Des câlins, de l’amour et de soins pour Faraja

L'UNICEF travaille avec des survivant, des assistants psychosociaux et psychologues pour assister les enfants orphelins ou non accompagnés à cause d'Ebola.

Typhaine Daems
Faraja a perdu sa mère, son père et son frère à cause d'Ebola à l'est de la RDC
UNICEF DRC Musangi
26 décembre 2019

BUTEMBO, République Démocratique du Congo - « Faraja est un enfant miracle », explique Edwige Kavugho alors qu’elle berce tendrement le petit garçon dans ses bras. Lorsqu’il est venu au monde, Faraja a immédiatement été séparé de sa mère, infectée par la maladie à virus Ebola et prise en charge au Centre de Traitement Ebola de Butembo.

 

Faraja n’a jamais pu profiter de la chaleur du corps de sa maman, décédée quelques heures après l’accouchement. Faraja est resté en observation avant d’être prise en charge à la crèche voisine, une structure mise en place par l’UNICEF pour accueillir les enfants orphelins ou séparés par Ebola.

« Il n’avait que 4 jours lorsqu’il est arrivé à la crèche », poursuit Edwige en précisant que c'est le plus jeune enfant accueille dans la crèche.

Durant près d’un mois, Faraja est resté à la crèche et a fait l'objet d’une surveillance visant à déceler l’apparition d’éventuels symptômes. Le petit garçon était à risque de développer la maladie qui avait déjà emporté sa mère, son père et son frère. C’est Edwige - une survivante de la maladie - qui s’occupe de nourrir, cajoler et distraire le jeune garçon.

En plus d’avoir perdu sa mère, son père et son frère à cause de la deuxième épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire, toute la famille a tourné le dos à Faraja. Les assistants psychosociaux de l’UNICEF s'efforcent de placer les enfants orphelins auprès de parents proches, ce qui n'est pas une tâche facile étant donné le fardeau économique que représente l'éducation d'enfants supplémentaires et la peur de contracter la maladie.

Seule Kanyere Kachelewa, la tante maternelle, s’est inquiétée pour l’avenir de Faraja. Après avoir passé un mois à la crèche, le petit garçon a été pris en charge par sa tante qui s’est engagée à l’élever comme son propre enfant. L’UNICEF continuera d’accompagnera Kanyere et Faraja afin de leur apporter un soutien adapté à leurs besoins physiques, psychologiques et sociaux.

« Faraja signifie ‘consolation’ en swahili », explique Edwige qui est tout particulièrement attaché au petit garçon. « Je lui souhaite une longue et saine vie », conclut Edwige, heureuse d’avoir pu apporter de l’amour et du réconfort à ce petit être qui a perdu bien trop tôt sa maman.

Depuis le début de l'épidémie d'Ebola à l'est de la RDC, l’UNICEF et ses partenaires ont pris en charge plus de 8.000 enfants orphelins ou séparés de leurs parents à cause d’Ebola.


La réponse de l'UNICEF à l'épidémie d'Ebola est appuyée par la Banque Mondiale, la Commission Européenne - Opérations européennes de protection civile et d'aide humanitaireGavi - l'alliance du Vaccin, l’Agence américaine pour le Développement International, le Fonds Central d'Intervention d'Urgence et le Gouvernement japonais. L’UNICEF bénéficie également du soutien du Comité allemand pour l’UNICEF, du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, du Gouvernement britannique et de la Fondation Paul G.Allen Family.