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L’UNICEF organise une discussion de haut niveau sur les pratiques traditionnelles néfastes

© UNICEF Bénin/2013/R. David Gnahoui
Diene Keita, représentante du FNUAP, Albert Tévoédjrè, médiateur de la République et le Docteur Anne Vincent, représentante de l'UNICEF

Cotonou, Bénin, 11 juin 2013 - En prélude à la célébration de la Journée de l’enfant africain, l’UNICEF a organisé le 11 juin, un échange sur le thème : « Pratiques socio-culturelles préjudiciables à la santé et au développement des filles et des garçons au Bénin ».

Infanticide rituel, enfants dits sorciers, mariage forcé et précoce, mutilations génitales féminines, rites d’initiation, enfants « vidomégon », telles sont les pratiques sur lesquelles les participants ont été informés.

D’entrée de jeu, la projection du film « L’Univers de l’infanticide des enfants dits sorciers », réalisé par Franciscains Bénin a décrit la réalité vécue par les enfants dits sorciers. Ceux-ci doivent être systématiquement éliminés dès lors qu’ils présentent certains signes codifiés par la société. Entre autres, naître par le siège, présenter le pied à la naissance, pousser les premières dents par la mâchoire supérieure ou voir le jour par césarienne.

Le panel constitué de quatre experts a débattu des enfants dits sorciers dont les droits à la vie et au développement sont indiscutablement bafoués. Pour Albert Tévoédjrè, médiateur de la République, « nous avons une richesse, l’enfant que nous sacrifions pour nos intérêts égoïstes ». Et d’ajouter : « Il est temps d’initier un dialogue inter religieux qui inclut les causes communes, notamment l’enfant et la famille ».

Mme Diène Keita, représentante du FNUAP a mis l’accent sur les mariages précoces, l’excision, et autres mutilations génitales féminines pratiques qui affectent les filles. Elle a évoqué les conséquences néfastes dont les 12 000 fistules enregistrées au Bénin. Elle a fustigé « l’irrespect des droits fondamentaux qui est une cause profonde de la vulnérabilité des filles ».

Marie Gisèle Zinkpè, magistrate a rappelé le dispositif juridique existant au Bénin. Mais, comme le souligne Dr Anne Vincent, représentante de l’UNICEF, « le problème de l’impunité demeure un frein à la réalisation des droits de l’enfant ».

Parmi les solutions préconisées, on note : l’éducation, le changement de mentalités, la fin des silences coupables, la répression des auteurs des pratiques décriées, le dialogue interreligieux, la collaboration avec les médias, la société civile, les ONG, les chefs religieux et traditionnels ainsi que l’éducation des familles et des acteurs de la chaîne de protection de l’enfant.

La rencontre a réuni des représentants de l’USAID, de l’Ambassade de France, des ministères sectoriels, des organisations non gouvernementales engagées dans la protection de l’enfant.  

 

 

 

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