Protection de l’enfant

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L'Unicef à l'action

Histoire vécue

 

Traite et pires formes de travail des enfants

© UNICEF/Burkina Faso/2016/Garcia
Daouda, 10 ans creuse chaque jour dans le sol rocailleux de la mine d'or artisanale de Nounou située dans la région du Nord du Burkina Faso. Il n'a jamais été à l'école

Enfants travaillant dans les mines d'or artisanales et carrières

 

 

PRINCIPAUX INDICATEURS

 

Une étude menée en 2010 sur 86 sites d’orpaillage avec l'appui de l'UNICEF, sur le travail des enfants dans les mines d'or artisanales, a permis de recenser sur ces sites 19 881 enfants. Parmi eux :

·         83,5 % des enfants n'ont jamais fréquenté l'école

·         51,2 % des enfants vivent sur les sites d’orpaillage

·         30 % des enfants n'ont pas de lien de parenté avec leur employeur

·         66,7 % des enfants travaillent plus de 10 heures par jour

·         1 enfant sur 4 a déjà été blessé sur le site

En 2013, environ 800 mines d'or artisanales ont été identifiées au Burkina Faso (selon le ministère chargé de l’Energie et des Mines).

CONTEXTE

Le Burkina Faso a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) en 1990 et la Convention C182 de l'OIT relative aux pires formes de travail des enfants.

 

Le gouvernement a adopté en 2017 un nouveau décret listant les travaux dangereux interdits aux enfants. Ce décret vient en appui au programme national de lutte contre le travail des enfants, adopté en 2015.

En 2015, le Code minier a été revu. Il intensifie les mesures visant à protéger les enfants contre les pires formes de travail et leur présence sur les carrières et sites miniers artisanaux. Ce code a institué un fonds de développement communautaire dont la mise en œuvre pourrait contribuer à une meilleure promotion et protection des droits de l’enfant.

L’ACTION DE L’UNICEF

L'UNICEF, en partenariat avec le gouvernement et les organisations non gouvernementales, a développé un projet intégré depuis 2009 afin de fournir aux enfants travaillant dans les mines d'or et carrières artisanales les composantes nécessaires de protection, d'éducation et de renforcement socio-économique dans les cinq régions les plus affectées (Centre, Sahel, Plateau Central, Sud-Ouest et Centre-Nord).

 

La contribution de l'UNICEF consiste à :

·       La promotion des structures d'encadrement et du développement de la petite enfance

·       La promotion du retour à l'école des enfants déscolarisés

·       L'appui à la formation professionnelle

·       L'appui à la création et à la gestion des petites entreprises

·       L'appui à la création des activités génératrices de revenus au profit des jeunes et des mères chefs de ménages

·       La sensibilisation et la communication pour le changement social

·       Le plaidoyer et la mobilisation des ressources

·       Le renforcement des capacités des partenaires pour aborder la question des mesures durables

·       L’apport d’une assistance technique et d'expertise pour l'émission de dispositions juridiques et politiques traitant de la question

 

FAITS SAILLANTS

De 2009 à 2017, le projet a contribué au retrait de 25 182 enfants - dont 12 056 filles - des mines et carrières artisanales. Il en a résulté :

·         14 152 enfants de 6 à 12 ans, ont été inscrits et maintenus à l’école primaire

·         8 899 enfants de 3 à 6 ans ont été enregistrés et ont participé dans les écoles gardiennes et maternelles (Bissongo)

·         1 184 jeunes de 15 à 17 ans – dont 33 % de filles - ont été enrôlés en formation professionnelles. A ce jour, 945 d’entre eux ont été diplômés et installés à leur propre compte

·         947 enfants de 13 à 17 ans - dont 50 % de filles - ont bénéficié d’appui pour des activités génératrices de revenus avec un soutien en alphabétisation, le renforcement de leurs capacités de gestion de micro-entreprise et de leurs compétences

·         1 350 mères travaillant sur les sites avec leurs enfants mais ayant bénéficié d’appui pour des activités génératrices de revenus continuent à être monitorées et soutenues par les assistants sociaux sur le terrain, pour maintenir les enfants à l’école et assurer que les revenus complémentaires assurent le bien-être des enfants en dehors des sites d’orpaillage.

En 2017, ce sont 4 654 enfants qui ont bénéficié de mesures de protection, dont 2 253 filles.

On peut également noter les efforts de dynamisation du Forum responsabilité sociale des entreprises du secteur des mines. Outre les concertations diverses avec les parties prenantes, l’Unicef a appuyé la formation de 50 acteurs des sociétés minières et des acteurs de la protection de 5 pays d’Afrique de l’Ouest sur la « boîte à outils sur les droits des enfants et industries minières » en novembre 2017.

DONATEURS ET PARTENAIRES

Donateurs clefs : les Comités nationaux de l’UNICEF en Allemagne et aux Pays-Bas.

Partenaires : Les activités sont mises en œuvre par des associations et ONG en collaboration avec les directions régionales et provinciales du Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille et du travail.

 

L’UNICEF travaille avec le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, le Ministère du Travail, le Ministère des Mines, certaines communes et la Chambre des mines pour traduire les normes internationales dans la législation nationale, mais aussi pour renforcer le système de protection de l'enfant avec une réglementation et des régulations portant sur les pires formes de travail des enfants, telles que le travail dans les mines d'or artisanales.

L'UNICEF œuvre à la mise en place d’un partenariat stratégique avec les sociétés minières industrielles afin d’attirer leur attention et de focaliser leurs actions sur la protection des droits de l'enfant. A cet effet, l’UNICEF apporte un appui technique à la Plateforme sur la responsabilité sociale des entreprises mise en place au Burkina Faso en 2015 (Forum RSE) suite à un plaidoyer auprès des grandes sociétés minières présentes au Burkina Faso.

 

 
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