Breastfeeding | Allaitement maternel
[Français]
Appropriate breastfeeding and complementary feeding practices are fundamental to child health, growth, development, and survival. Exclusive breastfeeding from the birth to six months has the potential to prevent 20 per cent of child mortality and it is estimated that the lives of at least 1.5 million children worldwide could be saved every year. However, large numbers of children living in West and Central Africa do not benefit from these practices. Even though almost all children are breastfed, only one third initiate breastfeeding within the recommended first hour after birth, and less than one forth are breastfed exclusively during the first six months of life (21 per cent compared to 38 per cent in developing countries). Low exclusive breast feeding and high infant malnutrition In Chad, only 2 per cent of the children are exclusively breastfed, in Niger they are 4 per cent, and in Burkina Faso 7 per cent of the children benefit from EBF in the six first months of life. But why is there such a different between the very high level of breastfeeding and the very low rate of exclusive breastfeeding practices in countries like Niger? “First of all because it is very hot in Sahelian countries and it is common sense to think that no living being can survive without water”, explains Gwenola Desplats, a UNICEF nutritionist dedicated to infant and young child feeding practices in Niger. Most of the time, children are taken away from their mother quickly after delivery and the first milk or colostrums is not given to the baby because it is considered to be toxic This is an example of local beliefs and practices having a harmful effect on the child’s health and nutrition. Gwenola Desplats explains the risk of this practice. “This is just for a few days, but unfortunately these days are crucial, as the colostrum is full of essential fatty acids and antibodies necessary for the baby’s health.” When the clear milk finally comes, then the mother begins to breastfeed the child. She also often gives the child water or other fluids to drink. Often as early as four months of age, many women start to give other foods to their baby. Negotiation for slight changes Many women in Sahel, who have their first baby as they are very young, have a poor daily diet and suffer from anemia and other micronutrients deficiencies. They are weak and tired and may not adequately breastfeed their child. The amount of breast milk produced is related to water intake and stimulation received. Very few women cannot produce enough breast milk for their child. So, despite the conditions in Niger for example, there are 50% of children who are not malnourished and are relatively well-fed. In such contexts, disseminating the information is not enough to change these old habits. Lactating women need support at least with enriched food and time to take care of their child and to rest. Success stories in WCA In developed countries, most of the women can get information and support to start breast feeding in the maternity where they give birth. But here, “even in medical facilities, health workers are not always convinced that breastfeeding is essential, and this is one of our most difficult challenges”, Gwenola Desplats says. “It is crucial that the message comes from different legitimate sources. Because women would not believe a community volunteer if a health worker says differently.” To ensure adoption of good practices, it is critical to intervene at all levels. In contexts where very few mothers deliver in health facilities, UNICEF is strongly promoting exclusive breastfeeding at community level through networks of volunteers who encourage women to adopt optimal practices and help them to negotiate with their social environment. The need for evidences and for success stories And it works most of the time. Children who are exclusively breastfed are in better shape, bigger and healthier. This result will lead other women to follow the track and little by little in the villages women are ready to move forward. These practices are even more crucial during food and nutritional emergencies, such as the crisis that affects Sahelian country in 2010. To protect the lives of the young children, it is critical to protect and promote these optimal feeding practices which have no cost but a dynamic impact. In fact, the region is home of several success stories. For instance, the proportion of children younger than 6 months who exclusively breastfeed increased from 7% in 1995 to 54% in 2005 in Ghana, and from 10% to 43% in Benin during the same time period. In Mali, exclusive breastfeeding has now reached 38 percent. Significant progress has been made, but a lot more needs to be done to ensure best practices.
**** [English]
Un allaitement maternel optimal et des habitudes alimentaires adéquates sont fondamentaux pour la santé, la croissance, le développement et la survie. L’allaitement maternel exclusif de la naissance à six mois peut diminuer la mortalité infantile de 20% et l’on estime que la vie de 1,5 million d’enfants pourrait être épargnée chaque année dans le monde grâce à cette mesure. Pourtant, de nombreux enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’ouest et du centre ne bénéficient pas de cette chance. Bien que presque tous soient allaités, un tiers seulement sont mis au sein dans l’heure qui suit l’accouchement, et moins d’un enfant sur quatre ne reçoit que le lait maternel pendant ses six premiers mois de vie (21% comparés à 38% dans les pays en développement). Faible taux d’allaitement maternel exclusif et forts taux de malnutrition infantile Par conséquent, environ 40% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et plus de 60% sont anémiés – 90% dans certains pays. Ces enfants n’atteindront pas leur potentiel, d’apprentissage et de productivité, au cours de leur vie. Au Tchad, 2% seulement des enfants nourris au sein exclusivement ; ils sont 4% au Niger et 7% au Burkina Faso à bénéficier d’un allaitement optimal pendant les six premiers mois. Mais comment s’explique un tel écart entre les hauts niveaux d’allaitement maternel et des taux presque insignifiants d’allaitement optimal ? "D’abord parce qu’il fait très chaud dans les pays sahéliens et que le simple bon sens veut que l’on pense qu’aucun être vivant ne peut pas survivre sans eau", explique Gwenola Desplats, la nutritionniste en charge des pratiques alimentaires des jeunes enfants au Niger. La plupart du temps, les enfants ne sont pas laissés à leur mère après l’accouchement, et le premier lait, ou colostrum, n’est pas donné aux bébés parce qu’on considère qu’il est toxique. C’est un exemple de croyances et habitudes locales néfastes à la santé des enfants. Gwenola Desplats en explique les risques. "Il ne s’agit que de quelques jours, mais malheureusement ces jours sont cruciaux, car le colostrum est plein d’acides gras essentiels et d’anticorps nécessaires à la santé de l’enfant." Après la montée de lait, en général, la mère allaite son enfant. Mais elle lui donne aussi souvent de l’eau ou d’autres liquides à boire. Et parfois, dès quatre mois, les mères commencent à diversifier l’alimentation. Grande négociation pour une petite différence Beaucoup de femmes sahéliennes, qui deviennent mères très tôt, ont un régime alimentaire pauvre et souffrent d’anémie et d’autres carences en micronutriments. Elles ne sont pas dans les meilleures conditions pour bien allaiter. Le volume de lait produit par une femme est relatif à la quantité d’eau absorbée et à la stimulation de la lactation, donc heureusement, rares sont les femmes qui ne peuvent pas produire suffisamment de lait pour répondre aux besoins nutritionnels de leur enfant. De fait, malgré des conditions difficiles comme au Niger, 50% des enfants ne sont pas malnutris et sont assez bien nourris. Des succès en Afrique de l’Ouest et du centre L’UNICEF et ses partenaires travaillent sur plusieurs fronts pour améliorer les méthodes d’allaitement et la nutrition complémentaire des jeunes enfants. Un ingrédient-clef pour réussir sont les programmes de changements de comportements qui ne se contentent pas de délivrer des informations sur les bénéfices d’un allaitement optimal, mais créent un environnement favorable pour permettre aux femmes de s’engager dans de nouvelles pratiques. Dans les pays riches, la plupart des femmes peuvent obtenir l’information et le soutien pour bien démarrer l’allaitement dans la maternité où elles accouchent. Mais ici, "même dans les structures médicales, les agents de santé ne sont pas toujours convaincus que l’allaitement maternel est essentiel, et c’est l’un des plus grands défis que nous devons relever", commente Gwenola Desplats. "Il est crucial que le message viennent de différentes sources légitimes, parce que les femmes ne croiront pas le discours d’un volontaire communautaire si un agent de santé tient un discours différent." Donc, pour garantir l’adoption de bonnes pratiques, il est décisif d’agir à tous les niveaux. Besoin de preuves et d’histoires à succès Et ça marche la plupart du temps. Les enfants nourris exclusivement au sein sont en meilleure forme, plus dodus et en meilleure santé. Ce résultat invitera d’autres femmes à suivre cette trace et peu à peu dans les villages, les femmes sont prêtes à changer. L’allaitement exclusif est encore plus vital quand se produisent des crises alimentaires et nutritionnelles comme celle qui est à l’œuvre dans les pays sahéliens en 2010. Pour protéger la vie des jeunes enfants, il est indispensable de promouvoir ces pratiques optimales d’alimentation qui ne coûtent rien mais ont un bénéfice considérable. De fait, la région abrite quelques succès. Ainsi, le pourcentage d’enfants de moins de six mois allaités exclusivement a augmenté de 7% en 1995 à 54% en 2005 au Ghana, et de 10% à 43% au Bénin pendant la même période. Au Mali, il atteint maintenant 38%. Des progrès significatifs ont été accomplis, mais la région est encore au milieu du gué. The right way to breast feed | La meilleure façon d'allaiter
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