L’UNICEF et le PAM unissent leurs efforts pour le bien-être des enfants

Ils signent un accord de synergie d’actions à travers les projets et programmes mis en œuvre par les deux agences au Bénin.

Hippolyte DJIWAN
Echange de document entre les Représentants du PAM et de l'UNICEF au Bénin
UNICEF Bénin-2021-Hippolyte DJIWAN
13 août 2021

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont signé le 13 août 2021 un mémorandum d’entente visant une synergie d’actions à travers les projets et programmes mis en œuvre par les deux agences du Système des Nations Unies au Bénin. 

La signature de l’accord a eu lieu dans la salle de conférence de l’UNICEF à Cotonou, sous l’égide des deux Représentants de l’UNICEF et du PAM respectivement Djanabou Mahondé et Guy Mesmin Adoua Oyila.

L’objectif du partenariat entre les deux organisations est « d’assurer plus d’efficacité et d’efficience dans le cadre de leurs programmes réguliers tout comme les interventions en situation d’urgences notamment pour les domaines de la sécurité alimentaire et de la nutrition, l’éducation, la santé et l’hygiène scolaire, la protection de l’enfant et la protection sociale, la santé maternelle, infantile et des adolescentes et la résilience » a expliqué Djanabou Mahondé, Représentante de l’UNICEF au Bénin.

En effet, au Bénin, malgré les efforts du Gouvernement et des Partenaires techniques et financiers plusieurs défis restent à relever. 

Selon l’Analyse Globale de la Vulnérabilité et de la Sécurité Alimentaire de 2018, 9,6 % de la population du Bénin est en insécurité alimentaire, soit 1,09 millions de personnes dont 0,7% sont en insécurité alimentaire sévère (80,000 personnes). Par ailleurs, l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2018 indique que le retard de croissance affecte plus de 32% des enfants de moins de cinq ans estimés à plus de 600000. 

Dans le domaine de l’éducation, l’Annuaire statistique 2019-2021 du Ministère des enseignements maternel et primaire indique que le taux d'achèvement du primaire est de 61,4% à l'échelle nationale, avec 61,95% seulement des filles qui terminent le primaire contre 68,81% des garçons.

Selon le même EDS 2017 – 2018, 33 % des enfants de 5 à 17 ans sont astreints au travail et environ 23% de ces enfants mènent des travaux dangereux.

Pour réussir à relever tous ces défis, « nous devons faire les choses autrement que ce que nous avions l’habitude de faire. Les images d’enfants malnutris que j’ai vues lors des visites de terrain dans certaines communes du pays ne nous honorent pas. C’est quelque chose que nous pouvons ensemble éradiquer. Cela est de notre responsabilité », s’est exprimé Guy Mesmin Adoua Oyila.

Dans le cadre de cet accord signé, les deux parties se sont engagées à mettre un accent particulier sur la collaboration dans les secteurs de la nutrition, de l’éducation, de la protection de l’Enfant, la protection sociale, de la résilience et des urgences, autant que possible dans les mêmes zones d’intervention. 

Pour y arriver, l’UNICEF et le PAM ont défini comme stratégies de conjuguer leurs efforts pour le renforcement des capacités ; le plaidoyer et la mobilisation des ressources ; la conduite d’enquêtes de vulnérabilité et d’études thématiques conjointes ; la mobilisation et l’implication des communautés et des jeunes et l’amélioration de l’efficience dans la mise en œuvre.

En guise de modalités d’exécution, les deux structures ont défini conjointement des résultats à atteindre d’ici décembre 2023 par domaine d’intervention. Sur cette base, elles vont développer un plan d’opérationnalisation et des plans annuels de travail détaillés pour définir les actions à mener et leurs apports respectifs pour l’atteinte des résultats fixés.