Vue d'ensemble

L'UNICEF en Algérie

Notre Mission

 

Historique

L’UNICEF est présent en Algérie depuis l’indépendance du pays en juillet 1962. Jusqu’au début des an-nées 1970, son action était plutôt d’ordre humanitaire. Il s’agissait alors de répondre à la situation d’urgence post-guerre d’indépendance. Dès 1970, l'action de l'UNICEF a ensuite été conçue de manière à prendre en compte l'évolution rapide de la situation dans tous les domaines de la vie nationale.

De 1970 jusqu'en 1985, la contribution de l'UNICEF a principalement été consacrée au :
− Soutien des efforts de l’Algérie pour la survie de la mère et de l’enfant et à leurs protection.
− Développement et entretien des ressources en eau potable.
− Formation d'intervenants en nutrition et en techniques alimentaires.

L'année 1984 a été à bien des égards, importante pour la coopération entre l'Algérie et l'UNICEF. En effet, le Gouvernement algérien a adopté en Conseil des Ministres le Pro-gramme national de lutte contre la mortalité infantile.

Faisant suite à cela, la période 1986-1990 fut celle de l’établissement d’un programme d'action entre le Gouvernement algérien et l’UNICEF ayant pour objectif précis de ra-mener le taux de mortalité infantile à 50 pour 1000 naissances.
Ce programme ambitieux s'articulait autour de projets importants dont ceux relatifs à la vaccination et à la lutte contre les maladies diarrhéiques. Dans ce cadre, l'UNICEF a contribué à l'amélioration de la chaîne de froid et à l'équipement intégral d'une unité de production de sels de réhydratation.

Le début des années 1990 est marqué par la signature de l’Algérie de la Convention des Droits de l’Enfant.

La période 1991-1995 a elle vu l’identification comme axes de coopération les do-maines de la santé, de l’éducation, la communication sociale et le plaidoyer pour les droits des enfants, et particulièrement des enfants vivant dans des conditions diffi-ciles. Chaque domaine s'est articulé autour de plusieurs projets auxquels l'UNICEF a ap-porté un soutien matériel, financier et technique.

En 1992 l’Algérie a réaffirmé sa volonté de faire des Droits de l’Enfant une priorité natio-nale en ratifiant la Convention des Droits de l’Enfant le 19 décembre.

Le programme de coopération de courte durée 1996-1997 a été, quant à lui, conçu pour sauvegarder les acquis obtenus, notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé. Les stratégies de ce programme visaient à :
− Un renforcement des capacités des institutions et organismes impliqués dans le programme de coopération aux niveaux national et local.
− La mobilisation des décideurs et de la population afin d’en obtenir un plus grand engagement en faveur des enfants et des femmes, dans la foulée de la ra-tification, par l'Algérie, de la Convention relative aux Droits de l'Enfant et de son adhésion à la Convention pour l'Elimination de toutes formes de Discrimina-tion à l'égard de la Femme en 1996.

Avec le programme de coopération de 2002-2006, l’UNICEF a contribué à appuyer et maintenir les efforts du pays pour le bien-être des enfants et des femmes. Dans le do-maine de la santé, la couverture vaccinale des enfants âgés de moins de 5 ans a réalisé des taux record et l’éradication de la polio a été maintenue.

De plus, dans le cadre d’une action d’urgence en faveur des victimes des inondations de Bab El Oued (2002) et du séisme de Boumerdès (2003), le programme a apporté un soutien technique et matériel aux femmes et aux enfants victimes.

Pour la période de 2007-2011, le programme avait pour feuille de route que « les en-fants et les femmes jouissent de leurs droits à un accès équitable à des services de san-té, d’éducation et de protection de qualité et à une participation plus soutenue, no-tamment des jeunes au processus de leur propre développement ».
En 2006, l’Algérie a signé les deux protocoles facultatifs de la Convention relative aux Droits de l’Enfant et a élaboré un Plan national d’action pour les enfants couvrant la période 2008-2015.

Le programme 2012-2014 étendu à 2015, avait pour objectif que « l’accès aux services de santé, d’éducation, de formation et de protection sociale sont améliorés, leur qualité augmentée et les disparités spatiales et les discriminations sociales existantes réduites, particulièrement à l’égard des femmes, des enfants, des personnes handicapées, et des personnes atteintes du VIH/SIDA ».
Avec pour résultat global que « d’ici à 2014,  des  politiques nationales plus équitables et atten-tives aux enfants, notamment les adolescents (filles et garçons), les plus défavorisés et les plus vulnérables dans les zones urbaines pauvres et les Hauts Plateaux et le Sud seront appuyées ».
Impulsée par l’UNICEF au niveau mondial, la campagne de plaidoyer et de communication contre les violences faites aux enfants # End Violence  a été lancée en Algérie en décembre 2013 et a sus-cité un réel intérêt de même qu’un engagement immédiat et total des différents partenaires insti-tutionnels et de la société civile.

Cette période a en outre été marquée par d’importantes réalisations entreprises par l’Algérie dans le domaine juridique en matière de protection de l’enfance. Sur le plan international d’abord, l’Algérie est à l’initiative de la résolution internationale portant sur la prévention et la lutte contre la violence faite aux enfants et adoptée en mars 2014 au Conseil des Droits de l’Homme des Na-tions Unies à Genève.

Le 15 Juillet 2015 marque enfin une étape cruciale pour la protection des droits de l’enfance en Al-gérie puisqu’est adoptée et promulguée la Loi sur la protection de l’enfant. Le texte vise à établir un cadre juridique global associant protection sociale et protection judiciaire en faveur de deux catégories d’enfants : les enfants en danger et ceux ayant affaire à la justice.

C’est sur la base des acquis de coopération et des enseignements tirés de ces expériences que le Gou-vernement algérien et l'UNICEF ont convenu de reconduire leur coopération pour le bien-être des en-fants et des femmes en Algérie pour la période allant de 2016 à 2020.

 

 
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