L’histoire d’Augustin, survivant du choléra

Au mois de janvier 2019, une épidémie de choléra a été déclarée dans la province du Haut-Katanga.

Sandra Burume
Augustin est un survivant du choléra en RDC
UNICEF DRC Burume
22 avril 2019

« C’était le mardi 26 février et je revenais d’un rendez-vous en ville pour récupérer mes lunettes », se rappelle encore Augustin, un habitant de la ville de Lubumbashi en République Démocratique du Congo (RDC). Alors qu’il était assis dans le taxi, Augustin a commencé à se sentir nauséeux et devait aller d’urgence aux toilettes.   

« J’ai hâté d’arrêter le chauffeur pour qu’il s’arrête », continue le père de famille de 4 enfants qui s’est senti vidé de toute sa force. Trouvant quand même le courage de marcher, Augustin est arrivé jusqu’à la maison mais son état se dégradait. Après des heures de diarrhée et de vomissements, il s’est rendu au centre de santé le plus proche. Inquiet par son état, l’infirmier a directement référé Augustin au centre de traitement choléra de la ville.

« Arrivé sur place, la prise en charge a commencé directement », explique Augustin qui ne savait pas réellement ce qui lui arrivait. Durant une semaine entière, des équipes médicales se sont relayées au chevet d’Augustin et des autres patients pris en charge au centre de traitement choléra de Lubumbashi. Lorsque son état a enfin commencé à l’améliorer, Augustin a pu rentrer à la maison.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés. « Je n’ai pas encore identifié la vraie cause de ma maladie mais j’ai compris qu’il faut utiliser de l’eau potable et se laver régulièrement les mains », poursuit Augustin. Depuis son retour à la maison, le père de famille veille à la propreté dans la maison et au traitement des bidons et récipients. Il s’assure aussi que de l’eau soit toujours à disposition à l’entrée de la maison et des toilettes.

Au mois de janvier 2019, une épidémie de choléra a été déclarée dans la province du Haut-Katanga. L’UNICEF soutient le Gouvernement en appuyant les centres de traitement, en assurant la disponibilité d’eau potable dans les zones touchées et en sensibilisant la population aux mesures de prévention.

« Ce que j’ai tiré de cette expérience, ce qu’il faut prendre soin de sa santé », conclut Augustin qui ne cesse de répéter les bonnes pratiques à son entourage.