Dix-huit millions de doses du tout premier vaccin antipaludique allouées à 12 pays africains pour la période 2023-2025 – Gavi, l’OMS et l’UNICEF

06 juillet 2023
Une infirmière préparant des médicaments pour le traitement du paludisme à la clinique du village de Namoungou, situé à environ 30 km à l'est de Fada N'gourma dans l'est du Burkina Faso.
©Figula J.
Une infirmière préparant des médicaments pour le traitement du paludisme à la clinique du village de Namoungou, situé à environ 30 km à l'est de Fada N'gourma dans l'est du Burkina Faso.
  • Face à la forte demande dont fait l’objet le tout premier vaccin antipaludique, 12 pays d’Afrique recevront un total de 18 millions de doses de vaccin RTS,S/AS01 pour la période 2023-2025.
  • Les pays ayant participé au Programme de mise en œuvre de la vaccination antipaludique, à savoir le Ghana, le Kenya et le Malawi, bénéficieront de doses afin de poursuivre la vaccination dans les régions pilotes.
  • De nouveaux pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Libéria, le Niger, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Sierra Leone, recevront également des doses pour introduire la vaccination sur leur territoire.

Genève/New York, le 5 juillet 2023 – Douze pays de différentes régions d’Afrique recevront un total de 18 millions de doses du tout premier vaccin antipaludique au cours des deux prochaines années. Ce déploiement est une étape essentielle pour lutter contre l’une des principales causes de décès sur le continent.

L’attribution des doses a été déterminée conformément aux principes énoncés dans le Cadre d’allocation de stocks limités de vaccin antipaludique, qui donne la priorité aux régions qui en ont le plus besoin, à savoir les régions dans lesquelles les enfants sont exposés au risque le plus élevé de contracter la maladie et d’en décéder.

Depuis 2019, le Ghana, le Kenya et le Malawi administrent le vaccin antipaludique dans le cadre du Programme de mise en œuvre de la vaccination antipaludique coordonné par l’OMS et financé par Gavi, l’Alliance du vaccin, par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et par Unitaid. Plus de 1,7 million d’enfants ont ainsi bénéficié du vaccin RTS,S/AS01 dans ces pays depuis 2019 et celui-ci s’est avéré sûr et efficace, entraînant une réduction substantielle des cas graves de paludisme et une diminution du nombre de décès d’enfants. Au moins 28 pays africains ont manifesté leur intérêt pour recevoir ce vaccin.

Outre le Ghana, le Kenya et le Malawi, cette première attribution de 18 millions de doses permettra à neuf autres pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Libéria, le Niger, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Sierra Leone, d’introduire pour la première fois le vaccin dans leurs programmes de vaccination de routine. Cette première série d’allocations repose sur l’approvisionnement dont dispose Gavi, l’Alliance du vaccin par l’intermédiaire de l’UNICEF. Les premières doses de vaccin devraient être livrées dans ces pays au cours du dernier trimestre 2023 et commencer à être administrées d’ici le début de l’année 2024.

« Ce vaccin a le potentiel de marquer un tournant dans la lutte contre le paludisme et, s’il est largement déployé en parallèle d’autres interventions, de prévenir des dizaines de milliers de décès chaque année », se réjouit Thabani Maphosa, Directeur général de la mise en œuvre des programmes de pays à Gavi, l’Alliance du vaccin. « Tandis que nous travaillons avec les fabricants pour accélérer l’approvisionnement, nous devons nous assurer que les doses dont nous disposons sont utilisées aussi efficacement que possible. Pour cela, nous devons mettre à profit l’ensemble des enseignements que nous avons tirés de nos programmes pilotes à l’heure où nous élargissons la vaccination à un total de 12 pays. »

Le paludisme reste l’une des maladies les plus meurtrières en Afrique, tuant chaque année près d’un demi-million d’enfants de moins de 5 ans. En 2021, la région enregistrait près de 95 % des cas de paludisme dans le monde et de 96 % des décès liés à la maladie.

« Presque chaque minute, un enfant de moins de 5 ans meurt du paludisme », déplore Ephrem T. Lemango, Directeur adjoint chargé de la vaccination de l’UNICEF. « Nous pouvons éviter ces décès et traiter la maladie depuis longtemps, mais le déploiement de ce vaccin donnera aux enfants, en particulier en Afrique, une meilleure chance de survie. En augmentant l’approvisionnement, nous espérons qu’encore plus d’enfants pourront bénéficier de cette avancée qui sauve des vies. »

« Le vaccin antipaludique constitue une avancée majeure pour la santé et la survie de l’enfant. Il est donc légitime que les familles et les communautés souhaitent que leurs enfants se fassent vacciner », affirme la Dre Kate O’Brien, Directrice du Département de l’OMS Vaccination, vaccins et produits biologiques. « Cette première distribution de doses de vaccin antipaludique vise en priorité les enfants exposés au risque le plus élevé de décéder du paludisme. La forte demande suscitée par le vaccin et la portée considérable de la vaccination infantile permettront d’accroître l’équité en matière d’accès à la prévention du paludisme et de sauver de nombreuses vies d’enfants. Nous travaillerons sans relâche pour augmenter l’offre jusqu’à ce que tous les enfants à risque puissent bénéficier de ce vaccin. »

Pour gérer les limites en matière d’approvisionnement au cours des premières années de déploiement de ce nouveau vaccin, l’OMS a réuni, en 2022, des conseillers spécialisés, principalement originaires d’Afrique – où le fardeau du paludisme est le plus lourd – pour soutenir l’élaboration d’un cadre d’allocation des stocks limités de vaccin antipaludique, afin d’orienter l’attribution des premières doses. Ce cadre se fonde sur des principes éthiques basés sur la solidarité et propose d’attribuer les vaccins en priorité aux zones enregistrant les besoins les plus importants. 

Le Groupe de mise en œuvre du cadre était composé de représentants des Centres africains de prévention et de contrôle des maladies (CDC-Afrique), de l’UNICEF, de l’OMS et du Secrétariat de Gavi, ainsi que de représentants de la société civile et de conseillers indépendants. Les recommandations du groupe ont été examinées et approuvées par le Groupe d’approbation de la haute direction (Senior Leadership Endorsement Group) de Gavi, de l’OMS et de l’UNICEF (pour en savoir plus, voir le document intitulé First malaria vaccine supply allocations: explanation of process and outcomes [Distribution du premier vaccin antipaludique : explication du processus et résultats]).

D’après les estimations, la demande annuelle mondiale de vaccins antipaludiques devrait atteindre 40 à 60 millions de doses d’ici à 2026, et 80 à 100 millions de doses chaque année d’ici à 2030. Outre le vaccin RTS,S/AS01, mis au point et produit par GSK et fourni prochainement par Bharat Biotech, un deuxième vaccin, R21/Matrix-M, mis au point par l’Université d’Oxford et fabriqué par le Serum Institute of India (SII), devrait également être préqualifié par l’OMS dans un futur proche. Gavi a récemment présenté une feuille de route visant à soutenir l’augmentation de l’offre afin de répondre à la demande.

 

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