventions est jugée efficace. 

 

Recommendations

 

Mener un plaidoyer pour lever des fonds en vue du développement social et économique de la Likouala en rehaussant en même temps le niveau des infrastructures qui seront aussi bénéfiques aux réfugiés.
Renforcer la planification et la budgétisation conjointes entre les agences du SNU à l’image de la coopération entre agences du SNU au niveau des opérations de terrain menées à Bétou
Poursuivre le plaidoyer auprès du gouvernement pour l’implication des entités étatiques en vue non seulement de l’appropriation des interventions en cours mais aussi en vue d’assurer leur pérennisation surtout dans le domaine de l’éducation et de la santé.
Mieux coordonner et renforcer le suivi de la mise en œuvre des interventions de terrain pour combler dans de meilleurs délais les ruptures en intrants nutritionnels (au niveau de l’URNI) et en intrants sanitaires (vaccins, ARV, réactifs).
Poursuivre le renforcement des capacités techniques en planification, suivi et évaluation ainsi qu’en gestion fiduciaire de manière à accroître les compétences techniques des partenaires.
Favoriser la création des AGR pour les populations affectées (refugiés et hôtes) à travers des systèmes de financement appropriés essentiels à l’effet de préparer la phase post urgence et le relèvement économique des populations affectées.
Mettre en œuvre des exercices réguliers de monitorage décentralisé de toutes les interventions dans une approche multisectorielle avec les autorités locales.

Lessons Learned

Le consensus est nécessaire à l’élaboration des interventions dans le cadre d’interventions intégrées. En effet, il est important pour définir le caractère SMART des indicateurs de suivi-évaluation, la désignation effective et judicieuse aussi bien des groupes cibles que du rôle de chacun des  partenaires d’exécution et de mise en œuvre des interventions ;
Le renforcement des capacités des parties prenantes tant nationales qu’internationales en planification est un préalable à tout exercice participatif de planification stratégique, pour minimiser les biais de perception et harmoniser les niveaux de compréhension
Une meilleure maîtrise et connaissance des procédures CERF par le personnel des Agences du SNU impliquées lors de la formulation  des projets pour l’acquisition de ces fonds d’urgence ;
La programmation et la mise en œuvre conjointe entre les agences du SNU (Intégration dans le delivering as one, Unis dans l’Action) permettent une synergie des actions et une optimisation des ressources surtout dans un contexte de mobilisation insuffisante des ressources nécessaires aux interventions ;
La systématisation des actions de plaidoyer, l’implication des autorités administratives locales à tous les niveaux ainsi que celle de toutes les autres parties prenantes, les supervisions conjointes des activités, les réunions de coordination sont efficaces pour débloquer les goulots d’étranglement et lever les facteurs de mitigation qui ternissent l’efficience et l’efficacité de la mise en œuvre des interventions;
La promptitude de la mise à disposition des ressources et l’opportunité des décaissements et  allocations aux partenaires de mise en œuvre ont permis  à ces derniers une bonne exécution budgétaire des accords/PTA.

 




Full report in PDF

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Report information

Year:
2017

Country:
Congo

Region:
WCAR

Type:
Evaluation

Theme:
Program Excellence (Cross-Cutting)

Language:
French

Sequence:
2017/001

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