Le droit à l'éducation dans les camps de réfugiés sahraouis

Améliorer l’environnement scolaire et la qualité de l’éducation des enfants sahraouis vivant dans les camps de réfugiés à Tindouf, Algérie

UNICEF
Jeunes écolières sahraouies
UNICEF/Algeria/2019/Hamouche
19 septembre 2019

Conformément à sa stratégie de soutien à l’« éducation dans les situations d’urgence », l’Union Européenne a alloué 1,7 million d‘euros à l’UNICEF Algérie qui permettra d’améliorer la scolarisation de quelques 40 000 enfants et adolescents sahraouis vivant dans les camps de réfugiés dans la Wilaya de Tindouf au sud-ouest du pays.

Ces fonds contribueront à élargir le réseau des écoles primaires et intermédiaires, à améliorer les conditions de scolarisation par des travaux de construction, de réhabilitation des bâtiments et des installations sanitaires. Par ailleurs, cette aide contribuera à une meilleure sensibilisation à l’hygiène dans les écoles, de même qu’à la mise à disposition de fournitures scolaires et au renforcement des capacités des personnels travaillant dans le secteur de l'éducation.

Jeune écolière sahraouie
UNICEF/Algeria/2019/Hamouche

"Je vis dans le camp de Laayoun, le plus proche de la ville de Tindouf. Dans ce camp, nous n’avons pas accès à certains services de base tels que l’électricité ou l’eau courante.
La Convention relative aux droits de l'enfant stipule que tout enfant a le droit à l'éducation. En tant que jeune fille sahraouie, je souhaite que chaque enfant réfugié sahraoui soit inscrit à l'école et ait accès à un environnement d'apprentissage sûr doté d'installations sanitaires adéquates, plus spécifiquement pour les filles.

Je rêve que de nouvelles écoles puissent être construites dans tous les camps, ou du moins que le transport scolaire soit disponible ; de nombreux élèves doivent parcourir de longues distances à pied, c’est pénible…en hiver il fait très froid et dès le début du printemps les températures peuvent atteindre les 45 degré".

"Dans le camp de Laayoun, la majorité des enfants doivent marcher plus de 30 min pour se rendre à l’école peu importe les conditions climatiques.

Une fois à l’école l’environnement d’apprentissage n’est pas adéquat. Les classes ne sont pas en bon état, elles sont sombres nous avons souvent du mal à lire ce qu’il y’a inscrit au tableau…les fenêtres sont rarement ouvertes, en hiver il fait très froid et nous n'avons pas de chauffage et souvent en fonction des saisons c’est les vents de sable...

Je sais que l’UNICFE travaille sur des projets de reconstruction et réhabilitation d’écoles grâce à l’aide de donateurs. J’espère que de nouvelles écoles puissent être construites dans mon camps afin de raccourcir les distances à parcourir chaque jour et de bénéficier de classes adaptées aux conditions climatiques".

Jeune écolier sahraoui
UNICEF/Algeria/2019/Hamouche
Enseignante
UNICEF/Algeria/2019/Hamouche

"Je vis dans le camp de Smara, je suis mère de 4 enfants et je suis enseignante de langue espagnole à l’école Mahfoud Nahnah, cela fait 27 ans que je fais ce noble métier.

Mon quotidien ne diffère pas de celui de mes élèves, chaque matin nous marchons plus de 30 minutes pour rejoindre l’école, la distance en soi n’est pas un problème, ce sont les conditions climatiques.

Notre école doit être rénovée ou même reconstruite.  Son état actuel ne permet pas aux élèves d’apprendre dans les meilleures conditions possibles, le froid, l’obscurité, le vent et la chaleur, sont autant de facteurs qui influe sur l’apprentissage des enfants et leur bien-être.

Les enfants réfugiés rêvent d’être comme les enfants du monde entier et avoir des conditions de vie meilleures, une bonne scolarisation ainsi que des espaces de jeux et de loisirs…autrement dit réaliser leurs droits.

De par mon expérience dans le secteur de l’éducation, je sais que des efforts sont fait par les organisations internationales garce aux financements de donateurs pour réhabiliter et reconstruire des écoles, j’espère que cela continuera et que des écoles puissent êtres construites dans chaque localité".

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