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Journée internationale de la fille : près d’une adolescente sur quatre est victime d’actes de violence physique

© UNICEF Benin / 2014/ Wayra Kowsoleea
Dr Koudaogo Ouedraogo, Représentant Résident de l’UNFPA et Dr Anne Vincent, Représentante de l'UNICEF
COTONOU, 11 octobre 2014 – À l’occasion de la Journée internationale de la fille, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ont tiré la sonnette d’alarme face à l’ampleur de la violence subie par les filles dans le monde. Près d’un quart des filles âgées de 15 à 19 ans (environ 70 millions) rapportent être victimes d’une forme ou une autre de violence physique depuis l’âge de 15 ans.

L’UNICEF et le FNUAP ont organisé une réunion de Haut Niveau à Cotonou, à l’Hôtel Novotel, qui a réuni des Représentants des agences de l’ONU, des membres du Gouvernement, des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et de la société civile afin d’accentuer les efforts pour combattre violence faite aux filles au Bénin.

« A travers l’éducation sexuelle complète, le counseling sur les services de santé sexuelle et de la reproduction, les services d’information et à travers la participation des jeunes, l’UNFPA travaille pour protéger les droits humains des adolescentes. Nous travaillons aussi avec les garçons pour qu’ils deviennent une génération qui ne commettrait jamais ou ne tolèrerait jamais la violence à l’égard des femmes et des filles », a dit le Représentant de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la Population, Monsieur Ouédraogo Koudaogo dans sa présentation. Il a ensuite appelé à une action commune qui donne une priorité à l’éducation et à l’autonomisation des filles.

Dr Anne Vincent, Représentante de l’UNICEF au Bénin a souligné que « les mauvais traitements perpétrés contre les enfants restent trop souvent passés sous silence ».

« L’impunité reste la norme plutôt que l’exception. L’engagement doit être total car la violence à l’égard des enfants détruit non seulement les garçons et les filles qui la subissent mais elle déchire le tissu social, le bien-être et la prospérité de la société », a-t-elle ajouté.
© UNFPA/2014
Dans le monde, environ 120 millions de filles de moins de 20 ans (environ 1 sur 10) ont subi des rapports sexuels forcés ou d’autres actes sexuels forcés et une sur trois des adolescentes mariées âgées de 15 à 19 ans (84 millions) ont été victimes de violences émotionnelles, physiques ou sexuelles perpétrées par leurs maris ou partenaires.

Ce fléau sévit gravement au Bénin, 1,4% des filles entre 02-14 ans ont été victimes de viol. De plus, 8% des filles âgées de moins de 15 ans et 34% des filles de moins de 18 ans sont mariées et 9,3% des filles béninoises se disent victimes de violences sexuelles à l’école : abus et harcèlements qui sont perpétrés par les enseignants mais aussi par d’autres élèves.

Présente à la réunion, la Coordinatrice Résidente, Rosine Coulibaly, a pour sa part souligné les difficultés des filles à briser le silence lorsqu’elles sont victimes de violences et toutes formes d’abus.

La Ministre de la Famille, Naomi Azaria s’est félicitée de l’adoption de la Politique Nationale de Protection de l’Enfant et a assuré qu’elle continuerait le plaidoyer en faveur de l’adoption du Code de l’Enfant.

Intervenant au nom des Sœurs Salésiennes, la Soeur Maria Antonietta Marchese a pointé les difficultés des filles et des adolescentes à reprendre une vie normale après avoir subie de telles violences.

Le problème sous-estimé des attitudes face à la violence a été évoqué puisque près de la moitié des adolescentes âgées de 15 à 19 ans (environ 126 millions) pensent qu’un mari est en droit de battre sa femme dans certaines circonstances.

Lors des discussions les intervenants ont énoncé des mesures spécifiques permettant de prévenir les actes de violence contre les filles. Parmi celles-ci figurent : le maintien des filles à l’école, l’enseignement des compétences nécessaires à la vie quotidienne ; le soutien aux parents, le changement des mentalités et des normes grâce à un dialogue mené au niveau des communautés ; et le renforcement des systèmes et services judiciaires, pénaux et sociaux.

Pour plus d'information, veuillez contacter : Hadrien Bonnaud, Spécialiste Communication: hbonnaud@unicef.org / +229 61 19 97 27

 

 
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