Les enfants

La situation des enfants en Algerie

Suivi des droits de l'enfant

 

Suivi des droits de l'enfant

© UNICEF Algérie/2013Magha

En matière des droits de l’enfant, d’importants progrès ont été accomplis depuis la ratification de l’Algérie de la Convention relative aux Droits de l’Enfant en 1992.
Sur le plan international, l’Algérie a signé en 2006 les deux protocoles additionnels facultatifs à la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Le premier portant sur l’implication des enfants dans les conflits armés, le second sur la vente et la prostitution des enfants et la pornographie les mettant en scène. En mars 2014, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève a adopté une résolution internationale portant sur la prévention et la lutte contre la violence faite aux enfants. L’Algérie est à son initiative.

Sur le plan national, les amendements apportés en 2005 au Code de la nationalité et au Code la famille constituent une importante avancée du pays en matière de protection des droits de la femme et de l’enfant. La femme algérienne mariée à un individu de nationalité étrangère peut par exemple depuis transmettre la nationalité algérienne à son enfant, évitant ainsi à ce dernier d’éventuelles conséquences négatives sur ses autres droits comme celui fondamental lié à l’éducation.
En juillet 2015, le pays s’est doté d’une importante loi sur la protection des enfants en danger moral et en conflit avec la loi qui devrait permettre de renforcer l’arsenal de réponses des problèmes relatifs à l’enfance en danger et de protéger effectivement et durablement tous les enfants. Cette mesure a été suivie en juin 2016 par la création de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance, directement placé sous la tutelle du Premier Ministre, et chargé de veiller à la protection et à la promotion des droits de l’enfant en matière sociale et judiciaire. Ces mesures constituent une avancée majeure du pays en matière de protection de l’enfance.

L’année 2016 a été marquée par la réforme de la Constitution algérienne qui inscrit la jeunesse en son coeur en introduisant l’Article 37 stipulant qu’elle est « une force vive dans la construction du pays » et en la dotant ainsi avec les Articles 200 et 201 d’un Conseil Supérieur de la Jeunesse chargé d’orienter et de suivre les mesures arrêtées par l’Etat la concernant.
Enfin ces dernières années, la coopération entre les différentes agences des Nations Unies et l’Algérie s’est densifiée et a notamment vu la visite dans le pays de différents experts : le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation en février 2015 et le Rapport Spécial des Nations Unies sur le droit à la santé en avril 2016. Les rapports présentant leurs conclusions peuvent être consultés en ligne.

Dans le cadre de sa mission de promotion et de suivi des droits de l’enfant en Algérie, l’UNICEF :

  • S’attache à la diffusion et au suivi des recommandations du comité des droits de l’enfant à travers un plaidoyer auprès du Gouvernement algérien en vue de leur mise en oeuvre et intégration dans les différents projets et programmes du pays.
  • Contribue au développement d’outils statistiques et analytiques afin d’aider les décideurs publics à la mise en place de programmes adaptés pour l’enfance. Il s’agit par exemple des enquêtes à indicateurs multiples (MICS) sur la situation des enfants et des femmes dans le pays. L’UNICEF encourage en ce sens l’implication des chercheurs et des universitaires.
  • Appuie techniquement et plaide pour une réflexion sur la mise en place de mécanismes nationaux de suivi des droits de l’enfant qui permettront de diffuser des informations pertinentes sur les droits des enfants et des jeunes et qui serviront comme références pour le développement de plaidoyers, de stratégies et de programmes adaptés.

 

 
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