À la rencontre de Sami Albert Kansié, un défenseur engagé du droit à l’éducation
À l’occasion des 80 ans de l’ONU, l’UNICEF Burkina Faso rend hommage à ceux qui traduisent ses valeurs en actions concrètes. Sami Albert Kansié, chargé de l’éducation, incarne engagement et résilience au service des enfants.
A l’UNICEF depuis six ans, Sami Albert Kansié se consacre entièrement à la promotion de l’éducation. Basé au bureau de terrain de Fada N’Gourma, dans la région de l’Est, une zone marquée par l’insécurité, Sami travaille sans relâche pour que chaque enfant ait accès à l’école.
Travailler pour le système des Nations Unies, et plus particulièrement pour l’UNICEF, était pour lui un rêve devenu réalité.
« Ce qui me motive, c’est le sentiment d’apporter ma modeste contribution aux efforts humanitaires et de développement pour faire progresser le droit à l’éducation pour les enfants, en particulier les plus vulnérables. En plus, les valeurs de l’organisation sont en harmonie avec mes principes personnels de vie familiale, communautaire et sociale», confie-t-il.
Pour Sami, l’éducation est au cœur de la mission de « sauver et changer des vies » : car chaque enfant qui apprend, c’est une vie sauvée et un avenir transformé. C’est un droit qui protège les enfants, renforce la résilience et favorise un développement durable dans un environnement de paix et de cohésion sociale.
Il se souvient encore de cette expérience profondément humaine survenue en 2020, qui l’a marqué. C’est quand il a rencontré une adolescente de 14 ans qui déplacée interne, enceinte et non scolarisée. Grâce à la coordination entre les acteurs de la protection et de l’éducation, elle a été accompagnée et inscrite dans un centre de formation modulaire.
« À la fin, la fille est sortie major de sa promotion. Voir cette jeune fille croire à nouveau en elle, rêver d’un avenir meilleur, m’a profondément touché. J’étais davantage convaincu que les petits gestes, dans les situations d’urgence, peuvent transformer des vies », se réjouit Sami.
Pour Sami, l’éducation reste le levier le plus puissant pour changer le monde et chaque enfant doit pouvoir apprendre pour développer son plein potentiel et devenir un citoyen actif de demain. Il encourage les jeunes à déconstruire les préjugés selon lesquels, il faudrait être très âgé, ou “avoir un bras long” pour travailler à l’UNICEF.
«L’UNICEF est un creuset de jeunes, de femmes et d’hommes engagés, venus d’horizons divers. Chaque jeune peut y trouver sa place, à condition d’être passionné, de se former et de s’engager concrètement pour les enfants », souligne-t-il.
L'UNICEF au Burkina Faso emploie plus de 140 staffs pour appuyer le gouvernement dans sa mission de sauver la vie des enfants, défendre leurs droits et les aider à réaliser leur potentiel, d’avant la naissance jusqu’à leurs 18 ans révolus, et même au-delà.
L'UNICEF remercie ses généreux donateurs pour leur soutien essentiel, qui lui permet de financer ses programmes d'aide aux enfants au Burkina Faso. Les contributions, qu'elles soient ponctuelles ou régulières, permettent d'améliorer l'accès à l'éducation, à la santé, à la nutrition, à l'eau potable, à la protection pour le bien-être des enfants.