Amélioration de l'eau potable pour sauver des vies à Beyhadh

...l'eau potable, sauve des vies

Courage Nyamhunga
Une femme qui cherche de l'eau d'une pompe à eau
UNICEF/Djiobouti/UN057A0392/C.Nyamhunga
19 janvier 2020

Beyadeh est une communauté rurale semi-nomade isolée qui abrite près de 80 ménages permanents et 50 familles nomades vivant dans les régions environnantes. Les effets du changement climatique ont eu un impact négatif sur la vie de ces populations, à travers une réduction significative des ressources naturelles telles que l'eau et l'espace de pâturage pour leur bétail. Par conséquent, ces communautés ont perdu une grande partie de leurs moyens de subsistance.L'accès à l'eau potable à Beyadeh est un énorme problème.  Depuis 20 ans, la région a connu uniquement deux saisons de pluies.  Beyadeh a un climat désertique, pendant l'année, il n'y a pratiquement aucune précipitation, et les températures moyennes peuvent atteindre les 32,2 ° C. Les conditions météorologiques extrêmes nous rappellent que les enfants et les femmes restent la population la plus vulnérable dans cet environnement très rude.Pour relever ce défi, l'UNICEF soutient la Direction de l'hydraulique de Djibouti avec l'aide financière de l'USAID et du financement thématique de l'UNICEF. La collaboration vise la construction d'infrastructures hydrauliques pour la communauté de Beyadeh qui peuvent contribuer à sauver des vies, maintenir les enfants à l'école et améliorer les moyens de subsistance. Ce projet WASH a érigé un système d'alimentation en eau solaire dans la communauté qui a transformé l'accès à l'eau pour les enfants et les familles dans cette région éloignée.

A woman fetching water from a water pump
UNICEF/Djibouti/057A0399/C.Nyamhunga
Fatouma cherche de l'eau à une pompe à eau, à cinq mètres de sa propriété à Beyhadh. La communauté a maintenant de l'eau potable, grâce au soutien de l'USAID.

L'eau salubre sauve des vies et du temps

Pour les villageois de Beyadeh, le problème d'eau appartient désormais au passé. Le projet a libéré la plupart des femmes de la communauté d'avoir à parcourir de longues distances pour chercher de l'eau non potable. Halima âgée de 40 ans, la mère de neuf enfants rayonne de joie, d'autant plus que la nouvelle pompe à eau a été installée à seulement 5 mètres de son domicile. Contre ce paysage « violent », le projet d'eau soutenu par l'UNICEF a redonné espoir aux femmes de la communauté.

« Avant l'intervention, je me procurais de l'eau des puits traditionnels et c'était une tâche difficile car les animaux sauvages viennent également boire de l'eau de cette même source. J'ai également réalisé que tous mes enfants souffraient de diarrhée à cause de l'eau sale »

Halima

Un regard sur la petite parcelle du jardin vert au milieu d'un environnement sec est une vision incroyable de la vie contre toute attente. Le jardin agro-pastoral donne des tomates, des oignons, du poivre et de l'herbe pour les chèvres qui fournissent constamment du lait, ce qui améliore la nutrition.

Le projet WASH a montré un énorme potentiel pour produire à la fois des avantages en termes de sécurité alimentaire et de santé pour la communauté. L'accès à une eau plus propre a réduit le coût des soins de santé, car les enfants sont moins sensibles aux maladies d'origine hydrique.

A young girl standing close to an agro-pastoral nutrition garden.
UNICEF/Djibouti/UN057A0445/C.Nyamhunga
L'une des filles de Fatima, se tient près de son jardin nutritionnel agro-pastoral, vert grace à la disponibilité de l'eau

Chaque goutte permet de maintenir les enfants à l'école.

Alors que nous continuons à parler à Halima du changement de sa routine quotidienne depuis le début du projet, Halima rappelle l'impact le plus important que ce projet a eu sur elle en tant que mère avec des enfants scolarisés. Elle raconte sa vie avant l'intervention du projet WASH et après l'intervention.

Il y a deux ans, j'étais enceinte de mon 8ème enfant, et j'ai accouché par césarienne et quand je suis sortie de la clinique, je n'avais personne pour m'apporter de l'eau à la maison. Je devais retirer mes cinq enfants de l'école. Ils ont dû manquer l'école toute l'année uniquement pour chercher de l’eau.

 

Halima

Les chefs traditionnels comme Abdourahman Eltireh, enseignant à l'école primaire de Beyadeh, ont exprimé leur gratitude pour avoir de l'eau propre qui a rendu les toilettes de l'école plus hygiéniques et attentives au genre.

« Le projet nous a apportés un nouveau jour, l'accès à une eau potable et à un assainissement amélioré fait une réelle différence dans nos vies et en particulier celle de nos enfants. La communauté est en meilleure santé, plus heureuse et fait mieux face à la sécheresse continue 

Abdourahman Eltireh
Abdourahman Eltireh  at teacher at Beyadeh Primary School stands with four boys
UNICEF/Djibouti/2019/C.Nyamhunga
Abdourahman Eltireh, chef traditionnel et enseignant au primaire à Beyadeh, pose pour une photo avec quatre garçons. Grâce au soutien de l'UNICEF, ces garçons n'ont plus à parcourir de longues distances pour l'eau, l'école dispose désormais d'une pompe à eau.

Dans les zones rurales de Djibouti, près de 65% de la population n'a pas accès à l'eau potable et risque de contracter des maladies transmises par une eau insalubre. Le réservoir de Beyadeh, avec sa pompe photovoltaïque et solaire installée par l'UNICEF, répond aux besoins de près de 80 ménages de six personnes, dans un rayon de deux kilomètres, empêchant ainsi quelque 600 personnes de contracter des maladies transmises par des eaux impures.