Protection de l’enfant

Bref aperçu

L'Unicef à l'action

Histoire vécue

 

Offrir un cadre législatif et règlementaire garantissant les droits des enfants

D’une manière générale les textes existants au Burkina Faso offrent un cadre législatif et règlementaire garantissant les droits des enfants. Mais il faut noter une insuffisance d’appropriation et une méconnaissance de ces derniers par les populations. Malgré un arsenal législatif et administratif propice au respect des droits humains, particulièrement des droits de l’enfant et de la femme, des insuffisances sont donc malheureusement notables.

Au cours de la dernière décennie, le nombre de tribunaux de grande instance est passé de 19 à 24 (soit un accroissement de 26,3 %). Il faut également noter 26 maisons d’arrêt et de correction, le centre pénitentiaire agricole de Baporo et la prison de haute sécurité.

Le nombre de juges pour enfants, lui, est passé de 2 à 7. Par contre, le nombre de magistrats pour 100 000 habitants n’a pas évolué (2,4 en 2015). Enfin, avec 0,98 % du budget de l’Etat consacré au ministère en charge de la justice en 2015, les moyens alloués à la justice juvénile demeurent marginaux.

On observe en outre : 
- Le non-respect strict du délai de garde à vue
- La non-séparation stricte du mineur de l'adulte pendant cette phase
- La faible couverture du pays par des unités de police spécialisées pour les mineurs et la protection de l’enfant
- L’insuffisance de formation qualifiante spécifique
- La non prise en compte des besoins spécifiques des mineures (adolescentes)
- Une surpopulation carcérale extrêmement préoccupante (170,7 % et 2015) 

CHIFFRES-CLES

  • Chaque année, près de 1 000 enfants en conflit avec la loi (dont 25 % de filles) sont privés de services de justice sensible, conformes aux droits de l’enfant.

ACTIONS &  RESULTATS

Avec l’appui de ses partenaires dont l’UNICEF, l’Etat œuvre pour la mise en place effective d’une justice restauratrice / réparatrice. Il vise :

. L’application de mesures alternatives à l’incarcération

. L’amélioration des conditions de détention des enfants et des femmes

. L’amélioration de la prise en charge globale des enfants en contact avec la loi

Fin 2016, avec le support de l’UNICEF, ce sont au total 946 enfants en conflit avec la loi (dont 244 filles) qui ont été pris en charge dans différents domaines : alternatives à la privation de liberté, intermédiation pénale, appui psychosocial & projets individuels de réinsertion sociale, etc...

OBJECTIFS

Prévisions, d’ici 2020, du Programme de coopération Burkina Faso UNICEF 2018-2020 :

  • Le gouvernement et les autres institutions mettent en place des dispositifs et mécanismes fonctionnels de justice, de promotion et de protection des droits de l’Homme.

BESOINS FINANCIERS

Afin de continuer à soutenir le gouvernement dans la poursuite et le renforcement de l’accès aux services de justice pour les mineurs et les femmes en contact avec la loi, un budget annuel de 500 000 USD est requis.

 

 
Recherche:

 Envoyez cet article

unite for children