Clémence, un infirmier au service de sa population

Le programme Ecoles et Villages Assainis aide les habitants de Banalia à lutter contre les maladies infectieuses et rester en bonne santé.

Typhaine Daems
Clémence en train de manipuler un flacon de vaccin
UNICEF DRC Prinsloo
29 novembre 2020

« Mon centre sert 8.000 personnes, dont 1.500 enfants de moins de cinq ans », explique Clémence, infirmier titulaire dans un centre de santé de Banalia, au nord de la République Démocratique du Congo (RDC).

Au cours des dernières années, la situation a beaucoup changé au centre de santé. « Je recevais une vingtaine de cas de diarrhée chaque mois », se rappelle l’infirmier. « Aujourd'hui, ce nombre est tombé à moins de cinq », poursuit Clémence, convaincu que c’est un résultat obtenu grâce à l’amélioration des conditions d’hygiène et d’accès à l’eau potable. Depuis 2014, son centre de santé se trouve dans une zone où le programme Ecole et Village Assainis est mis en place par le Gouvernement et l’UNICEF pour réduire les infections respiratoires aiguës, les maladies diarrhéiques et le paludisme.

« J’aime mon travail », explique Clémence, très engagé dans sa communauté. Il sait à quel point la santé des enfants est importante pour l’avenir du pays et dépend de la qualité des services et intervention. Clémence ne se contente pas de soigner les enfants mais il s’assure aussi qu’ils ne tomberont pas malades.

« Je fais la promotion des pratiques familiales auprès des habitants de la communauté car elles sont essentielles », souligne Clémence. L’infirmier veille aussi à ce que chaque parent qui se présente chez lui reçoive gratuitement une moustiquaire imprégnée d’insecticide. « Les parents savent à quel point les moustiquaires sont importantes pour protéger leurs enfants contre le paludisme », explique Clémence.

Clémence donne le vaccin à un bébé
UNICEF DRC Prinsloo

Lorsque Josée est venue en consultation pour faire peser son bébé et suivre son évolution, Clémence a pris le temps de lui parler de l’importance de la vaccination, de l’allaitement, de l’enregistrement des naissances, etc. L’infirmier lui a également remis une moustiquaire imprégnée d’insecticide pour protéger sa famille contre le paludisme.

Le bébé de Josée est en parfaite santé et grandit très bien. Comme Josée n’habite qu’à quelques minutes du centre de santé, il a été facile pour elle de venir à la consultation. Mais à Banalia, ce n’est pas le cas pour tout le monde : de très nombreux habitants vivent à plus de dix kilomètres du centre de santé, sans moyen de transport.

« Nous avons établi un poste de santé avancé pour atteindre les populations les plus éloignées », explique fièrement Clémence. Grâce à ce poste de santé, tous les habitants ont accès aux soins de santé courants. « Mais la vaccination pose un problème », poursuit l’infirmier, expliquant qu’ils ne disposent pas de frigos pour conserver les vaccins. « Durant la saison des pluies, les routes sont impraticables », précise Clémence. Lorsque les pluies arrivent, il est impossible pour l’infirmier de se rendre au poste de santé avancé et les populations doivent rester des semaines sans consultations.

Heureux des progrès enregistrés au centre de santé, Clémence n’en oublie pas pour autant les populations les plus éloignées. L’accès aux soins de santé de base pour tous les habitants de son aire de santé reste un véritable défi.  

Grâce au programme Ecole et Village Assainis soutenu par FCDOUSAID, les Gouvernement du Japon et de la Suède ainsi que la région de Bruxelles Capitale, plus de 11 millions de congolais vivant en milieu rural ont accédé à un assainissement de base.