Face à la menace du choléra

Les inondations multiplient les risques de propagation de maladies d'origine hydrique, comme le choléra.

Nickey Mputu
Angèle souriante
UNICEF DRC Mputu
06 octobre 2020

Lorsque des pluies torrentielles se sont abattues sur Bukama, un territoire dans la province du Haut-Lomami, Angèle Mbuya a perdu sa maison et toutes ses possessions. « Nos maisons se sont écroulées », se rappelle Angèle, 59 ans. De janvier à mars 2020, la crue de la rivière Lualaba a affecté plus de 200.000 personnes dans quatre zones de santé du territoire de Bukama au sud de la République Démocratique du Congo (RDC).

« Nous nous sommes réfugiés vers le marché où nous dormions en plein air et sans hygiène », explique la sexagénaire. N’ayant pas d’autres choix, Angèle a consommé de l’eau souillée ce qui a rapidement déclenché de violentes diarrhées. « On m’a diagnostiqué le choléra », explique Angèle qui avait été prise en charge gratuitement l’Hôpital Général de Référence de Bukama soutenu par l’UNICEF.

Après deux semaines de soins, Angèle a retrouvé sa bonne santé mais garde encore le souvenir des inondations qui ont failli lui coûter la vie. 

Les inondations multiplient les risques de propagation de maladies d'origine hydrique, comme le choléra. Suite à la montée des eaux de la rivière Lualaba, l’UNICEF a installé des points de chloration et désinfecté les puits pour fournir de l’eau potable aux populations sinistrées. Afin de sensibiliser la population dans les zones sinistrées, l’UNICEF a mobilisé des relais communautaires et diffusé des messages de prévention à travers les stations de radio locales.

Un relais communautaire qui procède à la chloration de l'eau
UNICEF DRC Mputu

Six mois après les inondations, la vie a repris à Bukama. Les eaux ont baissé et le choléra a disparu. Aujourd’hui, les lits du centre de traitement choléra sont vides et plus aucun cas de choléra n’a été relevé depuis plusieurs mois. Le renforcement de la surveillance épidémiologique, le maintien des sites de chloration et la poursuite des activités de sensibilisation se poursuivent afin d’assurer une prévention durable de la transmission du choléra et d’autres maladies transmissibles.


Merci à ECHO et au Gouvernement de la Norvège dans le cadre du Global Humanitarian Thematic funding pour leur soutien aux activités de lutte contre le choléra en République Démocratique du Congo.