Female genital mutilation/cutting | Excision/mutilation génitale féminine
[Français]
Female genital mutilation/cutting (FGM/C) is a traditional practice with severe health consequences for girls and women. FGM/C comprises all procedures involving partial or total removal of the external female genitalia or other injury to the female genital organs for non-medical reasons. A interagency statement classifies FGM into four types. In West and Central Africa, it is generally performed by traditional practitioners, but a “medicalization” of FGM/C, whereby girls are cut by trained personnel is on the rise in some countries. In Guinea, for example, younger generations are almost three times more likely to be cut by a trained health agent than women from the older generations. It is generally practiced on girls between the ages of 4 and 14, although in Mali and Mauritania, the majority of girls are cut before their fifth birthday. Where is it practised? The prevalence of FGM/C varies significantly from one country to another – from as low as 1 per cent in Cameroon to as much as 96 per cent in Guinea. In most countries however, national average can disguise significant in-country variations explained by the presence of diverse ethnic communities with differing attitudes and practices regarding FGM/C. In West and Central Africa, the 18 countries where the practice is carried out and for which data is available can be separated in three groups as follows: Why FGM/C persists? FGM/C derives from a complex set of belief systems. Communities are perpetuating custom and tradition. In many cases, family members know that the practice can bring harm, both physical and psychological, to their daughters, but they consider that they do what they must to raise a girl properly and to prepare her for adulthood and marriage. Given the social dynamics, not conforming to the tradition would bring greater harm, since it would lead to stigmatisation and exclusion. The practice is often upheld by traditional leaders and elders, as keepers of the tradition. Although FGM/C is not prescribed by any religion, this is not the general perception, especially regarding Islam. In Mauritania for instance, 33 per cent of rural women invoke religion as a reason to continue with FGM/C. FGM/C is an important part of girls’ and women’s cultural gender ethnic and social identity and the procedure may also impart a sense of pride, of coming of age and a feeling of community membership. In countries such as Sierra Leone and Liberia for instance, For the practising communities, FGM/C ensures a girl’s or woman’s status, marriageability, chastity, health, beauty and family honour. FGM/C is usually part of a traditional ceremony or rite of passage into adolescence. In Liberia, FGM/C is usually implemented through bush societies or the Sande society, which refer to bush schools for young girls. Girls are taken to the bush where they are taught local customs, sex education, feminine hygiene, and housekeeping skills. They also undergo FGM/C. Beside the religious or ethnic background, other socio-economic variables such as educational level, place of residence and household wealth, can significantly enhance the understanding of the practice. [Read UNICEF's statistical exploration] A violation of rights FGM/C has harmful consequences Moreover, FGM/C is a contributory or causal factor in maternal and newborn death. According to a WHO multi-country study, women who had undergone genital mutilation face significantly increased risks of complications during delivery. It is estimated that an additional one to two babies per 100 deliveries die as a result of female genital mutilation. Evidence of change Younger generations are less likely to have been circumcised – The comparison of the experiences of women in different age groups shows a marked decrease in prevalence in almost all the countries of the region, except Gambia and Guinea-Bissau, In some countries, evidence shows a generational trend towards ending the practice. This trend is observed in Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger and Nigeria and, to a lesser extent, in Sierra Leone. Opposition to the practice is increasing – evidence shows that more than 50% of women in Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea Bissau, Nigeria and Senegal support its discontinuation. However, in Mali, only 16 per cent of women support the abandonment of the practice.
[English]
L’excision/mutilation génitale féminine (E/MGF) constitue une pratique traditionnelle comportant de graves conséquences sur la santé pour les filles et les femmes. L’expression E/MGF désigne toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme et/ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquée à des fins non thérapeutiques. Une déclaration interinstitutions classifie l’E/MGF en quatre types. En Afrique de l’Ouest et du Centre, elles sont généralement effectuées par des praticiens traditionnels, mais la “médicalisation” de l’E/MGF, exécutées par du personnel qualifié, est en hausse dans certains pays. En Guinée, par exemple, la probabilité d’être excisé par un professionnel de la santé est trois fois plus grande pour les jeunes générations que pour les femmes des générations plus âgées. Les E/MGF sont généralement pratiquées sur les filles entre 5 et 14 ans, mais au Mali et en Mauritanie, la majorité des filles sont excisées avant d’avoir 5 ans. Où l’E/MGF est-elle pratiquée? La prévalence de l’E/MGF varie significativement d’un pays à l’autre – de un pour cent au Cameroun à 96 pour cent en Guinée. Dans la plupart des pays, toutefois, les moyennes nationales peuvent dissimuler d’importantes variations à l’intérieur d’un pays. Cela s’explique par la présence de diverses communautés ethniques ayant diverses attitudes et pratiques en matière d’E/MGF. En Afrique de l’Ouest et du Centre, les 18 pays où la pratique est effectuée et pour lesquels des données sont disponibles, peuvent être séparées en trois groupes, comme suit: Pourquoi la pratique de l’E/MGF persiste-t-elle ? La pratique de l’E/MGF découle d’un système complexe de croyances. Les communautés perpétuent la coutume et la tradition. Dans bien des cas, les membres de la famille sont conscients que la pratique peut infliger des souffrances, à la fois physiques et psychologiques, à leurs filles. Quoiqu’il en soit, ils considèrent qu’ils font ce qu’il faut pour bien éduquer leur fille et pour la préparer à l’âge adulte et au mariage. Compte tenu des dynamiques sociales, ne pas se conformer à la tradition, implique un mal plus important, puisqu’il entraîne la stigmatisation et l’exclusion. La pratique de l’E/MGF est souvent défendue par les chefs traditionnels et les anciens, en tant que gardiens de la tradition. Bien que la pratique ne soit prescrite par aucune religion, la perception est tout autre, spécialement pour ce qui est de l’Islam. L’E/MGF constituent une part importante de l’identité culturelle, ethnique, sociale des filles et des femmes. En Mauritanie par exemple, 33 pour cent des femmes rurales invoquent la religion pour justifier la pratique de l’E/MGF. La procédure confère un sentiment de fierté, représente le passage à l’âge adulte et donne le sentiment d’appartenir à la communauté. Dans les pays comme la Sierra Leone ou le Libéria, la procédure est généralement accompagnée d’une cérémonie traditionnelle ou rite de passage à l’adolescence. Au Liberia, l’E/MGF est généralement pratiquée dans des sociétés secrètes ou société Sandé. Les filles sont emmenées en brousse où elles apprennent les traditions locales, l’éducation sexuelle, l’hygiène féminine et les tâches ménagères et où elles subissent l’excision/mutilation génitale. Pour les communautés pratiquantes, l’E/MGF garantit une position sociale, la possibilité de se marier, la chasteté, la santé, la beauté, ainsi que l’honneur de la famille. Au delà des facteurs religieux ou ethniques, d’autres variables socio-économiques, comme le niveau d’éducation, le lieu de résidence et la richesse du ménage peuvent contribuer à mieux comprendre la pratique. [Lire l'étude statistique d'UNICEF] Une violation des droits L’E/MGF a des conséquences néfastes De plus, l’E/MGF contribue aux décès maternels et des nouveau-nés. Selon une étude de l’OMS, il a été estimé que, pour 100 accouchements, un à deux nouveau-nés de plus décèdent du fait des mutilations sexuelles féminines. Signes de changement Les générations les plus jeunes court un risqué moindre d’être excisées – La comparaison des expériences vécues par des femmes de différents groupes d’âge montre une diminution marquée de la prévalence dans le groupe d’âge des plus jeunes générations dans la plupart des pays de la région, à l’exception de la Gambie et de la Guinée-Bissau. Dans plusieurs pays, les données d’enquêtes montrent une tendance générationnelle vers l’abandon de la pratique. Cette tendance est notamment observée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Niger, au Nigéria et dans une moindre mesure en Sierra Leone. L’opposition à la pratique augmente – les données d’enquêtes montrent que plus de 50 pour cent des femmes au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Nigéria et au Sénégal soutiennent l’abandon de la pratique. Au contraire, au Mali, seulement 16 pour cent des femmes sont en faveur de l’abandon de la pratique.
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