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Bulletin UNICEF Bénin

 

Mobilisation des acteurs pour la relance de la lutte contre les Troubles dus à la carence en iode

La carence en iode entraîne des anomalies de santé, notamment des avortements spontanés, des anomalies congénitales, le décès en bas âge, le retard mental, le retard de croissance, la stérilité. Prévenir les troubles liés à la carence en iode en consommant du sel iodé, c’est assurer la survie et le développement des enfants et contribuer au développement national..

Pour relancer la lutte contre les troubles liés à la carence en iode, le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, appuyé par l’UNICEF a organisé le 30 mai à Cotonou, une concertation sur le système de contrôle de qualité du sel iodé au Bénin. Cet atelier vise la mise en place d’une stratégie efficace et pérenne de vérification de la qualité du sel localement produit ou importé, afin de s’assurer que toute la population utilise du sel adéquatement iodé. Plusieurs structures dont la Commission béninoise de fortification des aliments (CBFA) ont pris part à cet atelier.

En 1994, sur la base d’une étude épidémiologique menée dans les ménages, le Bénin a déclaré les troubles liés à la carence en iode comme un problème de santé publique. Cette étude a montré que 19 personnes sur 100, au niveau national souffraient du goitre avec un taux variant de 4% à 43% entre les départements. L’étude a montré par ailleurs un apport en iode insuffisant dans l’alimentation de la population béninoise. La même année, le pays a adopté la stratégie d’iodation universelle du sel. Cette réglementation a été révisée en 2009.

En 2011, une étude épidémiologique réalisée par la Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée, avec l’appui de de l’UNICEF, a montré des résultats très encourageants au niveau national. En effet, de 19% en 1994, le taux de prévalence du goitre, signe le plus apparent de la carence en iode, est passé à 3,5% en 2011, démontrant l’impact très positif de la consommation du sel iodé sur l’amélioration de la santé de la population béninoise. La proportion des ménages disposant du sel iodé a atteint le niveau de 84%. Mais ce pourcentage est encore inférieur au seuil de 95%, qui est l’un des critères d’élimination des TDCI dont l’échéance est fixée en 2015.

Selon la Représentante de l’UNICEF, Dr Anne Vincent, «Pour relever le défi de l’élimination durable des troubles liés aux carences en iode au Bénin d’ici à 2015, il est urgent de relancer les activités, notamment en dynamisant le dispositif de contrôle du sel iodé aux différentes étapes du circuit du sel, en assurant l’iodation du sel produit dans le pays, et en renforçant la collaboration entre tous les secteurs impliqués dans le développement de la stratégie d’iodation du sel».

Au regard du seuil de 95% à atteindre et de la faiblesse de la teneur en iode du sel vendu sur le marché, le Directeur de Cabinet du MAEP, Dr. Idrissou Yacoubou Touré, indique qu’ «un tel état des lieux appelle à un réajustement des normes béninoises, dans le cadre de la redynamisation des activités de lutte contre les TDCI, notamment de l’iodation universelle du sel et une revue du système de contrôle de la qualité du sel iodée avant sa mise en consommation».

Pour toute information complémentaire, merci de contacter :
- Gisèle Langue-Menyé, Spécialiste en Communication, / glangue@unicef.org / Tel : 97 97 51 08
- Hamadassalia Touré, Chef de la Section Survie et Développement de l’Enfant / htouré@unicef.org/ 97 97 51 05
- Yombo Malété, Directeur National de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée

 

 
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