J’ai compris comment éviter la Covid-19 et les « maladies des mains sales »

Les refugiés dans le département de la Likouala, au Nord du Congo, comme Ingrid, reçoivent des kits de prévention et des informations vitales sur « Comment se protéger des épidémies »

Ghislain W. SOUNGHA N’GABOU
Ingrid et ses enfants assis dans la cour
UNICEF/2021/Ghislain W. SOUNGHA N’GABOU
27 février 2021
Ingrid est ses enfants
UNICEF/2021/Ghislain W. SOUNGHA N’GABOU

Être une femme seule vivant avec handicap avec deux enfants de trois mois et 11 ans dans un centre de réfugiés n’est pas évident et peut poser plusieurs défis. Ingrid le sait très bien car cela est sa vie au quotidien.

Cette femme de 35 ans est arrivée au Congo en 2013 pour échapper au conflit armé dans son pays d’origine, la République Centrafricaine. Maintenait elle habite dans le site pour refugiés « 15 avril » qui se trouve à Bétou, au Nord de la République du Congo, dans le département de la Likouala, qui accueille actuellement plus de 33 000 réfugiés.  

« J’ai vécu des expériences vraiment pas faciles. Maintenant je me sens plus en sécurité et je m’occupe de mes enfants du mieux que je peux pour les aider à grandir en sécurité et en bonne santé. » raconte Ingrid. « J’ai vraiment apprécié le fait d’avoir reçu récemment un kit avec un seau, du savon et des masques : c’est très utile pour moi et pour mes enfants pour essayer de rester en bonne santé et éviter les maladies. 

Sensibiliser les communautés dans les sites de réfugiés sur les gestes barrières

Ingrid et ses enfants font partie des 14 000 personnes qui ont été sensibilisées sur les mesures de prévention de la COVID-19, Ebola et les maladies à transmission hydrique, et qui ont reçu du matériel de prévention, dans le cadre d’un paquet de services pour les réfugiés. Ces interventions sont menées par UNICEF et ses partenaires grâce à l’appui du Bureau de la population, des réfugiés et de la migration (Bureau of Population, Refugees and Migration – BPRM) de USAID.  

Quand j’ai reçu le seau et le savon, on m’a expliquée qu’il ne faut pas seulement se laver les mains, mais aussi comment il faut le faire. Tout cela pour éviter, mes enfants et moi, ce que nous appelons les ‘maladies des mains sales’ comme la Covid-19. La même chose pour le masque : je savais ce que c’est un masque, mais je ne savais pas comment le porter. Ils m’ont tout expliqué, étape par étape : comment le faire passer derrière les oreilles, comment l’enlever, tout. Et pour Ebola j’ai appris aussi qu’il faut éviter la viande de chasse, qui peut être dangereuse.

 

raconte Ingrid.

Un paquet intégré de services pour améliorer les conditions de vie des familles refugiées

Dans un effort de fournir des services intégrés pour améliorer les conditions de vie des familles refugiées, UNICEF et ses partenaires, y compris ACTED et AARREC, ont permis l’accès à l’eau potable à la famille d’Ingrid et à 15 000 personnes réfugiées. 5 000 jeunes et adolescents ont bénéficié d’une sensibilisation sur les violences et 50 relais communautaires ont été formés sur l’identification et le prise en charge des survivants. 5 000 enfants ont reçu un kit scolaire et près de 60 enseignants ont été formés pour offrir une éducation de qualité aux enfants réfugiés.